La réduction du déficit, priorité du nouveau gouvernement britannique

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La réduction du déficit public et la poursuite de mesures pour assurer la reprise économique sont "le problème le plus urgent" que doit régler le Royaume-Uni, a confirmé le nouveau gouvernement britannique dans son accord de coalition.

David Cameron et Nick Clegg n'ont pas perdu de temps. Dans un document de sept pages publié ce mercredi, l'alliance entre les Conservateurs et les Libéraux-démocrates indique qu'elle va s'atteler "à une réduction significativement accélérée" du déficit structurel du pays sur les prochaines années, et qu'elle compte plutôt procéder par le biais de "baisses de dépenses que par des hausses d'impôt".

Elle veut mettre fin à la hausse des cotisations sociales voulue par le parti travailliste et indique "que des baisses de dépenses modestes, de l'ordre de 6 milliards de livres (7 milliards d'euros) sont possibles" sur l'année fiscale en cours qui s'achèvera en mars 2011. Les projets de réduction du déficit seront présentés lors d'un "budget d'urgence" qui se tiendra dans les cinquante jours, soit d'ici au 20 juin.

Les partenaires se sont par ailleurs engagés à ce que le Royaume-Uni n'adopte pas l'euro, et ne prenne pas de mesures en vue de l'adopter, durant toute la durée de la législature.

En matière de régulation bancaire, la coalition s'est engagée à mettre en place une taxe spécifique sur les banques (une mesure qui figurait déjà au programme des Tories), dont les détails restent toutefois à fixer. Le gouvernement va par ailleurs instituer une commission qui sera chargée "d'étudier la question complexe de la séparation des banques de détail et des banques d'investissement", selon l'accord de coalition qui reprend ainsi une proposition des libéraux-démocrates.

L'accord prévoit également une mesure qui devrait décevoir certaines entreprises, l'annulation, pour des raisons environnementales, du projet de construction d'une troisième piste à l'aéroport de Londres-Heathrow, le plus actif du monde en terme de trafic international. Cette suppression figurait dans les programmes conservateur et libéral-démocrate.


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