Dubai World entretient le flou autour de sa dette

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le conglomérat public Dubai World n'a pas demandé de moratoire sur sa dette de 22 milliards de dollars (15,3 milliards d'euros) lors d'une réunion avec ses créanciers lundi, laissant ainsi dans le flou les investisseurs et pesant sur les valeurs bancaires de la région.

Dubai World, qui cherche à restructurer 22 milliards de dollars de dette (15,3 milliards d'euros), a déclaré à des créanciers que sa dette totale s'élevait à 40 milliards de dollars et il présentera une demande de moratoire mi-janvier, a déclaré une source bancaire lundi.

 

Le conglomérat public, qui veut aussi restructurer les créances de ses principales entreprises de promotion immobilière Nakheel et Limitless World, a décrit l'état de ses finances à des créanciers.

"Ils souhaitent faire une demande de moratoire pour mi-janvier, aux fins d'officialisation fin janvier", a déclaré la source bancaire, qui a assisté à la présentation aux créanciers. "C'est la première fois qu'ils donnent des chiffres", a précisé la source.

Dubai World a déclaré dans le cadre d'une présentation aux créanciers que la dette de Nakheel s'élevait à environ neuf milliards de dollars.

Le conglomérat, qui a fait trembler les marchés financiers en annonçant le 25 novembre son intention de demander un moratoire sur sa dette, a rencontré près de 90 de ses créanciers.

 

Un porte-parole a souligné que l'objet de la réunion de ce lundi était de passer en revue les moyens d'aller de l'avant, ajoutant que les créanciers du conglomérat devaient nommer un comité pour discuter des options.

Bien que la réunion est débutée à la fin de la séance des Bourses des Emirats arabes unis (EAU), Emirates NBD et Abu Dhabi Commercial Bank , des établissements fortement exposés à la dette de Dubai World, ont tout de même clôturé en baisse de 4,8%.

Dimanche, le journal National Daily a écrit en citant des sources anonymes que le conglomérat pourrait rembourser complètement ses créanciers. Cette option apparait toutefois comme la moins probable des solutions envisageables, et les banquiers s'attendent à ce que Dubai World propose de rallonger la maturité de sa dette d'au moins une année, voire davantage.

Avant la réunion de Dubai World et de ses créanciers, le ministre de l'Economie des EAU, le Sultan ben Saïd al Mansouri, avait annoncé lundi que l'émirat de Dubaï, qui a des échéances bancaires à honorer en 2010, pourrait recevoir une aide supplémentaire soit de la part du gouvernement fédéral des Emirats arabes unis soit de l'émirat d'Abou Dhabi.

Abou Dhabi a déjà prêté à Dubaï dix milliards de dollars la semaine dernière, dont 4,1 milliards de dollars destinés au promoteur immobilier Nakheel pour qu'il rembourse des obligations islamiques (sukuks).

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