Le document qui révèle les trois scénarii pour sauver la Grèce

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Alors que le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro sur la Grèce est prévu jeudi, un document détaille les trois options envisagées dont les deux premières entraîneraient "probablement" un défaut sélectif.

Les responsables de la zone euro ont défini la semaine dernière en téléconférence trois options principales en vue d'associer les créanciers privés au nouveau plan de sauvetage de la Grèce, selon un document préparé le 16 juillet et que Reuters a pu se procurer.

La première option s'appuierait sur un rachat de dette grecque et un rehaussement de crédit ("credit enhancement") pour le secteur privé, mais elle entraînerait probablement un défaut sélectif, voire complet, du pays.

La deuxième, qui pourrait s'appuyer sur l'une des solutions françaises de roulement (rollover) de la dette, ne comprend pas de rehaussement de crédit et n'envisage pas de rachat de dette. Elle entraînerait probablement un défaut sélectif, prévient le document.

La troisième, qui serait la moins susceptible de déclencher un défaut sélectif, prévoit la taxation du secteur financier, et proposerait également des taux plus bas et des maturités plus longues sur les fonds du FESF (Fonds européen de stabilité financière). Cette solution ne causerait en revanche probalement pas de défaut.

Pour un membre de la BCE le défaut grec sélectif doit être une option

Certaines des options envisagées pour résoudre la crise de la dette grecque impliqueraient un bref "défaut sélectif" sans conséquences négatives majeures, et doivent être examinées de près, a estimé Ewald Nowotny, du conseil des gouverneurs de la BCE.

"Il existe (...) toute une gamme d'options et de définitions: un défaut clair et net, un défaut sélectif, un événement de crédit, et ainsi de suite", a rappelé le gouverneur de la Banque d'Autriche dans une interview diffusée mardi par la chaîne CNBC. "Cela doit être examiné très sérieusement. Certaines de ces propositions impliquent un défaut sélectif de très courte durée, qui n'aurait pas réellement de conséquences négatives majeures", a-t-il ajouté.

Le gouvernement grec veut éviter le défaut sélectif

De son côté, la Grèce espère que les dirigeants de la zone euro parviendront à conclure jeudi un accord sur son financement qui ne prévoirait pas de défaut sélectif, a déclaré lundi soir le ministre des Finances, cité par l'agence Associated Press.

"Notre objectif est d'éviter un défaut, même sélectif. Il existe des propositions qui répondent aux attentes tout en ne permettant pas aux agences de notation d'émettre une note impliquant un défaut", a déclaré le ministre des Finances, Evangelos Venizelos. "Nous voulons une solution qui rende notre dette gérable (...), garantisse les besoins d'emprunts de la Grèce jusqu'à la mi-2014, date à laquelle nous prévoyons de revenir sur les marchés, et garantisse également la liquidité des banques grecques", a -t-il ajouté.

Les responsables européens et les banques s'efforcent de parvenir à une solution de consensus, à travers les multiples projets proposés pour résoudre les difficultés de financement d'Athènes. Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se réunissent jeudi à Bruxelles pour tenter de refermer le dossier et d'allouer à la Grèce un nouveau plan d'aide en plus des 110 milliards d'euros déjà octroyés en mai 2010.

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Commentaires
a écrit le 17/08/2011 à 8:30 :
Le pluriel de "scenario" en italien est "scenari"(avec un seul "i"). En français, c'est "scénarios".
a écrit le 20/07/2011 à 18:45 :
La solution la plus raisonnable : que la Grèce sorte le plus rapidement possible de la zone ? avec le Portugal et l'Irlande. Sinon c'est la RFA qui rétablira son DM en entrainant également l'Autriche et le Benelux. Avec son franc, la France pourra goûter à nouveaux aux délices des dévaluations périodiques et du contrôle des changes.
a écrit le 19/07/2011 à 16:53 :
les pays de l'eurogroupe tentent de sortir un nouvel oiseau du chapeau,...mais ça sera encore un lapin.
La Grèce va devoir abandonner l'euro; pauvres banques françaises qui vont devoir manger... le chapeau
Réponse de le 19/07/2011 à 22:28 :
Oui la Grece doit sortir de la zone Euro avec un plan marchal dirige par un gouvernement europeen. Les grecs ont des moyens de payer mais leurs dirigent n osent pas de faire pression par peur d etre renverser. Saviez vous que les grecs deduise de leurs impots tous depences restaurents voygases etc et pour 2010 l etat avez plus d argent a rembourser qu il a encaisser? Je crois 1,1 ml. EU.
a écrit le 19/07/2011 à 15:50 :
Mais,où est donc le pilote de l'avion ? On a l'impression d'une classe politique brouillonne et désorganisée, qui ne sait ou ne peut plus rien faire...Très inquiétant, avouez....
Réponse de le 19/07/2011 à 20:58 :
il n'y a pas de gouvernance ! pauvre traité de Lisbonne dont beaucoup ne voulaient pas à juste titre ! et qui a été imposé par des Incapables ....
Réponse de le 20/07/2011 à 10:19 :
justement il n'est pas encore tout à fait en application "mimosa" ! et voilà à quoi cela mène l'absence d'une vrai gouvernance démocratique européenne...
"2014 : entrée en vigueur prévue du nouveau système de vote à double majorité avec une période transitoire jusqu?en 2017."
on a encore le temps d'avoir une majorité pour gouverner...d'ici là oui c'est un traité sans légitimité ni majorité.
a écrit le 19/07/2011 à 14:57 :
La solution que je n'arrête pas de rappeler qui est aussi celle de N. Roubini entre autres : une plus grande intégration économique, fiscale et politique, soutenue par des politiques qui restaurent la croissance et la compétitivité, et ce y compris des restructurations de dette ordonnées et un euro plus faible. Sinon des défauts en pagaille, des crises bancaires et en fin de compte un éclatement de l?union monétaire. Le status quo n?est plus soutenable. Seule une stratégie globale peut sauver la zone euro à présent.
http://lupus1.wordpress.com/2011/07/19/le-dernier-combat-de-la-zone-euro-par-nouriel-roubini/#more-25504
a écrit le 19/07/2011 à 13:19 :
« scénarios » pas « scénarii ». Les mots d'origine étrangère suivent le pluriel du français. Merci.
Réponse de le 19/07/2011 à 14:05 :
Révisez vos classiques ! Les journalistes de la tribune ont parfaitement bien écrit ce mot. Scénario est un mot latin qui, comme tous les mots latin se terminant par 'o', fait son pluriel en doublant le 'i'.
Réponse de le 19/07/2011 à 15:44 :
Bonjour, Vous pouvez citer un texte Latin qui comprend le mot "scénario"? Merci.
Réponse de le 19/07/2011 à 16:24 :
"Bene domum Romulus omni studio scenarii" : "ainsi, romulus rentra chez lui pour y étudier tous les scénarii possibles"
Réponse de le 19/07/2011 à 18:28 :
Merci Bastien, juste une petite demande supplémentaire: C'est de qui et dans quelle oeuvre (à quel endroit) ? Merci
a écrit le 19/07/2011 à 10:57 :
La solution la plus raisonnable : que la Grèce sorte le plus rapidement possible de la zone ? avec le Portugal et l'Irlande. Sinon c'est la RFA qui rétablira son DM en entrainant également l'Autriche et le Benelux. Avec son franc, la France pourra goûter à nouveaux aux délices des dévaluations périodiques et du contrôle des changes.
Réponse de le 19/07/2011 à 12:49 :
Gilles vous semblez vieux et nostalgique, est-ce que je me trompe ? Vous souhaitez un retour au franc et vous parlez de la RFA (qui n'existe plus depuis 1989), ce qui me conforte dans cette idée...
Réponse de le 19/07/2011 à 14:57 :
à Gilles: Jean-Marie sort de ce corps
a écrit le 19/07/2011 à 10:57 :
La solution la plus raisonnable : que la Grèce sorte le plus rapidement possible de la zone ? avec le Portugal et l'Irlande. Sinon c'est la RFA qui rétablira son DM en entrainant également l'Autriche et le Benelux. Avec son franc, la France pourra goûter à nouveaux aux délices des dévaluations périodiques et du contrôle des changes.
a écrit le 19/07/2011 à 10:45 :
J'ai une question:
Pourquoi n'aurions nous pas un organisme qui se porterait garant de la totalité de la dette des 17 états de l'UE monétaire? aussi, chaque état pourrait emprunter au meilleur taux? '( eurobonds????) les dettes des états seraient mutualisées mais chaque état responsable de rembourser sa dette. Il faudrait aussi trouver un système qui permettent aux autorités de la zone de vérifier les comptes de chaque état de l'union afin de ne pas faire exploser la dette. enfin, les états de l'UE devront harmoniser leurs fiscalités afin d'être sur un pied d'égalité. Il ne s'agit pas de faire rembourser les dettes par les autres mais de garantir qu'en cas de défaut( ????) l'ensemble de la zone accepte d'en prendre la charge. La Grèce veut et peut rembourser à condition de ne pas lui mettre le couteau sous la gorge. Certes, cela s'appelle du fédéralisme, mais nous européens nous en sommes là. Il faut sauter le pas ou revenir à nos monnaies. ce jeu de dupes doit cesser.
Réponse de le 19/07/2011 à 11:56 :
Une politique monétaire, c'est aussi une maitrise budgétaire, qui ne passe pas seulement par une maitrise des recettes (atteignable via une convergence fiscale), mais aussi des dépenses ; et on a deux logiques à l'oeuvre : le clientélisme budgétaire, qui consiste à fidéliser un électorat en lui promettant des redistributions coûteuses, et la rigueur budgétaire (qui n'est pas le rejet radical de tout service public ou redistribution).
Tant qu'on n'a pas de budget commun, on ne peut avoir de politique monétaire unique. Or, si on a un budget commun, alors c'en est fini de la souveraineté des états. Sous la réserve que celle-ci ne soit pas remise en cause, l'euro est une aberration.
Réponse de le 19/07/2011 à 17:58 :
Vous avez suivi les levez de bouclier pour passer le budget de l'union de 1 % à 1.15 % de PIB. Un vent de révolte généralisé. Une taxe tobin européenne serait un point de départ d'un budget communautaire indépendant des contributions des états. Car pour le moment chaque état dit bon je vais donnez 10 Mds d'E de contribution mais attention faut que je touche des subventions au moins pour cette somme... Le RU a sont rabais, la France à sa PAC, l'Allemagne sa subvention pour la ré industrialisation des lander de l'est. etc... A titre de comparaison (si c'est possible car il n'y a pas les services publics inclus puisqu'ils sont privés), la budget fédéral américain c'est 33% du PIB sur une imposition moyenne à 41% du PIB quand en Europe le budget communautaire est à 1 % du PIB pour une imposition moyenne (zone euro) à 44 % du PIB ; il y a de la marge et la mutualisation permettrai de faire des économies de gestion administrative... mais oui la souveraineté... c'est bien là le mal, l'UE n'est pas assez démocratique pour que le citoyen s'y sente souverain !

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