L'Allemagne généralise l'interdiction des ventes à découvert à nu
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L'Allemagne va bien étendre son interdiction des ventes à découvert à nu à l'ensemble des valeurs cotées sur son territoire. Quinze jours après les avoir interdit partiellement, ce qui lui a valu de nombreuses critiques, le gouvernement allemand a adopté ce mercredi un projet de loi visant à lutter contre la spéculation, qu'il considère comme responsable de l'intensification de la crise de la dette dans la zone euro.
Berlin ne s'oppose à la vente à découvert classique qui consiste à emprunter des titres et à les revendre dans l'espoir de les racheter à terme moins cher. Le gouvernement s'oppose uniquement à la vente "à nu" qui consiste à vendre des titres que l'on n'a même pas empruntés en pariant sur leur baisse. L'actuelle interdiction se prolongera jusqu'au 31 mars 2011. Elle concerne les établissement suivants: Allianz , Deutsche Bank, Commerzbank, Deutsche Postbank, Munich Re, Hannover Rück, Deutsche Börse, Generali Deutschland, Aareal Bank et MLP .
Sont également concernés les emprunts d'Etat de la zone euro et les CDS (credit default swaps) adossés à ces obligations, a précisé le porte-parole. Cette annonce a provoqué une hausse des contrats sur indices sur les Bunds allemands qui ont avancé de 80 points de base. Cette décision avait été prise au vu de l'extraordinaire volatilité du prix des obligations d'Etat dans la zone euro, ont précisé les autorités.
Le texte, qui doit maintenant être examiné par le parlement allemand, prévoit également l'interdiction d'acheter des CDS liés aux obligations d'Etat dans un but spéculatif. Leur achat sera autorisé quand l'acheteur détient l'actif sous-jacent, en l'occurrence l'emprunt d'Etat.
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En revanche, le gouvernement allemand n'a pas retenu l'interdiction pure et simple des dérivés en euros, selon la copie du projet de loi obtenue par Reuters. A la place, le ministère des Finances sera autorisé à interdire les dérivés libellés en euros par décret si cela doit permettre d'éviter toute perturbation grave de la stabilité des marchés financiers et de la confiance envers leurs capacités opérationnelles. Un temps évoqué, cette mesure s'est heurtée à une vive résistance
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