La Fed s'inquiète de la "falaise budgétaire" américaine

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La réserve fédérale américaine (Fed) fait état dans ses minutes publiées mercredi d'un "risque important" lié à la gigantesque dette publique américaine. Celle-ci pourrait acculer le pays dans une situation inextricable, comparée à une "falaise".

 Le répit fut bref. Outre-Atlantique, le vent de panique lié au plafond de la dette à l'été 2011 semble se lever à nouveau. Les dirigeants de la réserve fédérale américaine (Fed) voient dans "la possibilité d'un brusque assainissement des finances publiques aux Etats-Unis" un "risque important". C'est ce qu'indiquent les minutes de la réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC) des 24 et 25 avril publiées mercredi.

Sur l'échelle du risque de la Fed, cette éventualité vient après la menace "considérable" que font peser les "tensions sur les marchés financiers mondiaux", soit: la crise de la dette européenne et ses conséquences financières. Si les inquiétudes exprimées par la Réserve fédérale sur l'Europe ne sont pas nouvelles, c'est la première fois que les minutes insistent de la sorte sur ce que les américains appellent désormais la "falaise budgétaire" ("fiscal cliff"). Cette image renvoie à la gravité de la situation à la fin de l'année si aucun accord n'est entériné d'ici là au Congrès sur la façon de réduire la dette publique, qui représente environ 100% du PIB américain.

Contexte électoral
Ce sujet est un point de désaccord profond entre le camp démocrate du président Barack Obama et l'opposition républicaine, qui dispose d'un pouvoir de blocage au Capitole. Sans accord, un certain nombre de mesures de relance et de réductions d'impôts expireront en même temps qu'entreront en vigueur des baisses automatiques des dépenses publiques. Selon les estimations, la baisse de la contribution économique de l'Etat qui résulterait de cette contraction budgétaire pourrait être comprise entre 3 et 5% du PIB américain.
Alors que la croissance américaine tourne aux alentours de 2,2%, sans véritable perspective d'amélioration nette à court terme, la probabilité d'un retour à marche forcé vers l'équilibre budgétaire aux Etats-Unis inquiète. A l'issue de sa réunion d'avril, la Fed avait indiqué qu'elle comptait apporter encore longtemps un soutien important au redressement économique du pays. Son président, Ben Bernanke, avait cependant averti que "la profondeur de la falaise budgétaire [était] telle" que la banque centrale n'aurait "absolument" aucun moyen d'en "compenser les effets sur l'économie".

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Commentaires
a écrit le 18/05/2012 à 18:08 :
non ? la FED s'inquiète ? la dette est une falaise ?
et bien, je pense que la crise actuelle comme celle de 29, a duré 10 ans jusqu'à ce que la guerre détruise tout et que la croissance reparte. Cette crise ci est identique à peu de chose près, comme après 29 on veut nous faire croire que l'endettement; les grands travaux, le keynesianisme ont sauvé le système. Dans les fait il n'en est rien, toutes les mesures actuelles, austérité, planche à billet; confiscations des épargnes, de l'or ont été tentés, en vain, ce n'est que le conflit mondial qui a relancé le moteur, l'industrie de l'armement us s'est refait la cerise, il fallait tout reconstruire en europe et au japon, l'économie s'est mise à tourner, les états unis ont commencé à nous vendre leur culture, leurs machines à laver...quelques crédits bien distribués ont fait le reste...nous en sommes actuellement au même point...nous sommes à N+-3 après le début de la crise....la guerre n'est venue qu'en 1939...nous n'en sommes qu'aux prémisses...la question est d'où viendront les conflits ? nous avons une petite idées de ce qui peut arriver au moyen orient; dans le nord de l'afrique...mais pour l'europe ? il est diffcile d'appréhender des conflits chez nous, mais avec la situation actuelle, la dette astronomique aux états unis et les tensions qui se font jour en Grèce, en italie, en espagne, la question est de savoir où cela craquera et quand ?
a écrit le 18/05/2012 à 10:32 :
A force de faire des baisses d?impôts pour les plus riches depuis Reagan, l'état US vit à crédit et se rapproche de la faillite. Les routes américaines deviennent aussi pourries qu'en Afrique, en témoigne le nombre de pneus crevés sur les bas-cotés, et les écoles ferment car le budget est à sec. L'égoïsme poussé à son paroxysme commence à déglinguer les infrastructures US, mais les millionnaires pourront s'acheter un nouveau jet privé pour éviter de rouler dans les nids de poule.
a écrit le 18/05/2012 à 8:58 :
Le déficit des USA est de 10%, soit bien plus que celui de la Grèce. Sa dette est de 100% du PIB? soit bien plus que celle de l'Espagne. Les USA arrivent à faire un petit 2% de croissance uniquement au prix de 10% de déficit public... Tout va bien aux USA Mme la marquise !!!
a écrit le 17/05/2012 à 18:36 :
Faut lire le livre la fin du dollar, quand ca va peter ca va faire mal, les chinois prendront la place.
a écrit le 17/05/2012 à 15:09 :
Ahhh enfin un article qui permet de mettre en réelle perpective l'économie occidentale et pas seulement l'économie Européenne .... Et jusque là on entendait qu'il n'y avait aucun risque avec les US parce que leur banque permettait de résoudre ces problèmes en monétisant la dette ... mais visiblement cela ne suffit pas ... et ne suffira pas ... Il va falloir qu'ils coupent dans les dépenses notamment militaires alors que par exemple leur projet phare le JSF (F35) s'envole .. en terme de dépassement budgétaire ...
Réponse de le 17/05/2012 à 15:30 :
Le dollar est encore davantage la monnaie internationale que l'euro, leur situation n'est pas tout à fait comparable.
Réponse de le 17/05/2012 à 17:56 :
Effectivement ce n'est pas comparable, le dollar s'alimente des économies européennes, donc si l'euro coule, plus de bouée de sauvetage pour le dollar...
Réponse de le 17/05/2012 à 20:41 :
la seule monnaie internationale restera l'or ....
Réponse de le 18/05/2012 à 0:29 :
Tant qu'il y aura une convertibilité des monnaies en or.
Réponse de le 18/05/2012 à 6:35 :
il n'y aura plus de monnaies,plus que du papier qui ne sera donc pas convertible en or.l'or restera convertible en biens,ce qui est le plus important
a écrit le 17/05/2012 à 14:47 :
On cache au bon peuple l ' état réel des choses . En fait c'est un grand krach qui menace avec la dette publique mais aussi la dette privée . La grèce est l' amuse gueule . D'ici la fin de l' année il y aura le plat de résistance . Obama en est tellement conscient qu'il invite un socialiste dans le bureau oval pour l' encourager à débloquer la planche à billets européenne afin de soulager le dollar . Tous cherchent à gagner un peu de temps avant le grand plongeon .
a écrit le 17/05/2012 à 14:37 :
De memoire, a NYC, un ecran sur un des batiments de Mid Town montre le montant de la dette americaine. A l'epoque, l'ecran faisait les 3 cotes du batiment.
a écrit le 17/05/2012 à 12:15 :
Alors qu'Obama, la semaine dernière, faisait la morale par rapport à la gestion de la crise par les européens.
Réponse de le 17/05/2012 à 14:07 :
Obama risque de faire ses valises en novembre prochain. Romney sera très certainement le futur homme fort des Etats-Unis.
Réponse de le 17/05/2012 à 22:12 :
@Lol : Rommey fera la même morale aux Européens ... c'est quoi ton argument ?
a écrit le 17/05/2012 à 12:08 :
Solution': deux ans d imposition équivalent à la France et le problème est réglé....
Réponse de le 17/05/2012 à 14:35 :
Et comment ils vont payer leurs assurances privées (santé) et les écoles de leur mioches (pas données) ??
Réponse de le 17/05/2012 à 18:07 :
C'est pas eux qui vont payer, c'est toi et toute l?Europe, comme d'habitude les Américains ne payent rine, il font tout payer par les autres.....
a écrit le 17/05/2012 à 11:44 :
Il serait temps de reconnaître que la dette américaine est abyssale et non remboursable à ce stade (15.000 milliards de dollars) et que celle de quelques pays de l'UE ne représente qu'une ravine en comparaison (360 milliards d'euros fin 2011 pour la Grèce). Finalement, il y a plus à parier que le tsunami viendra des USA plutôt que de l'Europe.
Réponse de le 17/05/2012 à 12:30 :
si l'Europe pète à cause entre autre d'un dollar US faible (et de son corolaire c'est à dire la politique monétaire expansionniste et laxiste de Bernanke + les déficits publics abyssaux d'Obama + le laxisme fiscal US), et de la contamination du système bancaire européen par les produits structurés pourris ou à très haut risques, les USA se prendront plein la figure quoi qu'il advienne, et au plan géopolitique les conséquences qui s'en suivront sont absolument incalculables et imprédictibles.
Réponse de le 17/05/2012 à 12:37 :
Oui enfin pour comparer like-to-like, prenez en % du PIB, cela n'a aucun sens de comparer les montants absolus...
Réponse de le 17/05/2012 à 12:57 :
Peu importe, à ce stade les dettes ne sont plus remboursables dans la conjoncture actuelle qui devrait durer encore longtemps et qui va irrémédiablement les faire gonflées. Et il n'y a pas trente-six solutions pour s'en sortir : défaut de paiement ou inflation.
Réponse de le 17/05/2012 à 13:44 :
non, pas ' peu importe', si on veut analyser les choses ft etre coherent; 100% du pib, c'est a peine moins bien que la france, et c'est bcp mieux que d'autres pays
Réponse de le 17/05/2012 à 14:39 :
@Churchill : j'aime le "a peine moins bien quand cela t'arrange" : USA dette 100% du PIB, Italie 120% du PIB (mais elle n'a presque plus de déficit alors que les US sont encore à 7% de déficit ...) , Espagne le prochain "maillon" faible en Europe dette à 65% du PIB ... presque à peine mieux que les US selon tes dires Churchill ... presque ...
a écrit le 17/05/2012 à 11:15 :
100 % du PIB lol :) , reste plus qu'a demander à glodman sachs de trouver une solution à leur problème :)

Réponse de le 17/05/2012 à 14:42 :
Pas la peine ... en faisant beaucoup de bruit sur l'Europe et la Grèce ils ont probablement réorienté l'épargne des bien pensants vers leur dette ... car tout le monde a droite le sait : "les USA se sortiront toujours d'affaire" ... encore une belle croyance populaire comme celle qui expliquait que les subprimes ne faisaient courir aucun risque parce que l'immobilier allait croitre jusqu'au ciel ...
Réponse de le 17/05/2012 à 15:18 :
@ Ahbon : non, les bonnes consciences de droite ne se réorientent pas vers les Etats-Unis, qui sont surendettés. Votre commentaire me laisse pantois !
Réponse de le 17/05/2012 à 22:15 :
C'est vrai Lol tu as raison, elles ne se réorientent pas sur les dettes US ou autre , ni sur l'industrie (pas assez rentable) , ni sur l'économie réelle (trop risqué) , donc elles spéculent sur les matières premières, terres rares en attendant de nouveau produits financiers américains aux taux de 15% par an comme au bon vieux temps des subprimes ...
a écrit le 17/05/2012 à 11:10 :
Bernanke et la FED reconnaissent implicitement que leur politique monétaire expansionniste et laxiste est inopérante sur l'économie ou si peu ou pas d façon certaine et positive, mais par contre qu'elle contribue à créer des bulles spéculatives sur les actions ou le cours des matières premières. Et que la politique du dollar faible, et de taux faibles sur le dollar, le quantitative easing, fout le blinz partout ailleurs à commencer par l'Europe qui par ricochet peut faire effondrer tout le système.
Réponse de le 17/05/2012 à 11:49 :
allez l'expliquer à François Le Normal et à ses adeptes danseurs émérites de la Bastille.
Réponse de le 17/05/2012 à 11:55 :
Tu dis n'importe quoi
Réponse de le 17/05/2012 à 12:36 :
Je crois que François Hollande et son entourage sont parfaitement conscients du problème, Sarko sans doute moins et avec son obsession de faire de la France un allié modèle des USA ou plutôt un petit clone/clown (un peu comme ce qu'avait essayé de faire Aznar avec l'Espagne et on sait ce que ça a donné sur tous les plans) les plus à droite, il a fini par fermer les yeux comme Merkel c'est ça le problème.
Réponse de le 17/05/2012 à 14:11 :
@ réponse à encorelibre : non, François le Normal n'en a pas du tout conscience, vu qu'il souhaite une fuite en avant encore plus rapide en réformant les statuts de la BCE afin qu'elle prête de l'argent qui ne vaut rien et la création d'Eurobonds afin de mutualiser les dettes. Il ne veut rien faire d'autre que de déplacer le problème, sans pour autant le résoudre. Franchement, quel talent !
Réponse de le 17/05/2012 à 14:46 :
Si François Hollande et Moscovici sont nettement plus conscient de cela que "l'élite" droito-française qui se sait que répéter les dogmes "libéraux" que les américains leur ont appris ...
Réponse de le 17/05/2012 à 15:21 :
@Lol : et pourtant, on ne va pas dire que l'administration Obama, qui n' a rien fait pour désendetter les Etats-Unis, ait appliqué une politique libérale. Elle a même plutôt appliqué une politique très keynésienne, avec une création monétaire par la FED débridée, la création de nouveaux revenus de transfert, etc... Comme quoi, vous vivez pour le moins dans le faux.
Réponse de le 17/05/2012 à 15:50 :
@ @Lol:
Effectivement, comme le souligne Lol, ce que font les USA depuis de nombreuses annees (Obama comme son predecesseur...) n'a de ce point de vue rien a voir avec une politique economique de type liberale (les subprimes en constituent un excellent exemple... Voila ce qui se passe lorsque les politiques demagogiques promettent l'impossible pour se faire elire, "Vous serez tous proprietaires"... Apres, les banques ont fait le reste, c'est certain).
Réponse de le 17/05/2012 à 22:18 :
C'est sur Tyler les banques ont fait le reste ... elles n'ont surtout pas expliqué à leur clients en quoi consistait les subprimes (sinon personnes en aurait voulu , pas fou) , elles n'ont pas fait le minimum qu'exigeait leur profession (vérifier la solvabilité des créanciers , que l'état demandait néanmoins car c'est juste la réglementation ...) , mais les bonus , elles les ont pris , ça oui ....
Réponse de le 18/05/2012 à 8:41 :
Les multinationnales ne paient plus l'impot,qu'on les remette à contribution.

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