Face à la crise, la création d'une "union économique renforcée" s'accélère

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Une "union économique renforcée" devrait émerger début 2012.

Pressée par les marchés de se réformer, la zone euro discute des moyens de faire émerger une union économique renforcée entre ses membres, un processus qui devrait culminer début 2012 par une nouvelle réforme du traité européen.

Selon plusieurs sources proches des discussions, les réformes devraient conduire à formaliser l'existence de l'Eurogroupe, lui conférer des pouvoirs de contrôle élargis ainsi qu'un président permanent mais des doutes subsistent sur l'ampleur de l'intégration économique et budgétaire envisagée.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui est chargé de préparer cette réforme et en a fait le sujet principal du sommet européen des 17 et 18 octobre, en a d'ores et déjà défini quatre chapitres.

"Le premier chapitre sera améliorer l'efficacité des méthodes de travail de la zone euro, comment mieux se coordonner, gérer les crises et revoir notre communication. Le second chapitre portera sur la manière de renforcer les institutions de la zone euro. Le troisième sera comment avoir plus de discipline budgétaire (...) Et le quatrième chapitre portera sur l'intégration budgétaire", a-t-il expliqué cette semaine à la presse.

Parmi les mesures envisagées figure notamment la transformation de l'Eurogroupe en une institution à part entière, disposant d'un secrétariat renforcé et de procédures propres afin d'assurer la continuité des travaux entre chaque réunion mensuelle des ministres des Finances de la monnaie unique, ont précisé plusieurs sources.

PRÉSIDENT PERMANENT

Herman van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker souhaitent également que la nouvelle institution dispose d'un président permanent.

Ce dernier a expliqué la semaine dernière que la création du mécanisme européen de stabilité financière, qualifié par Nicolas Sarkozy de "Fonds monétaire européen", rendait indispensable la présence de ce président permanent.

La Commission européenne pousse pour que le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires soit chargé de cette tâche et fait valoir qu'il dispose déjà des ressources humaines et techniques nécessaires pour s'en acquitter.

Plusieurs Etats membres préféreraient en revanche qu'un ministre des Finances déchargé de ses fonctions - Wolfgang Schaüble ou Elena Salgado par exemple - voire Herman Van Rompuy lui-même, hérite de cette responsabilité.

Selon le souhait exprimé en août par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, le président du Conseil européen devra également présider les sommets de l'Eurogroupe qui auront lieu au minimum deux fois par an.

DOUTES

Les débats devraient être lancés officiellement le 28 septembre par José Manuel Barroso, lors du discours sur l'état de l'Union qu'il prononcera lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg.

Le sujet dominera ensuite l'ordre du jour des sommets européens des 17 et 18 octobre, puis sans doute du 9 décembre avec en point de mire la convocation d'une conférence intergouvernementale et une profonde révision du traité européen.

Des sources proches des discussions indiquent que la volonté des membres de la zone euro est d'achever les travaux au cours du premier semestre de l'année prochaine, avant que les mandats de Jean-Claude Juncker et Herman Van Rompuy ne s'achèvent à l'été 2012.

Mais au delà des réformes de forme, les interrogations demeurent sur la réelle volonté d'une poignée de pays européens d'approfondir l'union économique et budgétaire que les experts pointent comme l'élément nécessaire afin que l'union économique soit complète et que la crise s'apaise.

"Nous parlons d'union budgétaire, mais c'est vague. Qu'est-ce que l'on veut vraiment dire par plus grande intégration ? Une dimensions pourrait être la fiscalité mais tout le monde sait que cela n'aboutira pas. Donc que fait-on ?", explique une source européenne participant aux réflexions.

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Commentaires
a écrit le 14/09/2011 à 19:20 :
Tous ces débats débiles me font penser à Fukushima, un seul intervenant sur dix a le niveau pour commenter intelligemment ce qui se passe. Les autres éructent un maelstrom de notions mal comprises, d?autant plus ardemment qu'ils n'y comprennent rien.
a écrit le 14/09/2011 à 15:25 :
Ce sera la naissance d'une fédération européenne de la dette qui sera à l'image de l'Etat fédéral américain qui est également en mauvaise santé avec un dollar qui risque également d'exploser tôt ou tard en plein vol. Rien, ne sera réglé ! Est-ce que ce monde est sérieux ? J'en doute de plus en plus. FL/ Diplômé en économie
a écrit le 14/09/2011 à 11:11 :
Fascinant comme des perspectives qui paraissaient irréalistes il y a qques mois - envisager sérieusement un vrai fédéralisme européen - se précisent sous les coups de la crise des dettes souveraines. Ca ne va jamais assez vite, mais c'est incroyablement rapide à l'échelle géopolitique. Les chocs prévisibles de l'automne achèveront de lever les doutes exprimés en fin d'article.
Il y a un vrai pbm démocratique ds le fonctionnement actuel de l'Europe. Cela dit, je préfère 100 fois des décisions technocratiques rationnelles issues d'une discussion collégiale au niveau des instances européennes, que la gestion budgétaire calamiteuse de nos états nationaux qui se complaisent dans le "c'est pas ma faute à moi".
a écrit le 14/09/2011 à 9:38 :
La photo est tout à fait emblématique de l'état de déliquescence de l' Europe.
Avec ces trois "cadors" riant à gorge déployée, on subodore que la confiance envers nos fières économies ne se dément pas.
a écrit le 14/09/2011 à 9:17 :
Et le sourire du Grec... pathétique !
a écrit le 13/09/2011 à 17:41 :
Vive la technocratie : le peuple est dangereux car versatile, donc ses représentants le sont aussi... Alors que les technocrates peuvent prendre des mesures sans pression populaire. Sauf pour qui travaillent-ils ? L?Europe entité vivante à part entière ou pour les Européens ! Le malaise est là à mon avis : Renforcer les institutions européennes ? Oui mais le peuple dans tout ça : s'est lui la finalité de tout : faudrait s'en rappeler non !
a écrit le 13/09/2011 à 17:41 :
2012 .... ce sera trop tard ! (ils le savent bien)
a écrit le 13/09/2011 à 17:36 :
je me demande même en voyant ces photos pourquoi ces 3 cloons se serrent les mains ???
seraient ils contents de la situation
a écrit le 13/09/2011 à 17:28 :
Soyons lucide ! Quel est le déclencheur de cette crise européenne, quel est le point de d?échauffement de cette crise européenne, quel est le facteur aggravant de cette crise européenne : Les États nationaux et leurs politiques nationales ! Il est temps que les égos des élites nationales et leurs légions de suivants, de conseillers et de serviteurs: s'effacent pour une gestion rationalisée, coordonnée... bref que les états nationaux et leurs tristes bilans depuis 40 ans s'effacent et disparaissent au profit des instituions européennes...
a écrit le 13/09/2011 à 16:48 :
Juste une question.... l'Europe des petits pas semble condamnée alors au lieu de toujours remettre à plus tard les décisions qui permettraient à la zone d'avancer, ne serait il pas temps, judicieux et salutaire d'accélérer le mouvement? Si les états de la zone euro décident d'aller vers plus de fédéralisme ( mais avec le plein soutien des citoyens) cette crise ne serait-elle pas surmontée plus rapidement? Il ne s'agit pas de dire, les européens vont payer pour les fautes grecques, mais en créer une "fédération de facto" avec des bons européens ( eurobonds?), cela permettrait à la zone de sortir par le haut. Les grec pourraient emprunter à des taux plus bas tout en continuant à rembourser les dettes, et les européens seraient solidaires des uns des autres? certes, la dette est énorme, mais ne faut-il pas permettre à notre cousin héllène de rembourser tout en ne cassant pas la croissance? et faire bénéficier aux plus faibles de l'assise des plus forts? Certes, la Grèce mettre du temps pour reembourser mais elle finira par le faire....puis il faudra nécessairement penser à une manière de transférer les richesses si la zone veut survivre. si nous ne sommes pas capables de le faire, alors oui, l'euro ferait mieux de mourir. J'ose éspérer que les européens se sentiront suffisamment "européens" et solidaires pour accepter que désormais les 17 se portent garant collectivement. Ils era toujours temps de mettre ensuite en place les politiques idoines.
Réponse de le 13/09/2011 à 17:26 :
Vous avez raison ,mais la valse hésitation de L'Allemagne nous a fat subir la dictature des marchés et ça n'était pas nécéssaire .Je crois comme vous que l'eurpoe y arrivera ,mai l'accouchement sera difficile.
a écrit le 13/09/2011 à 16:31 :
un nouveau traité oui mais au suffrage universel PAS COMME LA DERNIERE FOIS ou le peuple avait dit non et le gouvernement actuel oui.et si on alourdit encore la bureaucratie européen cette fois il faut impérativement supprimer la moitié des députés et les trois quart des sénateurs
Réponse de le 13/09/2011 à 17:42 :
Je partage votre avis .... on a trop de parasites !
Réponse de le 13/09/2011 à 20:19 :
Ben c'est ça, diminuons encore davantage la seule représentation populaire qui demeure, à savoir les chambres de représentants du sénat et du parlement... bravo!
a écrit le 13/09/2011 à 16:19 :
Ah, je vois l?ombre de Otto von Bismarck avec ces idées d?un Europe modern mais aussi, centralisé, bureaucratique et absolutiste. Ils sont bons ces allemands !
Réponse de le 13/09/2011 à 17:44 :
le refus d'une idée de fédéralisme ... en dit long !!!!!!!!!!!
Réponse de le 14/09/2011 à 5:30 :
Mais la menace est toujours la et les allemands sont pugnace !
a écrit le 13/09/2011 à 16:13 :
La solution qui consiste à garder la Grèce dans l'Euro zone ne passera pas car les Allemands la refuseront. Même si Angela Merkel et d'autres politiques européens sont persuadés qu'il s'agit de la meilleure solution (ce dont je doute fortement), les Allemands refuseront de verser encore et encore et encore de l'argent à un pays dont la dette est cotée à 90% en termes de défaut sur les 5 ans qui viennent.
La sortie de la Grèce de l'Euro est dangereuse et devra s'accompagner de décisions fortes pour l'Espagne et l'Italie mais c'est la seule réaliste et probablement la plus efficace.
Réponse de le 13/09/2011 à 16:34 :
Et tu te sent competent pour décider de ça?
Be dis donc, tu ne manque pas de confiance en toi.
Serait-tu Allemand?
Réponse de le 13/09/2011 à 17:34 :
Je ne sais pas s'il est Allemand mais sa conjugaison est sans faille, tout le monde ne peut pas en dire autant ;-)
Réponse de le 13/09/2011 à 17:47 :
.... et la dette de la FRANCE n'est pas triste non plus .... 24.000 euro par habitants ! Alors on fait quoi ???
Réponse de le 14/09/2011 à 10:10 :
on leur prend!!!
a écrit le 13/09/2011 à 16:13 :
Raisonnement des technocrates européens : L?Europe ne fonctionne pas. Eh bien qu'à cela ne tienne, faisons plus d'Europe...

Le monde fonctionne en dépit du bon sens!

C'est comme pour les banques : pourquoi devrions nous sauver ces symboles du capitalisme alors que le principe même du capitalisme est la prospérité des meilleurs et la faillite des autres!!!!

Si une personne privée (vous ou moi) ou une entreprise privée autre qu'une banque fait faillite, l'Etat ne viendra pas réinjecter de l'argent...

a écrit le 13/09/2011 à 16:12 :
Nous sommes a laveille de l'élection présidentielle et sommes à la recherhe d'un candidat. Mais au sein de l'Europe, qui sont tous ces "guignoles" qui décide tout un tas de choses à n'y rien comprendre sans même l'avis d'une majorité de citoyens. Même qu"ils prennent des décisions contre les citoyens, comme au dernier référendum sur cette Europe, si ce ne sont pas des dictateurs, ils sont quoi, qu'ils n'ont même pas été élu?????????
a écrit le 13/09/2011 à 16:07 :
Encore de la dilution de pouvoir et de responsabilité.
C'est pourtant simplissime de sortir du merdier simple et de devenir enfin crédible, le prochain patron de l'Eurogroupe doit être Wolfgang Schaüble, pas ce toto de Junker et encore moins d'Olly Rehn qui ne valent pas un kopeck, et pas non plus le Schtroumpf Rompuy. De plus c'est pas au patron du Conseil de présider l' Eurogroupe c'est au patron de l'Eurogroupe lui même de le faire, de plus celui ci doit également avoir la main sur le Fond Européen de Stabilité Financière. Enfin sans revenir sur l'indépendance de la BCE, largement écornée depuis 2010 grâce à MM. Trichet et Sarkozy, il faut que la banque centrale européenne tout en revenant à son orthodoxie financière en matière de prise de titres en pension ou de rachat de créances, ait aussi des objectifs en termes de parité de change (l'euro n'a pas vocation à devenir une monnaie très forte sinon on ne vend plus rien) et de croissance.
J'oubliais, les fonds propres des banques et les séparation d'activités à l'instar de ce qui a été décidé en GB ou à Bâle doivent intervenir non pas en 2017 ou 2019 mais dès 2012. Messieurs, Dames les Décideurs Européens pour les honoraires en ce qui concerne mes conseils prière de vous adresser à la la Rédaction. Je vous en remercie par avance.
a écrit le 13/09/2011 à 15:50 :
L'Europe a besoin d'un directeur financier qui sache compter, doté de pouvoirs de santionner les etats en déficit. C'est simple, pas besoin de longues et coûteuses palabres! Obama a raison !
Réponse de le 13/09/2011 à 16:15 :
a oui? Et qui va l'élire ce PRINCE? Encore un "dictateur financier" LA COUPE EST PLEINE DE CES ENARQUES QUI NE TROUVENT AUCUNE VOIE CORRECTE!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 13/09/2011 à 16:44 :
@ nermi,
Et vous vous voulez sanctionner ceux que crèvent de faim?
En somme on culpabilise les victimes.
C'est la méthode allemande d'il y a 70 ans.
Parce-que vous pensez bien que les Grecs responsables et qui ont accépté les pots de vin de Siemens, de Mercedes et de Kraus-Maffei (sous marins), ont déjà fait leurs valises.
Ils sont à Liechtenstein avec Zumwinkel.
Je suis sur que vous connaissez Zumwinkel, vous devez être Allemand pour émettre des idées pareilles ou alors Germanophile (je préfère dire « atteint de Teutomania » moi
a écrit le 13/09/2011 à 15:44 :
Ils n'ont vraiment rien compris. Ça ne marche pas et ils accélèrent vers le mur ! Ahurissant !
Réponse de le 13/09/2011 à 16:17 :
Ils ont justement tout compris : soit on choisit de tout arrêter, soit on accélère. Mais on ne peut rester indéfiniment "le cul entre deux chaises". C'est d'ailleurs une belle leçon à suivre pour la France et les français qui veulent toujours tout et son contraire...
a écrit le 13/09/2011 à 15:42 :
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso , le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, bientôt un ministre des finances peut-être?..le français moyen que je suis est complètement largué??qui fait quoi dans tout cela?..cette juxtaposition de strates et tous les effectifs qui vont avec, représentent des budgets très élevés, aux pays européens Dans le budget de la France, l?euro est inscrit en dépenses pour 18 Milliards, et cela nous rapporte combien ? Qui peut me renseigner sur le sujet ?
Si des internautes semblent du même avis, merci de se manifester?..
Alors que toutes ces structures ont été crées pour gérer la zone euro, en France, nous disposons d?une organisation administrative la plus lourde d?Europe, avec les régions, les départements, 36.500 communes (le nombre le plus élevé d?Europe) des structures intercommunales nouvelles depuis les lois de décentralisation de 1983 (communautés, pays, syndicats?.) qui se sont ajoutées à celles existantes, avec non seulement un maintien des effectifs dans les premières, mais des embauches à tout crin depuis 30 ans dans les nouvelles?..et cela alourdit les dépenses de l?Etat et donc nos impôts?.il faudra que cela cesse un jour, il faut y mettre bon ordre dans des délais très rapides, ??sinon la révolution n?est pas loi??
a écrit le 13/09/2011 à 15:36 :
Renforçons nos dettes (c'est bien ça le message) ! Ils sont tous complètement à la masse, regardez les sourires comme des demeurés ! Avec tout ces trilliards il ne serait pas possible de juste créer des emplois et investir dans l'avenir ??? Oups c'est vrai c'est la crise ce fric c'est pour les banques et les états pour ne rien changer !
a écrit le 13/09/2011 à 15:27 :
Comme quoi les "conseils" d'Obama étaient bien téléphonés.
a écrit le 13/09/2011 à 15:27 :
La dictature est en marche, l'EURSS va naître, écrasant la liberté, la souveraineté et les nations. Européens, soyez vigilants, votre destin est entre vos mains.
Réponse de le 13/09/2011 à 17:44 :
>> EURSS, excellent!
a écrit le 13/09/2011 à 15:15 :
Ben voyons!
Continuons à renforcer une nouvelle administration européenne, transférons un peu plus de souveraineté, lachons un peu plus de pouvoir à des personnels non élus et inamovibles, syndicalisons et socialisons un peu plus les dettes et surtout continuons avec un social clientèlisme qui préserve les intérêts des oligopoles et des politiques...
Qui disait déjà: "Never let a good crisis go to waste"?

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