Sarkozy et Merkel promettent un plan avant la fin du mois

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La France et l'Allemagne se sont engagées ce dimanche à apporter une réponse "durable et globale" à la crise de la zone euro pour le sommet du G20 de Cannes, prévu début novembre, qui passera notamment par une recapitalisation des banques européennes.

Réunis pour des pourparlers de crise à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont indiqué qu'ils formuleraient en commun des propositions pour y parvenir tout en se refusant d'en donner le moindre détail à ce stade.

"Vous verrez à la fin du mois un ensemble tout à fait fonctionnel", a promis la chancelière lors d'un point de presse.

Nicolas Sarkozy a souligné pour sa part que l'Europe devait "avoir résolu ses problèmes d'ici au G20 de Cannes", plusieurs membres du forum, dont les Etats-Unis, ayant exprimé récemment leur inquiétude devant l'incapacité des Européens à enrayer la crise née des difficultés budgétaires de la Grèce.

Les dirigeants français et allemand se sont félicités que la quasi-totalité des pays européens aient ratifié le deuxième plan d'aide à la Grèce adopté le 21 juillet, qui élargit aussi les prérogatives du Fonds européen de stabilité financière (FESF), le fonds d'urgence de la zone euro.

Alors que des voix commencent à s'élever pour juger le nouveau plan d'aide insuffisant, ils ont indiqué qu'ils attendaient le rapport de la troïka (Union européenne-Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) sur la situation de la Grèce avant toute décision.

"Nous pensons que la troïka va pouvoir nous soumettre une solution durable pour la Grèce, pays membre de l'euro», a pronostiqué Angela Merkel.

ACCORD "COMPLET" SUR LES BANQUES

La chancelière et le président ont également évoqué la recapitalisation des banques européennes, un sujet qui s'est imposé sous la pression des marchés, inquiets des capacités de résistance du système bancaire européen face à la crise financière et économique du fait de son exposition aux pays les plus mal en point.

La première a souligné que Paris et Berlin étaient "déterminés à faire ce qu'il faut pour garantir la recapitalisation de nos banques".

Le président français a assuré pour sa part que l'accord entre les deux pays sur les modalités et la finalité du processus envisagé était "complet", démentant ainsi les informations faisant état de divergences sur le recours au FESF pour apporter les fonds nécessaires.

Alors que les besoins en capital des banques européennes ont été estimés entre 100 et 200 milliards de dollars par le FMI, Angela Merkel a indiqué que la nouvelle autorité bancaire européenne et le Fonds monétaire international seraient sollicités pour s'assurer que ce qui est proposé est «durable et solide».

Nicolas Sarkozy a renvoyé «à une réunion (qui se tiendra) à une date à fixer pour le détail de ce que nous ferons ».

Il a annoncé d'autre part que la France et l'Allemagne préparaient un certain nombre d'adaptations des traités européens pour renforcer l'intégration de la zone euro.

Le chef de l'Etat français a enfin répondu à ceux qui, comme le président de la Banque mondiale Robert Zoellick, reprochent aux dirigeants européens de manquer de la vision qui avait inspiré leurs prédécesseurs, en soulignant qu'il s'agissait aujourd'hui non pas de bâtir des projets mais de prendre des décisions face à une crise sans précédent.

"C'est justement parce qu'à l'époque y a eu des grandes visions qui ont omis de régler des questions qui n'étaient pas des détails que nous nous trouvons aujourd'hui à la fois à gérer la crise et à résoudre des problèmes qui auraient du être résolus bien avant", a-t-il dit.

"Tout le monde le sait, l'Europe a choisi la monnaie unique sans même réfléchir à ce que serait son gouvernement économique, sans même réfléchir aux questions d'harmonisation des politiques fiscales et économiques et il nous faut maintenant, en pleine crise, répondre à ces problèmes. Et bien, nous sommes décidés à le faire !"

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Commentaires
a écrit le 10/10/2011 à 14:21 :
Madame Merkel ;
faites attention aux promesses de NOTRE NIKOLAS !! c'est son mot favoris et les français ont payé leur frais !!
voilà Madame , un ami qui vous veut du bien !!
Réponse de le 10/10/2011 à 19:15 :
moi je crois qu'elle n'est pas dupe et qu'elle jubile de le voir s'enliser.
a écrit le 10/10/2011 à 13:41 :
Nième rencontre, nième bla-bla ... Depuis combien de mois amuse-t-on la galerie ?
Et tout ça pour ça : il faut renflouer les banques ! Comme l'écrit la vigie, depuis la crise elles ont distribué 25 milliards d'Euros à leurs actionnaires. Tant que les peuples laisseront faire, on continuera joyeusement à nous mener dans le mur.
Réponse de le 10/10/2011 à 14:03 :
Vous avez raison,j'ai oublié dans mon énumération les bla-bla,la crise.
a écrit le 10/10/2011 à 13:20 :
Ils en ont de la constance tous ces internautes qui villipendent à qui mieux-mieux les banques,les Etats Unis,les socialistes,les allemands,N Sarkozy,les riches,M Le Pen,les actionnaires,A Montebourg...etc,etc,etc...ça doit cacher quelque chose.
a écrit le 10/10/2011 à 12:50 :
Malgré les apparences la seule à tenir tête à Sarkozy et à éviter d'être emmenée par les français dans les sables mouvants (tiens ça me rappelle une fameuse allocution de notre Président au Mont Saint Michel, prémonitoire non?, je vaux dire le bourbier français), c'est Merkel. Elle à pris sa bouée FMI et n'hésite pas à marcher (comme un bon cheval qu'elle est, d'ailleurs heureusement la marée remonte très vite) sur la tête des banques créancières des PIGS. Sarko n'a donc pas la moindre chance d'obtenir, pour des motifs d'ailleurs qui semblent totalement fallacieux ou technocratiques, que le FESF intervienne d'une façon ou d'une autre pour re capitaliser les banques françaises. La copie française est une habituée du 0 pointé mais on fait en sorte de dire que nous avons la cote auprès de l'appréciateur.
Réponse de le 10/10/2011 à 13:29 :
Merkel, kel mer pour nous tous, Merkel c'est la sainte patrone du service après vente du zeuro pointé du doigt!
a écrit le 10/10/2011 à 11:01 :
NON NON ET NON! je refuse tout net que l'on aide à nouveau les banques.
Depuis la crise 25 Milliard distribués aux actionnaires qui aurait du être employé à améliorer le niveau de liquidité. On paie pour que les actionnaires se rincent!! C'est SCANDALEUX. BON SANG Réveillez vous!!!!!!!
a écrit le 10/10/2011 à 7:45 :
Ecore des mots, toujours des mots. C'est du théâtre ni plus ni moins avec de très mauvais acteurs mis en place par des électeurs paresseux qui ne regardent plus - télécratie oblige - que le look et sont devenus si peu exigeant sur le contenu des choses.
a écrit le 10/10/2011 à 7:41 :
Le seul plan possible et l'interdiction definitive pour une banque Europeene d'acheter des fonds Americains. Ils nous ont tellement entubé avec leurs placements/arnaques qu'on pourrait leur declarer la guerre. On a attaqué des pays pour moins d'argent que ca.
a écrit le 10/10/2011 à 6:53 :
resultat: pas d'accord on verra plus tardpour eteindre l'incendie il est urgent d'attendre qu'il n'y ait plus rien à bruler
a écrit le 09/10/2011 à 22:29 :
En d´autres termes " pas d´accord G2 " !
a écrit le 09/10/2011 à 21:03 :
Nous n'acceptons plus de sauver les banques avec des fonds publics. Nous ne voulons plus de cadeau aux banques. Si elles ont besoin d'aide il faut en profiter pour le leur faire payer très cher et leur imposer des conditions strictes. Prends garde Sarko, tout cadeau aux banques sera sévèrement sanctionné dans les urnes quand tu essaieras de te faire réélire.
a écrit le 09/10/2011 à 20:57 :
Espérons qu'une autocritique pour des centaines de milliards évaporés sera suffisante.
a écrit le 09/10/2011 à 19:41 :
Vu l'attente d'une proposition de la troïka sur la Grèce, vu l'accord sur la recapitalisation des banques, la solution semble bien être un défaut partiel de la Grèce style 50% de réduction de la dette. Comme l'indiquait l'autre article sur l'estimation probable de défaut partiel sur l'Italie, l'Espagne et le Portugal, qui permettait d'arriver au chiffre de 200 milliards d'euros de recapitalisation, les banques européennes vont donc devoir absorber le même montant en pertes sur les 2/3 prochaines années.
Réponse de le 10/10/2011 à 9:29 :
La vous y allez un peut fort, arrêtez d'hurler avec les loups, qui a dit que l'Espagne et l'Italie étaient en défaut de paiement ? personne a part les médias.. encore pour faire du sensas...
J'ai l'impression que l'on commence a faire et dire n'importe quoi !
Par contre il est hors de question de mettre a contribution le FESF pour ré capitaliser les banques privées, comme elles aiment bien les privatisations et autres systèmes dé-régulés, elles doivent faire appel exclusivement au secteur privé!
Et si par malheur elles n'arrivent pas a s'en sortir, et bien ce sera la même sanction qu'une TPME en difficulté, la faillite pur et simple, c'est la loi du marché mon cher Watson, ce marché qu'elles aiment et qu'elles vénèrent comme un dieu !
Il est bon a retenir que l'état garanti les dépôts jusqu'à 70000 euros, donc non a une double intervention de l'état ! et surtout que l'on sépare les banques de dépôts des banques d'investissements, les dépôts ne doivent en aucun cas servir de fonds propres pour les baques d'investissements, car cette argent ne leurs appartient pas !

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