Augmentation du fonds d'aide européen : les Etats-Unis prêts à participer via le FMI

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A Washington, le porte-parole de la Maison blanche a déclaré que la crise européenne était un sujet d'inquiétude pour les Etats-Unis ainsi que pour l'économie mondiale dans son ensemble.

Les Etats-Unis seraient prêts à soutenir le gonflement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) en augmentant leur participation dans le financement du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré mercredi à Reuters un responsable américain.

"Beaucoup de monde parle de cela. Je pense que la Commission européenne en a parlé", a-t-il dit, sous le sceau de l'anonymat, en référence à une possible augmentation des fonds du FESF, actuellement doté, si on ajoute la contribution du FMI, de 750 milliards d'euros.

"La balle est dans le camp des Européens. Nous apporterons très certainement notre soutien via le FMI dans ces conditions."

"Il y a de toute évidence des marchés dans un état difficile. En mai c'était la Grèce. C'est (maintenant) l'Irlande et le Portugal. S'il y avait une contagion, ce serait un problème pour l'ensemble de l'économie mondiale."

A Washington, le porte-parole de la Maison blanche a déclaré que la crise européenne était un sujet d'inquiétude pour les Etats-Unis ainsi que pour l'économie mondiale dans son ensemble, ajoutant que Washington suivrait de près l'évolution de la situation.

Un porte-parole du Trésor a pour sa part déclaré qu'il n'y avait pas de discussions en cours au sujet d'une augmentation de la part de Washington au FMI.

Si les Etats-Unis restent réticents à l'idée de dicter à l'Europe la façon dont elle doit se sortir de la crise actuelle, l'inquiétude est de plus en plus grande outre-Atlantique de voir la situation affecter sensiblement l'économie mondiale.

Une responsable du Trésor, Lael Brainard, sous-secrétaire aux Affaires internationales, a été dépêchée en Europe pour évoquer la situation. Après s'être rendue à Madrid mercredi, elle sera de passage à Berlin jeudi puis à Paris vendredi pour évoquer les ramifications de la crise de la dette dans la zone euro.

Après un début de semaine très agité sur les marchés, avec une chute des Bourses et de l'euro et une envolée des rendements des obligations émises par les pays dits "périphériques, l'accalmie a prévalu mercredi, dans l'anticipation d'une poursuite par la Banque centrale européenne (BCE) de son programme de stabilisation pour contenir la crise.

Le FESF, créé début juin dans la foulée de la crise grecque, dispose d'une capacité d'intervention de 440 milliards d'euros. Il agira en complément d'une facilité communautaire de 60 milliards d'euros et pourra être complété par des lignes de crédit du FMI pour un montant de 250 milliards d'euros, soit un total de 750 milliards.

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Commentaires
a écrit le 17/01/2011 à 13:32 :
Les USA, deuxième Etat le plus endetté du monde après le Japon veut prêter aux Etats européens. On croît rêver ! Mais cette situation reflète bien les prévisions économiques de Maurice Allais, prix Nobel d'économie qui parlaient de montages financiers de dettes qui finiront par s'écrouler ! Au secours, ils sont tous devenus fous !
a écrit le 02/12/2010 à 10:18 :
Les USA s'inquiètent à cause de la situation financière de l'Europe.
Et réciproquement. Leur budget prévoit d'atteindre un ratio endettement / PIB de 100% dans les prochaines années. Soit plus que l'Espagne ou la France par exemple.
a écrit le 01/12/2010 à 23:30 :
Alors, ils vont nous aider comment ? En imprimant des dollars ? Pas besoin d'eux, le confetti est d'origine italienne, ainsi que la mafia. Pour l'impression de confettis, on fera nous-mêmes, pour la mafia, qu'elle continue à s'implanter chez eux :-)

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