Crise de la zone euro : les Allemands "n'accepteront pas tout", prévient Berlin

Tout en n'excluant pas la possibilité qu'un membre de la zone puisse faire défaut, le ministre allemand de l'Economie souligne que les futurs plans d'aide ne sauraient être mis en oeuvre "contre la volonté de l'Allemagne".
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Alors que de plus en plus d'Allemands estiment que leur pays est devenu le "trésorier" de ses partenaires en difficulté, le ministre de l'Economie, Rainer Brüderle a tenu ce mercredi des propos fermes à propos de l'aide financière de son pays. "Nos contribuables n'accepteront pas tout." a-t-il déclaré.

Tout en n'excluant pas la possibilité qu'un membre de la zone puisse théoriquement faire défaut, Rainer Brüderle souligne que les futurs plans d'aide requerront l'unanimité et ne sauraient être mis en oeuvre "contre la volonté de l'Allemagne".

Rainer Brüderle a également insisté sur le fait que les instruments de soutien aux économies de la zone euro pénalisées par leur dette "ne devaient pas devenir des mécanismes de transfert permanents" mais devraient simplement permettre de gagner du temps pour régler les problèmes économiques.

Le ministre a par ailleurs souligné que sans une coopération étroite entre la France et l'Allemagne, qui ont imposé à leurs partenaires certaines de leurs idées sur les modalités des futures mesures contre la crise de la zone, "peu de choses auraient été réglées" en Europe.

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Commentaires 4
à écrit le 02/12/2010 à 14:09
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Il faut un interlocuteur français plus volontariste vis à vis de l'Allemagne quitte à perdre une once de souveraineté pour mieux la regagner ensuite, mais à deux.

à écrit le 02/12/2010 à 7:00
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Les Allemands ne sont pas les plus vertueux mais ils ont l'économie la plus forte, ce qui assure des revenus suffisant à l'état. En fait si on tient compte des revenus de chaque état il est difficile de comprendre la dette de l'Allemagne. Il est faci...

à écrit le 01/12/2010 à 17:25
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Il semble qu'il y a de quoi devenir perplexe, tout de même ?

à écrit le 01/12/2010 à 15:55
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Merci aux Allemands ! en plus ils ont la politesse de considérer Sarkosy, Christine Lagarde comme leur égal.

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