Les fonctionnaires britanniques sont en grève pour leur retraite

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Des centaines de milliers d'enseignants et de fonctionnaires britanniques sont en grève ce jeudi pour protester contre la réforme des retraites dans le secteur public, ce qui s'annonce comme le défi le plus important lancé jusqu'ici au programme d'austérité du gouvernement.

Grève générale des fonctionnaires britanniques ce jeudi contre la réforme des retraites. Des milliers d'établissements scolaires sont restés fermer faute de professeurs. Et les voyageurs doivent quant à eux s'attendre à des retards dans les ports et les aéroports, les services d'immigration se joignant au mouvement de protestation.

Les employés du secteur public de Grande-Bretagne sont déjà touchés par un gel des salaires et plus de 300.000 suppressions d'emplois, la coalition à dominante conservatrice s'étant donné pour objectif d'éliminer presque en totalité d'ici à 2015 un déficit budgétaire qui a dépassé 10% de PIB.

Pour certains syndicats, opposés à ce que leurs adhérents travaillent plus longtemps et cotisent davantage pour leurs vieux jours, la réforme des retraites est la goutte qui fait déborder le vase. Il est envisagé de porter l'âge légal de la retraite à 66 ans en 2020, contre 60 ans actuellement pour les femmes et 65 ans pour les hommes.

Le gouvernement et l'opposition travailliste ont tous deux condamné les grèves en les déclarant prématurées du fait que des pourparlers sont en cours entre syndicats et ministres.

Avant-goût

Mais les arrêts de travail de ce jeudi pourraient n'être qu'un avant-goût des événements à venir cette année si ces pourparlers ne permettent pas de combler le fossé entre les deux parties.

"Je comprends pourquoi ils appellent à la grève, mais je crois qu'ils feraient bien de s'éveiller aux réalités", déclare Phil Stanley, 47 ans, ingénieur à Bishop's Stortford, au nord de Londres. "On n'a pas augmenté mon salaire depuis trois ans, alors ils manquent un peu de réalisme."

Les grèves constituent un test pour la coalition qui est arrivée au pouvoir en mai 2010 avec pour priorité d'assainir les finances publiques. Le gouvernement a annoncé des réductions de dépenses totalisant 81 milliards de livres d'ici à 2015 et tout signe de recul sur les retraites serait mal perçu par les marchés financiers.

La première coalition au pouvoir en Grande-Bretagne depuis 65 ans a connu des semaines difficiles en faisant marche arrière sur des projets de réorganisation du système de santé publique (NHS) sous la pression du lobby médical et des libéraux démocrates, partenaires des conservateurs au gouvernement.

Le gouvernement a aussi renoncé à autoriser des détenus à puger des peines plus courtes à la suite d'un tollé médiatique. "Cela pourrait être le début d'une assez longue série de grèves", estime Alastair Newton, analyste politique au bureau d'études Nomura. "Je crois que le gouvernement est vraiment sous pression pour qu'il reste ferme, cela se verra dans la presse."

Les organisations syndicales britanniques ont en grande partie perdu leur puissance depuis les batailles remportées dans les années 1980 par le gouvernement de Margaret Thatcher contre les syndicats des mines ou du livre, épreuves qui ont transformé le monde du travail dans le pays.

Certains représentants de la droite du parti préconisent un durcissement législatif pour limiter les grèves. Les syndicats font valoir que les règles en vigueur sur ce plan sont déjà très restrictives.

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Commentaires
a écrit le 06/07/2011 à 11:17 :
Et attendez qu'on leur mette sous le nez la note des jeux Olympiques de 2012 (qu'on a eu la chance de ne pas avoir !!), on va rigoler !!
a écrit le 01/07/2011 à 8:10 :
Tous les mêmes ! L'intérêt public ne compte pas face aux intérêts privés. Tout est facile quand on pioche dans la poche du contribuable. On peut alors se permettre de dénier les réalités. Scandaleux !!!
a écrit le 30/06/2011 à 16:37 :
Le plan d'austérité britannique est causé par l'endettement de l'État qui a dû renflouer ses banques. Elles-mêmes, soumises à une réglementation trop légère, avaient effrénément prêté à des ménages qui se sont retrouvés insolvables. Globalement ces ménages, ballonnés par tant d'emprunts, avaient tellement consommé durant la dernière décennie qu'ils ont créé la fausse impression, réconfortée par un gouvernement complice, que l'économie britannique se portait bien. Maintenant ils en paient la note, y compris malheureusement ceux qui n'ont pas participé à ce jeu.
a écrit le 30/06/2011 à 14:54 :
C'est le libéralisme qui créa la forme légale permettant aux souhaits du peuple d'appartenir ou non à un certain État de pouvoir s'exprimer, à savoir le plébiscite. L'État auquel les habitants d'un territoire donné désirent être rattachés doit être choisi par une élection. Mais même si toutes les conditions économiques et politiques étaient remplies (celles par exemple concernant la politique nationale en matière d'éducation) afin d'éviter que le plébiscite ne soit une comédie, même s'il était possible de faire simplement voter les habitants de chaque communauté pour déterminer à quel État ils veulent se rattacher et de répéter de telles élections lorsque les circonstances évoluent, il resterait certainement des problèmes non résolus, sources potentielles de friction entre les diverses nationalités. Le fait de devoir appartenir à un État auquel on souhaite ne pas appartenir n'est pas moins pénible quand il résulte d'une élection que lorsqu'il est la conséquence d'une conquête militaire. Et cela est deux fois plus difficile pour un individu qui se trouve écarté de la majorité de ses concitoyens par des barrières linguistiques.

Appartenir à une minorité nationale signifie toujours être un citoyen de seconde zone. Les discussions politiques doivent naturellement toujours être menées à l'aide du langage parlé et écrit ? par des discours, des articles de journaux et des livres. Ces moyens d'explications et de débats politiques ne sont toutefois pas à la disposition des minorités linguistiques dans la même mesure qu'ils le sont à ceux dont la langue maternelle ? la langue parlée au quotidien ? est celle dans laquelle se déroulent les discussions. La pensée politique d'un peuple reflète après tout les idées de sa littérature politique. Exprimé sous la forme du droit écrit, le résultat de ses discussions politiques acquiert une importance directe pour le citoyen parlant une langue étrangère, car il doit respecter la loi tout en ayant l'impression d'être exclu d'une véritable participation à la formation de l'autorité législative ou en ayant au moins l'impression de ne pas être autorisé à coopérer autant que ceux dont la langue maternelle est celle de la majorité. Et lorsqu'il se présente devant un magistrat ou un fonctionnaire de l'administration pour engager des poursuites ou exprimer une requête, il se retrouve devant des hommes dont la pensée politique lui est étrangère, parce qu'elle s'est développée sous des influences idéologiques différentes.

En dehors de tout cela, le fait même que les membres de la minorité soient obligés, devant un tribunal ou face aux autorités administratives, de faire usage d'une langue qui leur est étrangère les handicape sérieusement de nombreuses manières. Lors d'un procès, il est extrêmement différent de pouvoir parler directement au juge ou d'être obligé d'avoir recours aux services d'un interprète. Le membre d'une minorité nationale sent à chaque instant qu'il vit au milieu d'étrangers et qu'il est, même si la lettre de la loi dit le contraire, un citoyen de seconde zone.

Tous ces inconvénients sont ressentis comme étant très oppressants, même dans un État pourvu d'une constitution libérale et dans lequel l'activité du gouvernement se réduit à la protection de la loi et de la prospérité des citoyens. Mais elle devient presque intolérable dans un État socialiste ou interventionniste. Si les autorités administratives ont le droit d'intervenir partout comme bon leur semble, si la latitude donnée aux juges et aux fonctionnaires pour établir leurs décisions est assez grande pour laisser place à des préjugés politiques, alors le membre d'une minorité nationale se trouve livré au jugement arbitraire et à l'oppression de la part des fonctionnaires publics de la majorité au pouvoir. Nous avons déjà parlé de ce qui se passe lorsque les écoles et l'Église ne sont pas non plus indépendantes, mais au contraire soumises à réglementation de la part du gouvernement.

C'est ici qu'il faut chercher les racines du nationalisme agressif que nous voyons aujourd'hui à l'oeuvre. Les tentatives pour faire remonter les antagonismes violents opposant les nations à des causes naturelles plutôt qu'à des causes politiques sont complètement erronées. Tous les symptômes de l'antipathie prétendument innée entre les peuples que l'on présente habituellement comme preuve se retrouvent également au sein de chaque nation. Le Bavarois déteste le Prussien, et le Prussien le Bavarois. La haine n'est pas moins tenace entre les divers groupes constituant la France ou la Pologne. Et pourtant, Allemands, Polonais et Français arrivent à vivre ensemble pacifiquement dans leur propre pays. L'importance politique de l'antipathie du Polonais à l'encontre de l'Allemand et de l'Allemand à l'encontre du Polonais provient de l'ambition de chacun de ces deux peuples d'obtenir le contrôle des zones frontalières séparant Allemands et Polonais, et ce afin de pouvoir opprimer l'autre nationalité. Si la haine entre les nations a produit un incendie dévastateur, c'est parce que certains veulent utiliser l'école pour écarter les enfants de la langue de leurs pères, veulent utiliser les tribunaux et les administrations, des mesures politiques et économiques, ainsi que l'expropriation pure et simple, pour persécuter ceux qui parlent une autre langue. Comme ils sont prêts à avoir recours à la violence pour créer des conditions favorables à l'avenir politique de leur propre nation, ils ont mis sur pied un système d'oppression dans les zones polyglottes, système qui menace la paix mondiale.

Tant que le programme libéral ne sera pas mené jusqu'au bout dans les régions comprenant plusieurs nationalités, la haine entre les membres des différentes nations deviendra de plus en plus forte et continuera à conduire vers de nouvelles guerres et rebellions.
a écrit le 30/06/2011 à 14:18 :
On aurait pu penser qu'après l'expérience de la [Première] Guerre mondiale, la nécessité d'une paix perpétuelle serait devenue une idée de plus en plus répandue. Cependant, on ne comprend toujours pas qu'une paix éternelle ne peut être obtenue qu'en mettant en oeuvre le programme libéral de manière générale et en le maintenant de manière constante et cohérente. On ne comprend pas que la [Première] Guerre mondiale ne fut que la conséquence naturelle et inéluctable des politiques antilibérales des dernières décennies.


Un slogan dépourvu de signification et de réflexion rend le capitalisme responsable des origines de la guerre. Le lien entre cette dernière et la politique protectionniste est évident et, très certainement en raison d'une ignorance crasse des faits, la politique des droits de douanes protecteurs est entièrement identifiée au capitalisme. Les gens oublient qu'il y a encore peu de temps les publications nationalistes étaient remplies de violentes diatribes à l'encontre du capital international (du « capital de la finance » et du « trust international de l'or ») parce ce qu'il est apatride, s'oppose aux tarifs protecteurs et parce qu'il est favorable à la paix et ennemi de la guerre. Il est tout aussi absurde de tenir l'industrie de l'armement pour responsable du déclenchement de la guerre. Cette industrie n'est née et n'a pris de l'importance que parce que les gouvernements et les peuples enclins à la guerre demandaient des armes. Il serait vraiment grotesque de supposer que les nations se sont tournées vers des politiques impérialistes pour aider les usines d'artillerie. L'industrie de l'armement, comme toutes les autres, est là pour répondre à une demande. Si les nations avaient préféré autre chose que des balles et des explosifs, les propriétaires d'usines auraient produit ces autres choses au lieu du matériel de guerre.


TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE 3

1. Les frontières de l'État
2. Le droit à l'autodétermination
3. Les fondements politiques de la paix
4. Le nationalisme
5. L'impérialisme
6. La politique coloniale
7. La libre concurrence
8. La liberté de circulation
9. Les États-Unis d'Europe
10. La Société des Nations
11. La Russie

On peut supposer que le désir de paix est aujourd'hui universel. Mais les peuples du monde ne comprennent pas clairement les conditions à remplir pour assurer cette paix.

Si la paix ne doit pas être perturbée, toute incitation à l'agression doit être éliminée. Il faut établir un ordre mondial dans lequel les nations et les groupes nationaux soient suffisamment satisfaits des conditions de vie pour ne pas se sentir obligés d'avoir recours à la solution du désespoir que représente la guerre. Le libéral n'espère pas supprimer la guerre par des prêches moralisateurs. Il essaie de créer les conditions sociales qui élimineront les causes de la guerre.

La première exigence à cet égard concerne la propriété privée. Si l'on respecte la propriété privée même en temps de guerre, si le vainqueur n'a pas le droit de s'approprier la propriété des personnes privées et que l'appropriation de la propriété publique n'est pas très importante parce que la propriété privée des moyens de production prévaut partout, alors un motif majeur d'entreprendre la guerre est déjà éliminé. Toutefois, ceci est loin de garantir la paix. Pour que le droit à l'autodétermination ne se réduise pas à une farce, les institutions politiques doivent faire en sorte que le transfert de souveraineté sur un territoire d'un gouvernement à un autre ait le moins d'importance possible et n'implique ni avantage ni inconvénient pour quiconque. Les gens ne comprennent pas ce que cela signifie. Il est donc nécessaire de clarifier ce point par quelques exemples.

Regardez une carte des groupes nationaux et linguistiques de l'Europe centrale ou de l'Europe de l'Est et notez le nombre de fois où, par exemple dans le Nord et l'Ouest de la Bohême, les frontières entre ces groupes sont traversées par des lignes de chemins de fer. Dans ce cas, en situation d'interventionnisme et d'étatisme, il n'existe aucune manière de faire coïncider les frontières de l'État et les frontières linguistiques. Il serait impossible de mettre en place un chemin de fer d'État tchèque sur le sol de l'État allemand, et il serait encore moins possible de faire fonctionner une ligne de chemin de fer sous une direction différente tous les quelques kilomètres. Il serait tout aussi impensable, lors d'un voyage en train, de devoir faire face toutes les quelques minutes ou tous les quarts d'heure à une barrière douanière et à toutes ses formalités. Il est donc facile de comprendre pourquoi les étatistes et les interventionnistes en viennent à conclure que l'unité « géographique » ou « économique » de telles zones ne doit pas être « interrompue » et que le territoire en question doit donc être placé sous la souveraineté d'un unique « dirigeant » (bien évidemment, chaque nation cherche à prouver qu'elle seule est légitime et compétente pour tenir ce rôle dirigeant dans de telles circonstances). Pour le libéralisme, un tel problème n'existe pas. Des chemins de fer privés, s'ils sont laissés libres de travailler sans interférence de la part du gouvernement, peuvent traverser le territoire de nombreux États sans problèmes. S'il n'y a ni droits de douane ni limites aux mouvements des personnes, des animaux ou des biens, il est sans importance qu'un train traverse plus ou moins souvent la frontière d'un État au cours d'un voyage de plusieurs heures.

La carte linguistique montre aussi l'existence d'enclaves nationales. Sans aucun lien territorial avec la majeure partie de leur peuple, des compatriotes se rassemblent dans des colonies fermées ou dans des îlots linguistiques. Dans les conditions actuelles, ils ne peuvent pas être incorporés à leur mère-patrie. Le fait que la zone sous le contrôle de l'État soit de nos jours « protégée » par des barrières douanières rend politiquement nécessaire la continuité territoriale ininterrompue. Une petite « possession étrangère », isolée des territoires adjacents par les droits de douanes et les autres mesures protectionnistes, serait exposée à un étranglement économique. Mais si l'on met en place le libre-échange et que l'État se contente d'assurer la protection de la propriété privée, rien n'est plus facile que de résoudre ce problème. Aucun îlot linguistique n'a à accepter de voir ses droits en tant que nation bafoués sous le prétexte qu'il n'est pas relié à la partie principale de son propre peuple par un territoire peuplé de compatriotes.

Le fameux « problème du corridor » ne survient également qu'en raison du système impérialo-étatico-interventionniste. Un pays situé à l'intérieur des terres s'imagine qu'il a besoin d'un accès à la mer, afin de lui permettre de commercer librement avec l'étranger sans subir l'influence des politiques interventionnistes et étatistes des pays qui le séparent de la mer. Si le libre-échange était la règle, il serait difficile de voir l'avantage qu'un tel pays pourrait attendre de la possession d'un tel « corridor ».

Le transfert d'une « zone économique » (au sens étatique) vers une autre a d'autres conséquences économiques importantes. Il suffit de penser, par exemple, à l'industrie du coton de la Haute Alsace, qui a connu deux fois cette expérience, ou de l'industrie polonaise du textile de la Haute Silésie, etc. Si un changement d'affiliation politique d'un territoire implique des avantages ou des inconvénients pour ses habitants, alors leur liberté de vote pour le choix de l'État auquel ils veulent véritablement appartenir est fortement limitée. On ne peut parler de véritable autodétermination que si la décision de chaque individu vient de sa propre volonté et non de la peur de perdre ou de l'espoir de gagner. Un monde capitaliste organisé selon des principes libéraux ne connaît pas de zones « économiques » séparées. Dans un tel monde, la totalité de la surface de la terre forme un seul territoire économique. Le droit à l'autodétermination n'est avantageux que pour ceux qui forment la majorité. Afin de protéger également les minorités, des mesures nationales sont nécessaires, parmi lesquelles nous allons d'abord considérer celles impliquant la politique nationale en ce qui concerne l'éducation.

Dans la plupart des pays l'école, ou au moins l'instruction, est obligatoire. Les parents sont obligés d'envoyer leurs enfants à l'école pendant un certain nombre d'années ou, en lieu et place de cette instruction publique à l'école, de leur fournir une instruction équivalente à domicile. Il est sans intérêt d'étudier les raisons qui ont été avancées pour et contre l'éducation obligatoire quand la question était encore débattue. Elles n'ont plus la moindre importance pour le problème auquel nous sommes confrontés aujourd'hui. Il ne reste qu'un argument se rapportant à la question actuelle, à savoir que le soutien constant à une politique d'éducation obligatoire est entièrement incompatible avec les efforts entrepris pour établir une paix durable.

Les habitants de Londres, de Paris et de Berlin trouveront sans aucun doute cette affirmation incroyable. En quoi l'éducation obligatoire pourrait-elle avoir quoi que ce soit à voir avec la guerre et la paix? On ne doit pas, cependant, trancher cette question, comme tant d'autres, du seul point de vue des peuples de l'Europe occidentale. À Londres, Paris ou Berlin, le problème de l'éducation obligatoire est à coup sûr facilement résolu. Dans ces villes, il ne subsiste aucun doute quant à la langue utilisée pour instruire les élèves. La population qui vit dans ces villes et qui envoie ses enfants à l'école peut être largement considérée comme homogène sur le plan national. Et même les non-anglophones vivant à Londres trouvent dans l'intérêt de leurs enfants que l'instruction se déroule en anglais et non dans une autre langue. Les choses ne sont pas différentes à Paris ou à Berlin.

Le problème de l'éducation obligatoire a toutefois une tout autre importance dans les vastes étendues au sein desquelles cohabitent des peuples parlant des langues différentes, entremêlés dans une confusion polyglotte. La question de la langue utilisée pour l'instruction revêt ici une importance cruciale. Une décision dans un sens ou dans un autre peut, au cours des années, déterminer la nationalité de la totalité d'une région. Les écoles peuvent rendre les enfants étrangers à la nationalité de leurs parents et être utilisées comme moyen d'opprimer des nationalités dans leur ensemble. Ceux qui contrôlent les écoles ont le pouvoir de nuire aux autres nationalités et d'obtenir des bénéfices pour la leur.

Proposer que chaque enfant soit envoyé dans une école où l'on parle la langue des parents n'est pas la solution du problème. Tout d'abord, même en mettant de côté la question des enfants d'origine linguistique mixte, il n'est pas toujours facile de décider quelle est la langue des parents. Dans une région polyglotte, de nombreuses personnes sont obligées de par leur profession de parler plusieurs langues du pays. De plus, il n'est pas toujours possible à un individu ? toujours en raison de ses moyens d'existence ? de se déclarer ouvertement pour l'une ou l'autre nationalité. Dans un système interventionniste, cela pourrait lui coûter la clientèle d'autres nationalités ou un emploi auprès d'un entrepreneur d'une nationalité différente. Dès lors, certains parents pourraient même préférer envoyer leurs enfants dans des écoles d'une nationalité différente de la leur, parce qu'ils estimeraient les avantages du bilinguisme ou l'assimilation à une autre nationalité comme plus grands que la loyauté à leur propre peuple. Si on laisse aux parents le choix de l'école où ils préfèrent envoyer leurs enfants, on les expose à toutes les formes de coercition politique. Dans des régions mêlant diverses nationalités, l'école possède un prix politique de la plus haute importance. On ne peut lui retirer son caractère politique tant qu'elle demeure une institution publique et obligatoire. Il ne reste, en fait, qu'une seule solution: l'État, le gouvernement, les lois ne doivent en aucun cas s'occuper des écoles et de l'éducation. Les fonds publics ne doivent pas être utilisés à cette fin. Élever et instruire la jeunesse doit être l'apanage exclusif des parents ainsi que des associations et institutions privées.
a écrit le 30/06/2011 à 13:02 :
Leurs dernières grandes grèves remontent à ... 1929.
a écrit le 30/06/2011 à 10:12 :
Je croyais que seuls les fonctionnaires français faisaient grève...
Soyons indignés non pas par la grève mais par l'austérité qui doit être mise à la charge des travailleurs alors que le grand capital ne cesse de s'empiffrer.
Réponse de le 30/06/2011 à 12:17 :
ils sont les champions du monde ..pour la grève et les privilèges......
Réponse de le 30/06/2011 à 13:03 :
à "Onawanta", le "grand capital" ? Vous pouvez préciser car votre rétorique ultra collectiviste sonne creux. Je considère que la situation économique que nous vivons n'est que le résultat des différentes politiques interventionnistes et étatiques que les peuples subisssent sans meme le savoir puisque que les médias complices nous font croire que c'est pour notre bien. Et on voit le résultat. Vive le libéralisme qui, malheureusement, n'a jamais eu cours en France. Et n'oubliez pas achetez vite de l'or avant que les monnaies papiers ne disparaissent à cause des magouilles et de la fausses monnaies des gouvernements.
Réponse de le 30/06/2011 à 13:42 :
Oui mais la on parle de l'angleterre pas de la france.
Et en angleterre on est dans un système liberal que l'on a cesse de vanter pendant ces dernières années d'ailleurs.
En meme temps c'a doit faire mal quand on est un liberal pur jus de voir la mere patrie du liberalisme en europe dans la m....
Réponse de le 30/06/2011 à 14:00 :
baisse de salaire 500000..a la trappe .....prenez note dans 18 mois même régime en FRANCE .... GAUCHE ou droite.... INEVITABLE avant le régime chinois
Réponse de le 30/06/2011 à 14:04 :
Je vous arréte certes l'Angleterre subit moins le collectivisme à la française, de par son niveau d'imposition, sa souplesse de l'emploi et sa plus grande liberté d'entreprendre, mais son gouvernement pèse aussi de tout son poids sur l'économie et sur la manipulation de la monnaie. Tout comme les USA, et évidement le reste de l'Europe, l'Angleterre a un gouvernement interventionniste qui oblige sa banque centrale a fabriquer de la fausse monnaie pour tenter de relancer artificiellement l'économie, et ainsi à terme à créer de l'inflation ou de la déflation ayant pour conséquence l'écroulement de l'équlibre économique naturel. C'est ce que nous commençons à vire. Mais les ultra collectivistes francais eux s'endettent depuis 30 ans, et on mit en place un assistanat encore plus écrasant faiant fuir toutes les bonnes volontés qui pouvait encore créer d ela richesse à l'étranger.
Réponse de le 01/07/2011 à 10:10 :
à "Libre" . Quand je lis votre prose ... (je ne rajouterai pas de qualificatif car je suis quelqu'un de respectueux) je n'ai pas envie de vous répondre car vous faites partie des "éclairés" qui détinnent la vérité absolue et sont seuls capables de sauver le monde. Alors allez-y, foncez, j'attends un résultat. NB : croire que le politique dirige (encore) le monde ? pffff ! vous êtes vraiment naïf !
Réponse de le 01/07/2011 à 13:58 :
à "onawanta". Et que dire de la votre "le grand capital", on croirait Arlette !! Il faut vous cultiver d'avantage et comprendre (enfin) que ce sont les gouvernements, avec leurs complices, oui certains banquiers, c'est vrai, sont complices de l'écroulement de l'économie de par leurs interventionnisme incessant. c'est très simple à comprendre et à constater. La vérité, si elle n'est pas "absolue" comme vous dites, et vérifiable à travers l'histoire. Oui seul le libéralisme humaniste, qui laisse l'entiere responsabilité aux individus et mais aussi garanti la protection contre les élites, les fonctionnaires et les élus, peut seul faire fonctionner une société juste et libre. Voici mon opinion, j'attends maintenant le développement du votre. N'hésitez surtout pas.

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