Starbucks fait (à nouveau) campagne pour un accord sur le "mur budgétaire"

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Alors que le "fiscal cliff" (mur budgétaire) se rapproche, la chaîne de cafés Starbucks appelle les responsables politiques américains à trouver au plus vite une solution. Une initiative critiquée jusque sur son site internet.

Le slogan sonne comme un refrain des Beatles. "Come together!" (unissez-vous), clament les gobelets de café distribués par la chaîne Starbucks. Un appel appuyé mercredi par une lettre de Howard Schultz, le patron du groupe, dans laquelle il implore à la Maison-Blanche et aux parlementaires de se mettre d'accord au plus vite sur une résolution de la crise budgétaire. En effet, si au 31 décembre à minuit, aucun accord n'est trouvé, des mécanismes de hausses d'impôts et de coupes budgétaires automatiques prendront effet.

"La responsabilité d'envoyer un message optimiste à nos élus"

"Plutôt que d'être attentistes, nous avons l'opportunité -et je crois la responsabilité- d'utiliser la renommée de notre compagnie pour le bien en envoyant un message respectueux et optimiste à nos élus", écrit ainsi Howard Schulz. Et pour bien, faire passer le message, les gobelets en carton distribués par la marque l'afficheront toute la semaine aux Etats-Unis.

En revanche, sur l'optimisation fiscale pratiquée par Starbucks en Grande-Bretagne, le groupe américain a bien sûr pris soin de rester silencieux. Le groupe est accusé par certains parlementaires et activistes d'avoir ainsi économisé des millions de livres.

"Peut-être votre compagnie pourrait-elle commencer par payer ce qu'elle doit de taxes"

Sur le site de Starbucks où cette lettre ouverte est affichée, certains commentaires d'utilisateurs parfois acerbes n'ont pas manqué de rappeler ces déboires à Howard Schulz."Peut-être votre compagnie pourrait-elle commencer par payer ce qu'elle doit de taxes, pas seulement à domicile mais aussi dans tous les pays où elle opère", suggère l'un d'eux.

D'autres critiques s'en prennent au prix relativement élevé des boissons. "Unissons-nous pour réduire le budget de la sécurité sociale, des programmes Medicare et Medicaid en achetant des cafés à 5 dollars", raille un autre commentateur. "Starbucks pourrait faire beaucoup pour relancer l'économie en donnant à tous ses employés une augmentation de salaire d'un dollar de l'heure", conseille un troisième, en référence cette fois à la rémunération des salariés du groupe.

Le patron de Starbucks et la politique: quelques précédents

Ce n'est pas la première fois que le patron de Starbucks fait entendre sa voix dans l'arène politique. Lors de la précédente crise budgétaire à l'été 2011, il avait ainsi appelé publiquement ses collègues chefs d'entreprise à cesser de financer les partis tant que le problème n'était pas réglé. Quelques mois plus tard, il récidivait sur un autre sujet, le chômage, en lançant son propre plan pour l'emploi dans la foulée de celui de Barack Obama.

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Commentaires
a écrit le 27/12/2012 à 15:22 :
Starbucks ferait mieux de payer ses impôts sur les bénéfices et d'arrêter de dissimuler ses gains avec des montages honteux. Inutile de leur faire de la publicité gratuite dans vos articles.
Réponse de le 20/01/2013 à 22:20 :
Vous n'avez pas l'air d'avoir lu l'article

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