Pour réduire son déficit, la Grèce durcit son plan de rigueur...et revend des Airbus

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Le gouvernement va accélérer son programme de privatisations, notamment dans les entreprises publiques d'armement, les secteurs ferroviaire et minier, et même vendre quatre Airbus A340 au premier trimestre 2011.

La Grèce s'est engagée jeudi à prendre de nouvelles mesures afin de ramener son déficit budgétaire à 7,4% de son produit intérieur brut (PIB) l'an prochain pour satisfaire aux modalités de l'aide de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI). Le déficit grec devrait diminuer de 5,1 milliards d'euros l'année prochaine par rapport à celui de 2010, selon le projet définitif de budget présenté au parlement, soit davantage que les 2,2 milliards d'euros d'économies envisagées dans le projet initial publié le mois dernier.

Les ministres des Finances de la zone euro ont demandé mardi à Athènes de réduire encore ses dépenses afin d'atteindre les objectifs fixés dans le cadre du programme d'aide internationale de 110 milliards d'euros. "Pour atteindre les objectifs budgétaires de 2011, nous devons faires des efforts budgétaires supplémentaires, reposant sur la rationalisation des dépenses publiques et des réformes structurelles", a déclaré devant le parlement le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou en préambule à la présentation du projet de budget.

Il a déclaré par ailleurs qu'Athènes comptait revenir sur le marché obligataire l'an prochain comme prévu. "Nous nous en tenons à notre objectif de solliciter le marché en 2011", a-t-il en conférence de presse. "Plus vite nous reviendrons sur les marchés, plus vite nous renouerons avec la croissance", a-t-il ajouté.

La Grèce ne devrait pas atteindre ses objectifs budgétaires cette année, les mesures d'austérité prises par le gouvernement affectant davantage que prévu les recettes fiscales du pays, alors que la révision lundi des chiffres du déficit de l'an dernier a montré que les finances grecques étaient dans un état encore pire que prévu.

Le projet de budget prévoit notamment d'étendre à de nouveaux produits et services les hausses de TVA imposées ces derniers mois, avec des hausses de 11% à 13% et de 5,5% à 6,5%. L'inflation qui a bondi à 5,2% en octobre, doit être ramenée à 2,2%.

Mais pour relancer l'économie notament via l'une des spécialités grecques, le tourisme, les services hôteliers bénéficieront d'une TVA ramenée de 11% à 6,5%. Le montant des investissements publics est, lui, maintenu à son niveau de 2010, soit 8,5 milliards d'euros.

Le gouvernement va enfin accélérer son programme de privatisations, notamment dans les entreprises publiques d'armement, les secteurs ferroviaire et minier, et même vendre quatre Airbus A340 au premier trimestre 2011.

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