Axel Weber confirme qu'il n'est pas candidat à la tête de la BCE
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" Ma décision est de ne pas briguer" la direction de la Banque centrale européenne présidence. Dans une interview accordée à l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel" et diffusé samedi, le président de la Bundesbank Axel Weber explique qu'étant donné les opinions minoritaires qu'il a émises ces derniers mois sur des questions cruciales, la crédibilité de la présidence de la BCE aurait souffert de son éventuelle nomination. "Ces positions n'auraient peut-être pas été toujours salutaires pour mon approbation par certains gouvernements", dit-il en faisant notamment allusion aux critiques qu'il a émises en mai dernier lorsque la BCE a décidé d'acheter des emprunts d'Etat pour tenter de sortir la zone euro de la crise de l'endettement. Ses propos, publiquement rejetés par l'actuel président de la BCE, Jean-Claude Trichet, auguraient mal de sa candidature alors que l'Europe commençait à débattre de la succession du Français, dont le mandat arrive à expiration en octobre prochain.
Depuis le mois de mai
"Je sais par conséquent depuis le mois de mai que ma candidature potentielle était atteinte. Ma décision de ne pas briguer cette fonction importante a mûri tout au long de cette période", poursuit-il dans le "Spiegel". Il ajoute en avoir informé le gouvernement allemand, d'abord par des signaux discrets à l'automne puis lors d'une rencontre avec la chancelière Angela Merkel le mois dernier.
A 53 ans, Axel Weber est considéré comme un "faucon" de la lutte contre l'inflation. Il était considéré comme l'un des favoris pour la succession de Jean-Claude Trichet. Dans le "Spiegel", Axel Weber prend le soin d'afficher l'unité de vues des membres de la BCE "sur la plupart des questions" et dément toute dissension fondamentale au sein de l'institution monétaire européenne. "La BCE, dit-il, est le rempart de la stabilité en Europe. Cette jeune institution a fait ses preuves de manière impressionnante durant la crise récente. Son président est doté d'un rôle spécial. Cependant, s'il occupe une position minoritaire sur des questions importantes, la crédibilité de sa fonction en souffre".
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Quant à sa propre succession à la tête de la "Buba", dont il démissionnera en avril un an avant le terme de son mandat, il recommande la candidature de Jens Weidmann, conseiller économique de la chancelière. "Il nous faut adresser un signal de rajeunissement", dit-il en insistant sur l'âge de Weidmann, 42 ans. Il est "un excellent économiste. En dépit de sa jeunesse, il a beaucoup d'expérience et est un grand professionnel".
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