Croissance américaine : c'est mieux, mais pas suffisant

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La croissance américaine cet été a fait mieux que prévu. Mais cette amélioration ne suffit pas pour peser sur les chiffres du chômage

La croissance économique des Etats-Unis s'est nettement renforcée pendant l'été, mais reste encore insuffisante pour faire baisser le chômage, selon la première estimation officielle du produit intérieur brut américain du troisième trimestre publiée jeudi à Washington.

De juillet à septembre, le PIB américain a progressé de 2,5% en rythme annualisé par rapport aux trois mois précédents, a indiqué le département du Commerce.

Ce chiffre est supérieur à l'estimation médiane des analystes, qui donnait une croissance de 2,3%, et traduit une nette amélioration de l'économie américaine.

Selon le ministère, la croissance , qui s'était effondrée à 0,4% au premier trimestre avant de remonter à 1,3% au deuxième, a retrouvé ainsi le niveau de son point haut de l'été 2010.

L'accélération de la croissance au troisième trimestre reflète "celle des dépenses de consommation des ménages et de l'investissement privé hors logement et un ralentissement de la baisse des dépenses des Etats fédérés et des collectivités locale" dont les effets ont été compensés en partie par un ralentissement de la hausse des stocks plus fort qu'au printemps, écrit le ministère dans un communiqué.

La consommation a progressé de 2,4% au troisième trimestre, contre seulement 0,7% au deuxième, apportant 1,7 point de croissance au pays, selon le ministère. Elle est encore loin cependant d'avoir retrouvé sa vigueur des trois derniers mois de 2010.

En hausse de 16,3%, l'investissement privé hors logement a été tiré par les dépenses des entreprises en immobilisations productives (+17,4%). C'est sa progression la plus forte depuis le deuxième trimestre 2010, et elle a fait gagner au pays 1,6 point de croissance , précise le ministère.

Selon ses données, le commerce extérieur a apporté 0,2 point de croissance , comme au printemps, les effets bénéfiques de l'accélération des exportations ayant été effacés par une progression équivalente des importations.

La dépense publique, qui avait pesé sur la croissance au deuxième trimestre, a eu une contribution nulle au troisième: les dépenses de l'Etat fédéral ont progressé pour le deuxième trimestre d'affilée, permettant de compenser les effets du recul de celles des Etats fédérés et des collectivités locales.
Selon les chiffres du ministère, le frein le plus puissant à la croissance a été le net ralentissement de la hausse des stocks, qui a fait perdre près de 1,1 point de hausse du PIB au pays. Plusieurs économistes estiment que ce frein devrait lâcher pendant l'automne sous l'effet d'une accélération de la production stockée.

Signe du marasme persistant du marché immobilier, l'investissement privé dans le logement a eu un effet quasi nul sur la croissance au troisième trimestre.
Malgré le net renforcement de la croissance américaine dont témoigne les chiffres du ministère, celle-ci reste tout juste suffisante pour empêcher le chômage de monter.

Les dirigeants de la banque centrale (Fed), estiment en effet qu'entre 2,5 et 2,8%, la croissance permet simplement d'absorber les jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail.

Pour faire baisser le chômage de masse qui les frappe depuis plus de deux ans, et qui s'élevait à 9,1% en septembre, les Etats-Unis ont besoin de voir leur économie s'améliorer encore.

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a écrit le 30/10/2011 à 12:15 :
il ne faut pas oublier que la dette globale privé+publique se monte à (69000 milliards) 40% privé, 60% publique, soit 412% du PIB, 6 états sont en faillite, certains états remettent en circulation des pieces d'or, d'argent, de cuivre comme monnaie alternative, après les elections américaines, le dollar explose, il ne tient qu'a la confiance, la crise européenne leur permet de gagner du temps, mais pas pour très longtemps, pour nous c'est pas trop tard, eux ils sont en train de tomber dans le grand canyon.
a écrit le 30/10/2011 à 9:36 :
Cette course à la croissance nous tuera tous. La bêtise humaine est infinie. La croissance infinie est impossible. D'où toutes les magouilles des banksters pour faire durer la chose. Pauvres riches !
a écrit le 27/10/2011 à 22:47 :
C'est essentiellement un rattrapage suite au ralentissement après la catastrophe de Fukushima.
a écrit le 27/10/2011 à 17:26 :
le pib a augmente de2.5% c'est le chiffre non corrige de l'inflation celle ci est aussi de 2.5% alors quel est le pib reel
a écrit le 27/10/2011 à 17:26 :
On critique l'Euro, on critique l'Europe ! ! Et le déficit abyssal des USA, qu'en est Il ? L'Europe n'a ni l'envie, ni la possibilité de sauver les USA ; car si on a déplacé le problème sur l'Europe, au bout du compte, le gros problème ce sont les USA. Et c'est bien de cela qu'il s'agit ! Qu'en disent MOODYS ! Standard & Poors, and FICHT, ses valets ? Et les marchés s'acharnent sur l'Europe de peur d'affronter les USA ! Mais, ils y viendront tôt ou tard..Alors ...Gare... !
Réponse de le 27/10/2011 à 18:09 :
Déjà la chine se dit lasse de financer le déficit colossal et a demandé un effort aux ricains ! jusqu'où ?...
a écrit le 27/10/2011 à 14:56 :
il faut voir l'état misérable des Etats-Unis, la pauvreté est partout. Toutes les couches sociales sont jetées au chômage.
Réponse de le 27/10/2011 à 18:07 :
les states ont trop d'écarts de revenus ! les classes moyennes paient plus d'impots
que les plus nanties - la pauvreté a explosé autant que la richesse de 1 pour cent de la population .... ce sont les financiers de wall street qui gouvernent ! voyez le nombre d'indignés ! c'est nouveau là bas cette forme de protestation ?
a écrit le 27/10/2011 à 14:52 :
Surtout que comme à chaque fois le taux de croissance sera revu à la baisse.

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