La note de la dette irlandaise à nouveau dégradée par Standard and Poor's

 |   |  254  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Standard & Poor's a abaissé d'un cran la note à long terme de l'Irlande, à A-. Mais le marché reste de marbre.

Les marchés se seraient-ils habitués ? En fin de matinée ce mercredi, l?agence de notation Standard & Poor?s a annoncé sa décision de dégrader la notation de la dette à long terme de l?Irlande, de A à A-. La note court terme a également été abaissée, de A1 à A2. Mais la nouvelle n?a pas eu l?air de braquer les intervenants sur le marché obligataire. En nette détente, de 22 points de base à 8,80%, le taux à 10 ans irlandais a maintenu son avancée.

Standard & Poor?s a motivé sa décision par la révision de son évaluation s?agissant du risque présenté par le secteur bancaire irlandais. L?agence souligne en effet les incertitudes entourant l?ampleur des besoins en capitaux des banques. "Nous estimons l?endettement extérieur des groupes bancaires nationaux à plus de 170% du PIB, les banques irlandaises dépendent actuellement quasi totalement de la BCE pour le refinancement de leur dette arrivée à maturité", soulignent les analystes de l?agence. "Si jamais le marché du travail venait à se dégrader davantage, une hausse des défauts de remboursements sur les crédits immobiliers pourraient conduire à des exigences en capitaux supérieures à ce que nous avons pris en compte pour le moment".

De fait, Standard & Poor?s a maintenu la note de l?Irlande sous surveillance avec implication négative, un statut qui pourrait prendre fin en avril prochain, mais précise que le pays devrait rester dans la catégorie Investissement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/02/2011 à 17:59 :
On en arrive à souhaiter que les pays endettes ne remboursent pas leurs dettes, cela ferait sauter quelques banques trop avides, mais cela remettrait les pendules à l'heure aussi.
a écrit le 08/02/2011 à 16:05 :
Message à Mme Merkel; Vous êtes à l?origine du problème, les banques qui sauteront en premier ce sont les vôtres, il serait urgent que vous trouviez une solution comme de continuer à financer le reste de l?Europe et à déréglementer à toute allure les secteurs ou vous n?étes pas concurrentiels pour nous permettre de vous vendre quelque chose. Etre créditeur, ne vous donne aucun droit spécial tant vous avez été nuls dans la distribution des crédits
Réponse de le 08/02/2011 à 17:56 :
En attendant, grace à son excedent commercial, l'Allemagne exoprte son chômage.
On s'en passerait bien, mais alors il faudrait acheter Peugeot et non Mercedes.
a écrit le 02/02/2011 à 18:28 :
Le marché reste de marbre ? Quel marché ? Celui de la BCE qui rachète de la dette à tour de bras pour masquer l'hécatombe ou la Chine qui achète l'Europe, cette belle Europe qui devait tous nous apporter la prospérité ? Quel théâtre de guignols !
a écrit le 02/02/2011 à 17:11 :
l'Irlande aurait dû faire comme l'Islande, elle serait aussi bien aujourd'hui.
Car on parle de l'Irlande, mais pas de l'Islande pourtant, moins d'un an après leur "catastrophe effroyable", ils ont déjà repris un cycle de croissance et personne n'est mort. Sauf les banques qui avaient abusé.
C'est pas politically correct d'en parler?

Réponse de le 03/02/2011 à 0:54 :
Ce n'est pas politically incorrect de critiquer les banquiers au contaire tout le monde le fait et les banquiers ne s'en offusquent pas le moins du monde, ce qui n'est pas politically correct, c'est d'essayer de les empecher de continuer comme avant, la ils deviennent feroces et personne ne s'y risquent.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :