L'Inde, maillon faible du groupe des BRICS

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L'Inde a la notation financière la plus basse du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Standard & Poor's a confirmé que la dette émise par le pays pourrait bientôt passer en catégorie spéculative.

L'agence de notation Standard & Poor's, qui avait déjà abaissé la perspective de la note indienne de "stable" à "négative" en avril, a confirmé ce mercredi qu'elle risquait d'abaisser la note souveraine de l'Inde dans les deux ans, en dépit d'un nouveau programme de réformes économiques lancé en décembre. "Un déclassement est probable si les perspectives de croissance économique du pays s'assombrissent, si sa position extérieure se dégrade, si son climat politique empire ou si la réforme budgétaire ralentit", a expliqué l'agence.

A un cran de la catégorie "junk"

L'Inde est actuellement notée BBB- par l'agence. Elle est déjà la plus mal notée du groupe des "Brics", qui comprend également le Brésil, la Russie, la Chine et l'Afrique du Sud. Si S&P met ses menaces à exécution, l'Inde sera le premier d'entre eux à passer en catégorie dite "spéculative".  Seul espoir de maintenir sa dette en catégorie "d'investissement", a précisé l'agence dans un communiqué : réduire le déficit budgétaire structurel, encourager l'investissement et améliorer la perspective de croissance.

Une croissance revue en baisse pour la région

La semaine dernière, la Banque asiatique de développement (BAD) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la région. Elle table sur une hausse de 6,1 % du PIB de l'Asie dite en développement (45 pays, hors Japon notamment) en 2012, contre 7,2 % en 2011, et de 6,3 % en 2013. "Le développement en Asie est bien plus lent que ce que nous escomptions. Le temps de la croissance à deux chiffres touche à sa fin", a reconnu Changyong Rhee, chef économiste à la BAD.

Si pour la Chine, "un atterrissage en douceur" de l'économie est envisagé, la réévaluation de la sitiuation de l'Inde est plus radicale. Une croissance de 5,6 % est prévue en 2012, et de 6,7 % en 2013. En avril les chiffres avancés étaient respectivement de 7 % et 7,5 %. En cause, selon la BAD : les problèmes posés par une mousson tardive et des «investissements faibles».

 

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a écrit le 16/10/2012 à 8:58 :
L'Inde est la seule civilisation de l'antiquité à ne pas avoir connu de rupture. En conséquence, peut de gens font la différence entre mythologie, histoire et réalités. La propagande du gouvernement est tout simplement délirante, tout y est mis à la sauce "superpower", et cette mégalomanie avait gagné de nombreux Indiens: projets faramineux, mais aucune piste de financement etc...
La réalité est tout autre, le pays a connu un boom provoqué par un afflux temporaire de capitaux, et une spéculation immobilière (et boursière) débridée: il y a peu de temps, il suffisait d'acheter un terrain, d'en revendre la moitié un an après,et avec le profit,on pouvait construire sa maison sur l'autre moitié. Tout cela a bien évidemment déclenché une inflation galopante (bien supérieure à ce que dit le gouvernement, qui utilise l'indice des prix de gros et non de détail comme ailleurs) dont on ne voit pas la fin malgré les taux d'intérêts les plus élevés des BRICs. le pouvoir d'achat de l'Indien moyen est en chute libre, les ventes d'automobiles et de deux-roues s'effondrent,avec la production industrielle.
Le chômage des jeunes devient préoccupant (2 à 300 millions d'Indiens vont chercher un travail dans les années qui viennent)
L'économie indienne est à peine plus grande que celle de l'Espagne, mais un milliard deux cent millions de personnes se partagent le gâteau. Par ailleurs, la notation de l'Inde est la même que celle de l'Espagne (un cran au-dessus de junk)
Bref , le mirage s'est dissipé, et il va falloir relancer l'économie sans toucher aux taux d'intérêts, inflation oblige. Les investisseurs étrangers seront-ils au rendez-vous, alors que plus de 100 milliards de projets sont bloqués par un cauchemard administratif et la corruption omniprésente à tous les échelons de l'état.
a écrit le 12/10/2012 à 13:20 :
Ayant vécu plus de 3 ans en Inde et faisant de la recherche sur les pays des BRICS au niveau financier (étude de fusion acquisition, IPO et aussi analise en corporate Finance) .... je peux vous dire que malgré cette menace, l'Inde est tout simplement le pays dont la marge de manoeuvre est la plus forte. Et je peux vous assurer que la génération qui arrive est très forte et le développement est incroyable là bas.

L'inde souffre de deux choses, de la corruption mais aussi de son esprit encore trop conservateur ... mais attention, cela change à une vitesse grand V et de plus en plus d'indiens ont l'esprit des grandeurs (entrepreneurs, chercheurs, financiers...). La politique est la faiblesse actuelle de ce pays.
a écrit le 12/10/2012 à 13:13 :
Ah la vache ! Et dire que l'Inde est le plus grand cornichon (je viens de faire un oubli involontaire, à l'insu de mon plein gré,étonnant non!) je voulais évidemment dire, le plus grand fournisseur de cornichons de la France ! Quel rapport ? Demandez à l'ancien directeur du FMI,il doit savoir lui!
a écrit le 12/10/2012 à 11:16 :
qui connaît suffisamment l'Inde et ses problèmes pour prétendre que ce (grand) pays a de l'avenir. Il est difficile d'y croire lorsqu'on voit l'état de la société (toute la société et pas uniquement les castes privilégiées).
a écrit le 10/10/2012 à 11:33 :
L'INDE est un pays plus proches des Arabes que des Chinois.
a écrit le 10/10/2012 à 10:37 :
adieu les BRICS bonjour les Next 11... l'Inde sera bientôt has been
Réponse de le 11/10/2012 à 13:41 :
c'est toi le has been, l'avenir c'est l'Asie et l'Inde en fait partie
Réponse de le 09/11/2012 à 19:38 :
Bastard + 1

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