Grâce à sa forte croissance, Berlin a nettement réduit son déficit

 |   |  327  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
La croissance de la première économie européenne a atteint 3% en 2011, lui permettant de ramener son déficit public à 1% du PIB, selon Destatis.

La croissance économique allemande a atteint 3% en 2011, lui permettant de réduire son déficit public à 1% du PIB et de respecter les critères de discipline budgétaire européenne, selon des chiffres publiés ce mercredi par l'office des statistiques Destatis. En 2010, la première économie européenne avait enregistré une croissance record de 3,7%, avec un déficit public de 4,3%.

Au quatrième trimestre, le PIB devrait toutefois avoir reculé d'environ 0,25%, selon Destatis.

En 2011, la consommation a crû de 1,5%, alors qu'elle était jusqu'ici le point faible de l'Allemagne. Les exportations ont crû de 8,2%, et l'investissement privé en biens d'équipement a augmenté de 8,3%, selon des chiffres provisoires.

A 26,7 milliards d'euros, soit 1% du PIB, le déficit public est revenu sous les 3% imposés par les traités européens pour la première fois depuis 2008. L'Allemagne semble avoir continué de croître plus vite que ses grands voisins, qui n'ont toutefois pas encore publié leurs chiffres officiels.

La France table sur une croissance de 1,75%, et un déficit public inférieur à sa cible officielle de 5,7%. Le Royaume-Uni prévoit une croissance de 0,9% en 2011, et un déficit public de 8,4% pour l'année budgétaire 2011-2012 (qui s'achève en mars).

De l'avis des économistes, l'économie allemande devrait fortement ralentir en 2012, voire reculer en début d'année, en raison de la crise de confiance qui mine la zone euro et qui devrait l'atteindre. Le gouvernement table sur une croissance de 1%.

Le modèle économique de l'Allemagne, fondé sur une puissante industrie exportatrice, a permis un rebond vigoureux après une profonde récession en 2009 et une fonte du chômage, au prix d'un accroissement des inégalités.

La multiplication des emplois à temps partiel, couplé à une diète salariale généralisée ont empêché le taux des Allemands qui se situent sous le seuil de pauvreté de descendre en dessous de 14% où il stagne depuis plusieurs années, selon une étude récente.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :