Le compromis fiscal d'Obama passe une première étape au Sénat
Jérôme Marin, à New York

Bill Clinton et Barack Obama
(c) Reuters
Jérôme Marin, à New York

Bill Clinton et Barack Obama
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Première étape franchie pour le compromis fiscal de Barack Obama. Le Sénat américain a adopté ce lundi soir la clôture des débats sur ce texte décrié par une partie des démocrates. Le vote définitif devrait avoir lieu ce mardi. L'issue devrait être positive pour le président américain, qui s'est s'exprimé dans la soirée pour tenter, une nouvelle fois, de mobiliser son camp. En revanche, le sort de ce projet à la Chambre des représentants est plus incertain alors que de nombreux démocrates ont exprimé leur opposition.
"Je suis heureux d'annoncer qu'au moment où je vous parle, le Sénat est en train de voter en faveur d'un ensemble d'allégements fiscaux qui bénéficient d'un solide soutien des deux partis", a déclaré le président américain lors d'une courte allocution à la Maison Blanche. "Cela prouve que les deux partis peuvent oeuvrer ensemble à faire croître notre économie et à prendre soin des Américains", a-t-il poursuivi. "Donc, j'exhorte la Chambre des représentants à agir rapidement sur ce dossier important".
La principale mesure du compromis entre Barack Obama et les républicains concerne l'extension pour deux ans des tous les avantages fiscaux accordés sous la présidence de George Bush, qui arrivaient à leur terme en fin d'année. Les républicains ont tout fait pour que les ménages les plus aisés, gagnant plus de 250.000 dollars par an, conservent ces déductions, insistant notamment sur l'impact négatif qu'aurait eu une décision inverse sur la croissance. Dans un premier temps opposé à poursuivre cette politique, dans un contexte de déficit budgétaire galopant, Barack Obama a dû céder du terrain. Le président américain souhaitait au contraire concentrer l'effort fiscal sur les classes moyennes.
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En contrepartie, les démocrates ont obtenu la prolongation pour 13 mois des mesures d'urgence allongeant la durée des indemnisations chômage de 26 à 99 semaines, alors que plus de 40% des 15,1 millions de chômeurs - estimation officielle qui ne prend pas en compte les salariés subissant un temps partiel forcé et les sans-emplois découragés qui ont cessé leurs recherches- sont sans emploi depuis plus de 6 mois (26 semaines). Le 1er décembre, 800.000 chômeurs se sont ainsi retrouvés sans aucune allocation. Et ils auraient pu être 2 millions avant la fin de l'année.
Jérôme Marin, à New York
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