L'Italie et l'Espagne réussissent à leur tour leur rentrée sur les marchés obligataires

 |   |  295  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Madrid et Rome ont respectivement placé 3 et 6 milliards d'euros de dette à long terme ce lundi. Mercredi, le Portugal a émis avec succès 1,25 milliard d'euros de dette.

Après le Portugal ce mercredi, l'Espagne et l'Italie ont réussi leur rentrée sur les marchés obligataires en réalisant ce jeudi leur première émission de dette à long terme de 2011. Madrid a émis 3 milliards d'euros d'obligations arrivant à maturité en avril 2016 à un taux de 4,54%, sans surprise en nette hausse par rapport aux 3,57% concédés lors de la dernière adjudication du 4 novembre. Avec plus de 6,3 milliards d'euros demande, l'opération a cependant enregistré un ratio de couverture de 2,1 en nette augmentation par rapport à celui de 1,6 observé en novembre. Surtout, le Trésor espagnol a réussi à émettre sa dette à un taux inférieur aux 4,63% en vigueur sur le marché secondaire au moment de l'opération.

L'Italie a de son côté émis 6 milliards d'euros via deux placements de 3 milliards d'obligations arrivant à maturité en 2015 et 2026 à des taux en légère hausse. Sur la ligne d'échéance novembre 2015, le taux de financement de Rome a augmenté à 3,67%, contre 3,24% lors de la dernière opération du 12 novembre, tandis que le ratio de couverture est resté stable à 1,4. La ligne d'échéance mars 2026 a elle été adjugée à un taux de 5,06%, contre 4,81% en novembre, le ratio de couverture augmentant légèrement de 1,3 à 1,4.

La détente des taux se poursuit sur la dette "périphérique"

Ces opérations ont permis aux marchés obligataires "périphériques" de poursuivre leur rebond, entamé ce lundi. Evoluant en sens inverse des prix, les taux à 10 italien et espagnol baissaient de 7 points de base en début d'après-midi, à respectivement 4,71% et 5,37%, tandis que le taux allemand de 2 points, à 3,03%. Les taux grec et irlandais se détendaient de 5 et 3 points, à 11,17% et 8,32%. Signe la spéculation sur une aide imminente à Lisbonne s'estompait, le taux portugais chutait de 9 points, à 6,69%.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/01/2011 à 14:44 :
Étonnant quand même que pour un emprunt en Euro on obtienne 5,6% parce-que espagnol, alors que pour le même emprunt Allemand on obtiendrait seulement la moitié. Les froussards qui achètent allemand vont y perdre, parce-que les intérêts sur l'emprunt allemand sont en dessous de l'inflation réelle et surtout de l'inflation à venir.
Bonne affaire pour les Allemands qui font un bénéfice même sur leurs dettes. Je pense que c'est pour ça que Mme Merkel parle sans cesse d'une participation des créanciers pour résoudre le problème du sur-endettement, cela lui permet de placer les emprunts à un taux ridicule puisque, contrairement aux autres, soit disant surs. Bien joué, selon la règle du chacun pour soi et Dieu pour tous. Alors que si l'Espagne ou l'Italie ne remboursent pas, l'Europe et l'Euro c'est fini de toute façon, que ce soit l'Euro allemand ou espagnol.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :