Le Premier ministre libéral Donald Tusk reconduit en Pologne

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Le Premier ministre polonais Donald Tusk et son parti libéral, la Plateforme civique (PO), ont remporté les élections législatives de dimanche, avec 38,96% des voix.

En remportant les élections législatives avec près de 39 % des voix, selon les résultats portant sur 93 % des bureaux de vote, le parti libéral Plateforme civique (PO), du premier ministre Donald Tusk se maintient au pouvoir. La coalition sortante, formée par les libéraux et le parti paysan (PSL) - qui réalise un score de près de 10 % - conserve la majorité avec 236 députés sur les 460 sièges du parlement, selon un décompte de la Commission électorale nationale.

La PO a devancé le parti conservateur d?opposition Droit et justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski qui réunit 30 % des suffrages, tandis que le tout nouveau parti de gauche anticlérical, le Mouvement de Palikot (RP) a créé la surprise en rassemblant près de 10 % des voix. Les Polonais connaîtront mardi les résultats définitif de cette élection visant à renouveler les membres de la Diète (chambre basse du parlement) ainsi que du Sénat.

L'exception européenne

La reconduction d?une coalition à la tête du gouvernement est une première dans la Pologne post-communiste, preuve que la politique libérale mise en ?uvre par Donald Tusk jusqu?à présent, dont le bilan économique est positif, a convaincu les électeurs polonais. La Pologne fait en effet figure d?exception au sein de l?Union européenne (UE). Avec un taux de croissance de plus de 5 % en 2008, elle est le seul pays de l?UE dont l?économie a continué de croître durant la crise. Varsovie affichait un taux de croissance de 3,8 % en 2010. La raison : une politique draconienne de baisse des impôts et des projets de construction basés en partie sur des aides européennes qui ont continué de tirer l?économie.

Donald Tusk, premier Premier ministre réélu en Pologne depuis la chute du communisme en 1989, a promis de ramener le déficit budgétaire en dessous de 3 % du PIB (produit intérieur brut) dés l?année prochaine. Cet objectif est basé sur un taux de croissance attendu de 4 % en 2012. Mais alors que Goldman Sachs a ajusté sa prévision de croissance à 3,8 % l?an prochain, BNP Paribas et Citigroup sont moins optimistes. Ils annoncent respectivement des perspectives de croissance de 2,3 et 1,9 %.

Maintien de la politique d'austérité

Et pour garantir un tel résultat, le gouvernement a passé cette année un sacré coup de rabot sur les dépenses budgétaires. La contribution de l?Etat aux fonds de pensions privés a été réduite, les salaires des fonctionnaires gelés, et la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) augmentée d?un point pour s?élever à 23 %. Avec la mise en place de telles mesures, le gouvernement libéral s?attend à ramener le déficit budgétaire à 5,6 % du PIB en 2011. Ce dernier s?élevait à 7,9 % du PIB en 2010. Le résultat de ces élections devrait rassurer les investisseurs. L'agence de notations Standard & Poor's a d'ores et déjà affirmer maintenir la note de l'économie polonaise à A -.

La Pologne, qui a pris ces dernières années une place prépondérante sur l?échiquier européen, semble désormais être l?exemple d?une transition économique et politique probante aux yeux de certains. Pour preuve : des délégués des pays du "printemps arabe" ont suivi, ce dimanche, le déroulement des élections législatives en Pologne. Invités par le ministère polonais des Affaires étrangères, les quinze responsables tunisiens, libyens et égyptiens espéraient pourvoir comparer la mise en ?uvre et le déroulement d?élections dans cet ancien pays communiste avec "le code qu?[ils ont] prévu pour les élections à l?Assemblée constituante du 23 octobre", en ce qui concerne les délégués tunisiens.
 

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