S&P constate la défaillance de la Grèce et abaisse sa note

"Si un nombre suffisant de détenteurs d'obligations [publiques] grecques n'acceptaient pas l'offre d'échange, nous pensons que la Grèce présenterait un risque imminent de défaut de paiement", écrit S&P.
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L'agence d'évaluation financière américaine Standard and Poor's a constaté lundi la défaillance que constitue l'opération d'effacement de la dette publique grecque lancée vendredi, en abaissant la note de la Grèce à SD (défaut de paiement sélectif). Cette note traduit un défaut de paiement partiel, indique S&P, qui envisage de relever la note du pays à CCC, note attribuée à des émetteurs de qualité médiocre présentant un vrai risque de non-remboursement, lorsque cette opération aura été intégralement réalisée, probablement vers la mi-mars.

La décision de S&P était attendue dans la mesure où l'agence avait indiqué par le passé qu'elle ferait passer la Grèce par la note SD sitôt que l'accord mettant en oeuvre le renoncement de créances était consenti par les établissements financiers privés sur la dette publique d'Athènes. En revanche "si un nombre suffisant de détenteurs d'obligations [publiques] grecques n'acceptaient pas l'offre d'échange", écrit S&P dans un communiqué, "nous pensons que la Grèce présenterait un risque imminent de défaut de paiement".

L'opération d'échange lancée vendredi doit permettre à la Grèce, si elle réussit, d'obtenir un effacement de dette de 107 milliards d'euros de la part de ses créanciers privés.

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Commentaires 7
à écrit le 28/02/2012 à 13:09
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Le côté "carabinier d'opérette" des agences de notation s'améliore. Encore un effort mes braves, vous y êtes presque.

à écrit le 28/02/2012 à 10:37
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Il ne faut pas être hypocrite : la Grèce est en défaut partiel de paiement, vu qu'elle a effacé 100 milliards de dette. Toute tentative de faire croire que les banques étaient "volontaires" pour perdre une telle somme est un pur mensonge.

à écrit le 28/02/2012 à 9:04
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En fait l'agence crée l'évènement. Ce qui lui donne l'apparence d'avoir eu raison. C'est bien le problème de l'effet et de la cause. Cela donne aux agences une puissance injustifriée et dangereuse.

à écrit le 28/02/2012 à 7:30
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ça va finir quand ces histoires ?

à écrit le 28/02/2012 à 7:01
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un acharnement contre ce malheureux pays dégueulasse, cette agence est une honte.

le 15/03/2012 à 20:31
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Quel acharnement ? Je suis bien d'accord avec normal, quand la grèce efface 100 milliards d'euros de sa dette les agences de notation se doivent de le reconnaître.

à écrit le 28/02/2012 à 2:04
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deux lard dent fond céder porc tout verte.

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