Viktor Orban prêt à une concession sur la banque centrale

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Le gouvernement hongrois est prêt à renoncer à son projet de fusion entre la banque centrale et l'autorité de régulation des marchés.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbana, annoncé, ce vendredi, que le gouvernement pourrait remettre en question son projet de fusion entre la banque centrale et l'autorité de régulation des marchés. Il accède ainsi à une demande de la Commission européenne.

Cette décision est la première traduction concrète de la volonté de compromis affichée par le chef du gouvernement conservateur depuis une semaine, pour tenter de trouver un accord de financement international.

Mardi, Bruxelles avait lancé une triple procédure d'infraction pour des lois jugées liberticides sur l'indépendance de la banque centrale, le pouvoir judiciaire et l'autorité de contrôle des données.

"Naturellement, plusieurs lois pourraient devoir être modifiées, mais ce n'est pas dans le pouvoir du gouvernement, ce ne peut être fait que par le Parlement, et nous ferons des propositions à cette fin", a déclaré Viktor Obran sur les ondes de la radio d'Etat. "Concernant la loi sur la banque centrale, ils se sont interrogés sur la fusion de la banque et du régulateur PSZAF (...). Le plus facile sera d'abandonner la fusion de ces deux institutions. Elles opéraient séparément et continueront de le faire à l'avenir", a-t-il ajouté.

L'autre point de désaccord avec Bruxelles sur la banque centrale porte sur l'élargissement de son conseil de politique monétaire et la nomination d'un troisième gouverneur adjoint par le Premier ministre. Le chef du gouvernement n'a pas donné de précisions sur ces sujets, mais il a indiqué qu'à l'exception d'un plafonnement des salaires de la fonction publique qui aura des répercussions sur la banque centrale, "il est possible de parvenir à un accord sur tous les autres points".

Viktor Orban s'attend à conclure un accord politique avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, à l'occasion d'une réunion la semaine prochaine.

Après avoir été reléguée en catégorie spéculative par les trois grandes agences de notation au cours des deux derniers mois, la Hongrie a vu ses coûts de financement s'envoler et sa monnaie chuter. Cette évolution a contraint le Premier ministre à solliciter, fin novembre, l'aide du FMI et de l'Union européenne, alors qu'il y  était farouchement opposé jusque-là.

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Commentaires
a écrit le 23/01/2012 à 21:37 :
Maigre concession.
a écrit le 20/01/2012 à 16:24 :
il est amusant de voir ces technocrates de Bruxelles s?exciter sur la menace de l?indépendance de la banque Centrale Hongroise alors qu?ils demandent à la BCE d?émettre du papier monnaie pour continuer à augmenter les dettes souveraines des états de l?UE. Cela envers et contre la politique de la BCE. Oui à l?Europe mais pas avec cette équipe de clowns de la commission.
a écrit le 20/01/2012 à 10:54 :
Il faut sortir de l'union soviétique européenne
a écrit le 20/01/2012 à 10:01 :
La Hongrie et quelques milliards valent bien un petit renoncement.
a écrit le 20/01/2012 à 9:29 :
Le PSZÁF (Pénzügyi Szervezetek Állami Felügyelete) est l'abréviation de (Institution) Superviseur Gouvernemental des Entreprises Monétaires.

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