Pour Ben Bernanke, les banques ont trop durci leurs conditions de crédit

Le président de la Réserve fédérale américaine reconnaît que de nombreux acheteurs solvables ne peuvent plus accéder au marché immobilier.
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Les banques ont tellement durci leurs conditions d'octroi de crédits que de nombreux acheteurs solvables ne peuvent plus accéder au marché immobilier aux Etats-Unis, des pratiques qui ne devraient probablement pas s'assouplir bientôt, a dit jeudi le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke.

S'exprimant lors d'une conférence à Chicago, Ben Bernanke a souligné les problèmes de disponibilité du financement hypothécaire, alors même que les banques sont actuellement en meilleure santé que lors de la crise financière de 2007-2009.

"Il est entendu qu'un retour aux conditions d'octroi de prêts d'avant la crise ne serait pas approprié", a déclaré le président de la Fed. "Toutefois, les conditions actuelles peuvent limiter ou empêcher l'accès au crédit à beaucoup d'emprunteurs solvables".

Les pratiques d'octroi de prêt laxistes, y compris ceux dits "mensongers" distribués aux emprunteurs qui fournissaient peu de garanties sur leur emploi et leurs revenus, ont été citées comme un des élements clés qui a contribué à précipiter la crise financière.

Ben Bernanke a noté que le contrecoup des banques face aux critiques sur leurs pratiques de prêt, qui sont maintenant beaucoup plus strictes, pouvait être exagéré et qu'il serait dur à renverser.

"Beaucoup d'éléments suggèrent que cette situation sera difficile à retourner rapidement, dont la reprise lente de l'économie et du marché immobilier, les incertitudes persistantes sur l'avenir des entreprises soutenues par le gouvernement, le manque d'un marché de titrisation éticketé comme sain et l'attitude prudente des prêteurs", a dit Ben Bernanke.

La reprise du marché immobilier aux Etats-Unis, toujours déprimé, est jugé comme indispensable à une reprise durable de la croissance américaine.

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Commentaires 4
à écrit le 11/05/2012 à 16:19
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On va lui tirer les éticketes à ce journaliste manque de correcteur certain. Sinon bizarre de faire la leçon aux banquiers frileux car quand ils faisaient n'importe quoi ça semblait normal à ce mr Bernanke! Il n'est pas fiable.

à écrit le 11/05/2012 à 11:03
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Logique mon vieux tu les as sauvé de la faillite, et maintenant comme elles savent que rien n'est réglé au fond, eh bien elles sont au fond de la caverne marine, telles les murènes ....Par contre toi M. Bernanke tu les as trop relâchées les vannes du...

à écrit le 10/05/2012 à 23:26
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quand le batiment va tout va.. c'est ce que les americains pensent, la france aussi pourtant IL y a des modeles economiques ou l'immobilier n'est pas le moteur de la croissance. L' Allemagne en est l'exemple!

à écrit le 10/05/2012 à 21:03
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J'ai une question: pour ou contre la QE? Seule l'Allemagne a rétabli sa production d'avant crise, or il n'y a pas eu sous Trichet de QE européen. Le déficit américain rapporté à notre population, c'est 209 milliards ?... Qui paye?

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