Démenti sur une légère restructuration inévitable admise par la Grèce

La Commission européenne dément ce mardi l'information du journal grec Eleftherotypia, selon laquelle Athènes aurait admis qu'une légère restructuration était nécessaire. Lundi, le banquier central grec George Provopoulos avait déjà rassuré les marchés en déclarant que la restructuration de la dette publique n'est ni souhaitable ni utile.
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La Commission européenne dément ce mardi que la restructuration de la dette grecque soit inévitable. La Commission a réagi à l'information publiée par le journal grec Eleftherotypia. Ce dernier rapporte ce mardi, que la Grèce aurait admis qu'une légère restructuration de sa dette est inévitable. "Le gouvernement grec a réalisé qu'il n'y avait pas d'autre solution et a accepté une légère restructuration", a écrit Eleftherotypia citant un responsable de la Commission qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

Déjà, le patron de la banque centrale grec a opposé lundi un ferme démenti aux rumeurs de restructuration de la dette publique de son pays. Pour George Provopoulos, une telle décision affecterait les banques et les actifs des fonds de pension, fermerait l'accès aux marchés de capitaux et elle n'est donc pas souhaitable.  "La Banque de Grèce a expliqué clairement depuis octobre dernier qu'une telle option n'est ni nécessaire, ni souhaitable", a dit George Provopoulos dans un rapport adressé aux actionnaires.

Une source du ministère des Finances a également démenti les informations du journal Eleftherotypia qui croyait savoir que la Grèc e avait demandé une restructuration de sa dette à l'Union européenne et au FMI lors du dernier Ecofin, organisé en Hongrie. "C'est faux. Le ministre a clos le sujet hier", a déclaré cette source qui a refusé d'être citée, faisant référence aux propos tenus par le ministre des Finances grec George Papaconstantinou pendant le week-end.

Pour Christine Lagarde, une restructuration de la dette des pays en difficulté aurait des effets catastrophiques

"La demande du gouvernement a été transmise par le ministre des Finances lors de la réunion informelle des ministres des Finances de l'Ecofin en Hongrie début avril", écrivait Eleftherotypia dans son édition de lundi. Selon ce quotidien, les discussions devaient débuter en juin.

Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner s'était également déclaré en faveur d'une restructuration poursuivait le journal. En revanche, la ministre française de l'Economie Christine Lagarde a jugé ce lundi sur LCI qu'une restructuration des dettes publiques grecque, irlandaise et portugaise aurait des effets catastrophiques.

En réaction à ces informations, les spreads des pays périphériques par rapport aux Bunds se sont creusés. Les credit default swaps (CDS) grecs à cinq ans ont progressé de 84 points de base (pdb) à 1.220 pdb, selon les données Markit. Le coût de la garantie d'une exposition de 10 millions d'euros à la dette grec que s'élève désormais à 1,22 million d'euros.

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