David Cameron devient premier ministre d'un gouvernement britannique de coalition

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Gordon Brown a officiellement démissionné mardi soir, laissant la place à une coalition entre conservateurs et libéraux-démocrates. David Cameron est premier ministre, Nick Clegg est vice-premier ministre.

David Cameron est enfin premier ministre. Après cinq jours de négociations politiques tendues, le leader des conservateurs est devenu mardi soir, à 43 ans, le plus jeune leader britannique depuis 1812.
 

Autre fait historique, il s'agira d'un gouvernement de coalition, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale. La Grande-Bretagne va être dirigée par un accord entre les libéraux-démocrates et les conservateurs. David Cameron n'a laissé aucun doute lors de son premier discours sur le perron de Downing Street mardi soir : « j'ai l'intention de former une coalition pleine, pour avoir un gouvernement fort et stable. (...) Nick Clegg (leader des libéraux-démocrates) et moi sommes des leaders politiques qui veulent mettre de côté les différences partisanes et travailler pour le bien commun. » La coalition entre conservateurs et libéraux-démocrates permet d'apporter une majorité solide à la chambre des communes, avec 363 députés (306 conservateurs, 57 lib-dems), la majorité étant à 326.
 

Nick Clegg, le leader des libéraux-démocrates, va devenir vice-premier ministre. Il sera rejoint au conseil des ministres par quatre autres ministres lib-dems, dont les noms et les postes restent à confirmer. Plusieurs secrétaires d'Etat du parti centriste seront aussi au gouvernement.
Du côté des conservateurs, le nom du chancelier de l'Echiquier a été confirmé. Il s'agira sans surprise de George Osborne, qui était en charge de la politique économique du parti. C'est à lui, âgé de 38 ans, que reviendra la très difficile tâche de réduire le déficit, actuellement de 12% du PIB. Par ailleurs, William Hague sera ministre des affaires étrangères : connu pour être très eurosceptique, ce ténor des conservateurs est aussi un ancien leader du parti.
 

Dans le reste de son discours d'introduction, avec sa femme Samantha, enceinte de cinq mois, à ses côtés, David Cameron a expliqué son objectif. En commençant par abaisser son rôle : « il faut être honnête sur ce qu'un gouvernement peut faire. Un vrai changement n'est pas ce qu'un gouvernement peut faire tout seul. » Il en appelle à la société britannique, pour être active : « il faut se demander non pas ce qu'on vous doit, mais ce que vous pouvez donner. »
 

Une heure avant l'arrivée de David Cameron, Gordon Brown avait annoncé sa démission. A défaut d'avoir réussi ses trois années à la tête de la Grande-Bretagne, l'ex-premier ministre aura réussi sa sortie. Dans la soirée, il s'est rendu sur le perron de Downing Street pour l'un des discours les plus émouvants qu'il ait jamais donné.

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Commentaires
a écrit le 12/05/2010 à 13:33 :
Bravo les anglais , ils savent ce qu'est le fair-play , quelle leçon pour nous qui ne cessons de nous déchirer et sommes englués dans nos idéologies politiques sans pouvoir ou vouloir faire l'effort de voir avant tout le bien du pays plutôt que la prochaine échéance électorale . Encore beaucoup de chemin à parcourir par notre pauvre France

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