Dubaï et Abou Dabi plombés par l'explosion de la bulle immobilière
X.H.
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Abou Dabi et Dubaï n?en finissent pas de payer les excès immobiliers de la première moitié de la décennie. « Vingt mois seront encore nécessaires pour purger les excès de l?offre de mètres carrés », estime Mohamed Alabbar, président de Emaar Properties, le principal promoteur immobilier de l?émirat de Dubaï. L?explosion de la bulle immobilière est donc loin d?être achevée malgré une chute de 50% des prix.
Abou Dabi n?est pas épargné. Le richissime émirat, qui avait dû voler au secours de Dubaï il y a un peu moins d?un an, est également confronté à des difficultés. Le principal promoteur immobilier du pays, Aldar Properties, a besoin de 2,7 milliards de dollars d?ici 2011 pour assurer sa « survie », selon les économistes de Bank of America Merrill Lynch (BofA).
Si Abou Dabi n?a pas été pris de la même folie que son voisin, le richissime émirat a multiplié les programmes immobiliers. Les prix ont déjà cédé 30% depuis leur sommet atteint au milieu de l?année 2008. BofA se montre sceptique sur les conditions de soutien financier accordé par l?Etat à Aldar.
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Mais Abou Dhabi, assis sur 9% des réserves de pétrole au monde, dispose d?une surface financière sans comparaison avec son voisin. Le puissant émirat a inauguré jeudi le plus grand parc à thème couvert du monde sur l'île de Yas. Le parc d'attractions, développé par Aldar, s'étend sur 86.000 mètres carrés. Le clou du parc est la Formula Rossa, un simulateur de pilotage d'une voiture de course allant à 240 kilomètres par heure.
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