Quand la BCE dicte ses conditions à l'Italie

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Dans un message adressé à Silvio Berlusconi, l'actuel président de la BCE et son futur successeur auraient imposé leurs conditions avant un éventuel rachat de la dette italienne. Ils y auraient détaillé les mesures que devrait prendre Rome pour redresser l'économie du pays. C'est ce que révèle le quotidien Corriere della Sera qui s'est procuré cette lettre.

Avant de racheter de la dette italienne, la Banque centrale européenne aurait dicté des conditions très précises. Dans une lettre sensée être "secrète" envoyée au chef du gouvernement italien et que le journal Corriere della Sera affrime s'être procuré, la direction de la BCE formule une série de recommendations en matière de politique économique. Le message serait cosigné par l'actuel président de l'institution européenne, Jean-Claude Trichet et son futur successeur l'italien Mario Draghi.

Ensemble, ils préconiseraient non seulement des privatisations et une réforme du marché du travail mais ils auraient aussi suggéré d'agir par décret, une procédure plus rapide que la voie législative. Il serait notamment question de privatiser au plus vite les sociétés municipales gérant les transports publics, l'énergie ou encore la collecte des déchets.

Concernant la libéralisation du marché du travail, les banquiers centraux conseilleraient aussi d'alléger les règles de licenciements pour les contrats à durée indéterminée dans le secteur privé et de modifier les contrats dans la fonction publique.

Un coup d'accélérateur devrait être donné au plan d'austérité voté par le parlement italien en juillet pour atteindre l'objectif d'équilibre budgétaire en 2013 au lieu de 2014. Silvio Berlusconi et son ministre des Finances, Giulio Tremonti ont annoncé cette décision lors d'une conférence de presse organisée vendredi après plusieurs jours de baisse des marchés.

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Commentaires
a écrit le 03/09/2011 à 16:00 :
En somme c'est un deuxième traité de Versailles que l'on veut faire appliquer à L'Italie.
Espérons que cela n'aboutisse pas de nouveau à la guerre!
a écrit le 13/08/2011 à 22:00 :
Malheureusement, quand les états ont des dettes exorbitantes (Italie, plus de 120% du PIB) c'est très facile de crier "mort à la Finance" - c'est d'ailleurs ce que faisaient les rois au Moyen Age et à la Renaissance - dès qu'ils ne pouvaient pas payer leurs créanciers, soit ils les expulsaient, soit ils les tuaient. Malheureusement pour les Etats et heureusement pour le Droit et la Liberté, on ne peut plus le faire. Donc, il faut une fois pour toute remettre les finances publiques en ordre, ne pas vivre au-dessus de nis moyens et réduire la dette. Sinon, ce sont les créanciers qui nous dicterons. C'est difficile à avaler, mais quand on n'a pas de sous, quand on a beaucoup de dettes, il faut rembourser et on n'a plus la parole, même si ça fait très mal...
a écrit le 12/08/2011 à 19:03 :
Réponse à Dissident : il faut être vertueux pour faire confiance, vous voulez continuer à ''faire la fête''sans bourse déliée ?
a écrit le 11/08/2011 à 0:54 :
Le putsch de la finance mondialiste se poursuit, et se généralise. Ils attaquent les marchés pour forcer le gouvernement à sauver les banques en s'endettant. Une fois endetté, le gouvernement se voit proposer une aide qu'il peut accepter, sous conditions. Les conditions : privatiser, déréglementer, bref livrer son pays pieds et mains liés aux financiers du mondialisme. S'il refuse ? On se débrouillera pour provoquer un krach en bradant les titres de sa dette dont on dispose... Il finira par accepter... C'est clair comme de l'eau de roche !

Que faire : voter ? Manifester ? ça ne sert à rien, c'est du spectacle !

La seule solution c'est organiser une dissidence politique et économique au niveau local et national !
La rupture avec le système oligarchique doit avoir lieu à l'initiative du Peuple, organisons nous ! La Dissidence Française propose une alternative, renseignez vous sur l'Appel du 20 Juillet de Vincent Vauclin, sur les Brigades de la Dissidence et le Projet Spartacus, nous ne nous laisserons pas plumer sans réagir !
a écrit le 10/08/2011 à 16:35 :
"ils préconiseraient non seulement des privatisations et une réforme du marché du travail mais ils auraient aussi suggéré d'agir par décret, une procédure plus rapide que la voie législative. Il serait notamment question de privatiser au plus vite les sociétés municipales gérant les transports publics, l'énergie ou encore la collecte des déchets.
Concernant la libéralisation du marché du travail, les banquiers centraux conseilleraient aussi d'alléger les règles de licenciements pour les contrats à durée indéterminée dans le secteur privé et de modifier les contrats dans la fonction publique."
Donc des exigences qui n'améliorent en rien la capacité de l'Italie à rembourser ses dettes !
Donc c'est l'aveu, en fait comme de vulgaires gangsters ou des colonialistes du temps de la politique de la canonnière, ils profitent du fait qu'ils tienne l'Italie à la gorge pour lui imposer des mesures qui n'ont rien à voir avec la choucroute, mais qui vont permettre à la mafia du grand capital international de se faire plus de blé, de prendre possession des entreprises publiques italiennes, et de disposer sur leurs employés italiens d'un pouvoir et d'un arbitraire plus grand.
C'est du banditisme de grands chemins flagrant. Et ils savent qu'ils peuvent se le permettre.
a écrit le 08/08/2011 à 16:29 :
Et si le peuple italien se révoltait à son tour ? y-ont-ils seulement songé où nous prennent-ils tous pour des moutons prêts à se faire tondre sans réagir ?
a écrit le 08/08/2011 à 12:00 :
Effrayant ! l'esclavage s'installe de plus en plus. Les émeutes partout en Europe ne vont pas redresser la situation ! mdr
a écrit le 08/08/2011 à 11:30 :
Mr Trichet a expréssement demandé à Silvio de réduire le nombre de ses soirées Bunga Bunga et le pauvre Mario doit arréter de manger des pizzas au caviar.

Quel époque quand même....
Réponse de le 09/08/2011 à 18:49 :
fatalitas, je suis de votre avis ! mais La Tribune n'a jugé bon de faire paraître mon point de vue ... je me demande pourquoi ... ? il est vrai que je mets en cause bling, bling.
a écrit le 08/08/2011 à 11:29 :
et oui, l'analyse marxiste se vérifie tous les jours. Le capital dicte ses orientations aux politiques. Ces derniers s'exécutent puisqu'ils ont été mis en place grâce à certaines largesses et à l'aliénation du peuple de plus en plus maintenu en état d'esclavage.
Réponse de le 09/08/2011 à 15:18 :
Jenny, où sont les marxistes pour nous sauver du pétrin ? au deuxième tour voterons-t-ils pour Marine Lepen ou pour Sarkosy - on les attend ses grands patriotes. Un certain maire communiste au bout de 25 ans d'activité pense que l'immigration est un leurre !!!!!
a écrit le 08/08/2011 à 11:16 :
Et encore une Europe qui court à sa perte pour un idéal suicidaire :privatisé et après? C'est la nation qui trinque car les prix s'envole le pognon fout le camp aux Bahamas et la dette reprend de plus belle. Ce cercle est infernal puisqu'il diminue la capacité de rentrée d'argent de l' État car la Nation s'appauvrit aux profit des évasions financières à grande échelle et diminue les possibilité des impôts et de consommations de la population. Regarder les USA (le royaume du privé) et leur dette.
a écrit le 08/08/2011 à 11:15 :
et l'ignorant ; avant de juger tes voisins regarde devant ta porte .

la france depuis 30 ans , c'est 30 années de budget en déficit et une dette à 86% du pib.

l'espagne par ex : depuis son entrée dans l'ue à présentée un budget en équilibre et excédentaire et ce chaque année de 1986 à la crise ; son endettement était de 43% du pib avant la crise et de 69 % du pib actuellement encore loin des 86% DE LA FRANCE et trés loin des 120% italien

crise de la dette ???,!!!! laissez moi rire . de la pure spéculation !!!!!!!! plutot
a écrit le 08/08/2011 à 11:10 :
Bernie : beurk, c'est toi le PIG !

Quelle légitimité démocratique a donc cette Banque pour dicter sa loi à un peuple. Attention, les diktat, les allemands savent où ça mène ! Dramatiquement criminel...
a écrit le 08/08/2011 à 11:04 :
c'est dingue qu'une bande de fonctionnaire donne ses conditions a des personne élus.
Réponse de le 08/08/2011 à 11:19 :

entre la finance et la politique en cas de bras de fer qui va gagner ?
Réponse de le 11/08/2011 à 10:02 :
un lecteur, tant que c'est Sarkosy qui sera au pouvoir avec so équipe , et ses économistes qui à longueur d'années font sa propagande et nous disent des mensonges à propos de l'Allemagne ) qui sont plus citoyens qu'eux ) c'est la finance qui aura le pas sur les politiques. Il faut donc changer d'hommes et mettre des hommes et femmes neufs pour dire NON ! à la finance !!!!
a écrit le 08/08/2011 à 10:21 :
Depuis combien de temps on avait demande a ces PIIGS ces reformes ? Pendant des annees, ils se sont assis dessus. Eh oui, Berlu tu peux faire la gueule ... de bois.

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