La grogne contre la gestion de la crise grecque va crescendo

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Aline Robert
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Des députés socialistes au Premier ministre luxembourgeois, en passant par le prix Nobel d'économie, les critiques se généralisent sur la façon dont le couple franco-allemand gère la crise de la dette souveraine depuis plusieurs mois.

 "L'indécision et l'attentisme aggravent la crise (économique et financière), dont la résolution coûtera dès lors davantage qu'elle n'aurait coûté si les bonnes décisions avaient été prises quand il le fallait."  Le socialiste Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances à l'Assemblée, a sévèrement critiqué la gestion de la crise de la zone euro. "La crise dure depuis trois ans et elle s'est aggravée considérablement depuis trois mois", renchérit-il dans un entretien à Reuters.

Des critiques très politiques, à deux jours du second tour des primaires du parti socialiste, dans lesquelles François Hollande, soutenu par le président de la Commission des Finances, est candidat.

A l'échelle de l'Europe, ces remarques sont néanmoins loin d'être isolées. Ainsi hier, Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg mais surtout président de l'eurogroupe, avait également remis en question l'action du couple franco-allemand. Malgré la multiplication des sommets et autres réunions, les mesures concrètes manquent et aucun consensus n'apparaît véritablement en Europe.

"Si vous regardez les 12 derniers mois, environ 70% des propositions franco-allemandes n'ont pas abouti à une décision", a  déclaré Jean-Claude Juncker au quotidien économique allemand Handesblatt. L'homme politique devait rencontrer jeudi après-midi le président grec, George Papandréou

Des discussions sont actuellement en cours avec les parties prenantes de la dette grecque, afin que les créanciers du pays se mettent d'accord sur la perte qu'ils sont prêts à accepter. Selon le lauréat du prix Nobel de l'économie, Christopher Pissarides, la Grèce devrait éviter le défaut si ses créanciers acceptaient d'enregistrer une perte de 50 % sur leurs obligations.

"Je suis optimiste sur l'évolution de la crise, mais je ne crois pas que le niveau de perte envisagé pour les créanciers soit suffisant pour l'heure" a-t-il indiqué. Les ministres des finances évoquent une perte (ou haircut, "coupe") de 20 % de la valeur des obligations grecques. Selon Christopher Pissarides, c'est une réduction de 50 % de la valeur de ces obligations qu'il est aujourd'hui nécessaire d'effectuer, sans quoi le pays ne pourra faire face à ses engagements. La dette de la Grèce représente aujourd'hui 160 % de son PIB.

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a écrit le 15/10/2011 à 13:39 :
Tout cela est trop compliqué pour tout le monde, y compris les politiques, les financiers et les économistes, même les prix Nobel : "Selon le lauréat du prix Nobel de l'économie, Christopher Pissarides, la Grèce devrait éviter le défaut si ses créanciers acceptaient d'enregistrer une perte de 50 % sur leurs obligations".
En bref, si le créanciers accepte de ne pas être payé, le débiteur n'est plus débiteur et ne fait pas défaut. C'est encore plus fort qu'une "bad bank" !
Réponse de le 15/10/2011 à 16:56 :
Il me semble que vous n'avez pa bien lu: "la Grèce devrait éviter le défaut si ses créanciers acceptaient d'enregistrer une perte de 50 % sur leurs obligations"
Donc les créanciers récuperent 50% quand même!
Selon moi la Grèce ne s'en sortirait pas, même si les créanciers acceptaient d'enregistrer une perte de 50 %. Il faudrait qu'ils renoncent au moins à 80% de leurs obligations pour que la Grèce ai une chance de s'en sortir. La Grèce n'a ni matières premières ni industrie. Comment voulez-vus qu'ils s'en sortent. Les touristes préfèrent aller en Turquie. Ce qui est comprehensible vu les prix en Grèce.
a écrit le 14/10/2011 à 9:03 :
et voila qu'on est reparti pour un tour de "yavaika"
Réponse de le 14/10/2011 à 9:45 :
je crois surtout que plus personne ne sait exactement qoui faire nons somme dans un cercle vicieux ou les vases communicants jouent un role devastateur si on donne a la grece on augmente les dettes souveraine mme chose si on donne aux banques ou a la fesfs et d'autres "defaut de paiement se precisent italie;espargne ;portugal et...nous et les autres et a part la planche a billets y'a plus de sous
a écrit le 14/10/2011 à 7:18 :
Mr.Papandreou est le premier ministre Grec et le president Mr.papoulias.
Il est triste de voir que l?Europe se ce mesure en deux états,connesons nous au mois le point vu des autres européens?
a écrit le 14/10/2011 à 7:10 :
PAPANDREU est le premier ministre grec le president ce mr.papoulias
a écrit le 14/10/2011 à 6:46 :
On entend toujuors parler du couple franco allemand pour régler les problèmes de la dette ou ceux de l'europe en général ! Mais les autres pays n'ont-t-ils pas droit à la parole ?L'euro groupe comprend bien 17 pays !.Que font donc les 15 autres pays? Ils attendent,le petit doit sur la couture du pantalon ? J'aimerait qu'on m'explique!!Seuls les plus forts ont-t-ils droit à la parole.Drôle de démocratie !!!
a écrit le 13/10/2011 à 16:01 :
Il faut que la production de la monnaie revienne aux Etats ! Jetons les 1% et leurs caporaux en prison !!
Réponse de le 14/10/2011 à 7:25 :
Pas en prison, aux lions.

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