Quels sont les pays les plus dynamiques dans le domaine industriel ?

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Publié par Bercy, le tableau de bord mensuel de l'activité industrielle daté de janvier fait un point sur le dynamisme industriel de la France et de ses principaux concurrents. Les pays émergents ne sont pas les seuls à afficher un certain dynamisme.

Commençons par les sujets qui fâchent. Selon le tableau de bord mensuel de l'activité industrielle daté de janvier publié par la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS), la France et l'Espagne sont les pays dont l'industrie souffre le plus actuellement. Ces deux pays affichent un indice PMI des directeurs d'achats particulièrement faibles. Il s'élevait à 44,6 en décembre.

Petit rappel, une valeur inférieure à 50 % indique une contraction de l'activité d'un secteur, alors qu'une valeur supérieure à 50 % indique une expansion de celui-ci. Leurs voisins immédiats ne sont pas réellement en meilleure posture. En Allemagne, l'indice atteint 46. « En Allemagne, l'indice PMI a reculé au mois de décembre, suivant le mouvement du PIB qui, d'après les premières estimations, s'est contracté de 0,5 % au quatrième trimestre 2012. Le climat des affaires est morose depuis dix mois. Les perspectives de nouvelles commandes, d'emploi et de production manufacturière sont mauvaises », explique la DGCIS. Avec un indice PMI à 46 ,7 l'industrie italienne n'a pas vraiment de quoi pavoiser, même si elle affiche un dynamisme plus prononcé que les pays de la zone euro dans leur ensemble  (46,1).

Le made in America est de retour

Le pays le plus dynamique sur le plan industriel est l'Inde (54,7), suivi par les Etats-Unis (54, en hausse depuis octobre 2009) où le mouvement "Made in america" et ses déclinaisons locales comme le "Made in Detroit" commencent à prendre de l'ampleur. Outre des dirigeants de PME, un certain nombre de donneurs d'ordres et de grands comptes dont Wal Mart, Caterpillar et 3M ont décidé de donner la priorité aux produits fabriqués au pays de l'oncle Sam. "Le regain de confiance dans l'activité manufacturière aux États-Unis se confirme en décembre par rapport au mois précédent. Tous les indices (nouvelles commandes, commandes à l'export, emploi) ont progressé en fin d'année. En matière d'emploi, l'optimisme américain fait exception parmi les grands pays », observe la Direction.

Viennent ensuite la Turquie (53,1) et la Chine (51,5). "Après douze mois plutôt pessimistes, l'opinion des entrepreneurs chinois de l'industrie manufacturière entame son deuxième mois d'optimisme en décembre, selon l'indice composite des acheteurs HSBC (PMITM). L'appréciation sur l'activité semble se redresser, au regard des bonnes perspectives de production et de l'essor des nouvelles commandes. Toutefois, l'opinion des entrepreneurs est plus mitigée concernant les commandes à l'export", détaille le tableau de bord.

Le Royaume-Uni (51,4) tire son épingle du jeu.  Avec des indices de 50,1 et de 50 les industries sud-coréenne et russe évoluent globalement au même rythme que le monde dont le PMI atteint 50,2.
 

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Commentaires
a écrit le 06/02/2013 à 10:03 :
Dans un livre provocateur : " Quand le Made in France devient le Mad in France" l'auteur passe en revue les évolutions industrielles de nombreux pays mais surtout de la France et de l'Allemagne ces soixante dernières années. Il explique ainsi pourquoi la balance commerciale allemande est positive et celle de la France en déficit. Ce n'est pas un problème des 5 dernières années mais le déclin a commencé dans les années soixante avec les choix industriels de de Gaulle. On en paie les conséquences maintenant: le vainqueur de 45 est devenu le vaincu de 2010!
a écrit le 05/02/2013 à 15:23 :
qu'il faut développer et favoriser le made in France. Mais pour cela il faut pouvoir offrir une large gamme de produits qui satisfassent les consommateurs. On a laissé tomber des pans entiers de nos industries, notamment dans l'automobile (le haut de gamme) et dans le deux-roues motorisés. Alors que le marché français est le premier marché européen. C'est suicidaire ! Il faut reconstruire en France et développer en France, ce qui est acheté en France. Mais il faut aussi que les consommateurs sachent qu'ils achètent français.
Réponse de le 05/02/2013 à 15:48 :
Je note le discret commentaire : le Royaume Uni tire son épingle du jeu.

Explication : pas d'euro, pas de matraquage fiscal, excellentes Universités
Réponse de le 05/02/2013 à 16:26 :
Pourquoi l'Allemagne, la Finlande, l'Autriche les Pays-Bas elles aussi avec l'Euro, n'ont pas le problème qu'à la France?
Réponse de le 06/02/2013 à 14:48 :
Notre pauvre gouvernement ne peut pas tout faire en même temps. Il ne va tout de même pas s'occuper de l'industrie, alors qu'il y a tant de sujets autrement plus importants à gérer: placer tout ses petits copains à des postes importants qui rapportent un maximum, faire passer le mariage pour tous, instaurer le vote des étrangers aux élections locales...
a écrit le 05/02/2013 à 15:04 :
On oublie que le redémarrage de l'industrie aux Etats-Unis est le fruit des guerres de GW Bush en Afrique et de son complexe militaro-industriel qui s'est emparé de la technologie et de la distribution en Europe. La guerre financière menée contre l'Europe est observable au volume des plusieurs milliers de milliards de dollars (actifs financiers USD toxiques et émission monétaire Fed) déversés dans notre système bancaire, boursier et notre industrie, un véritable tsunami financier qui risque d'étouffer une Europe désunie pendant plusieurs années encore.
a écrit le 05/02/2013 à 13:45 :
Nos socialistes ont donné à la France des semelles de plomb qu'ils alourdissent chaque mois avec des nouveaux impôts et charges sociales. Les organismes sociaux ne font pas leur travail de conseil auprès des entreprises et particuliers : l'URSSAF ne donne pas les chiffres de l'emploi à partir des déclarations sociales mensuelles, les caisses de retraites de donnent pas à chacun le montant de ses droits à retraite chaque année. De la gestion à la petite semaine.
Réponse de le 05/02/2013 à 15:48 :
Je note le discret commentaire : le Royaume Uni tire son épingle du jeu.

Explication : pas d'euro, pas de matraquage fiscal, excellentes Universités
Réponse de le 05/02/2013 à 17:30 :
@PLOMB : 1. vous pouvez vous faire élire et influer plus directement sur l'économie 2. vous pouvez quitter la France socialiste qui semble vous donner des boutons pour aller dans un "paradis" selon vos critères (merci de m'indiquer lequel) 3. vous ne devez pas etre un entrepreneur, plutôt une pleureuse, non ?
a écrit le 05/02/2013 à 13:33 :
Suisse, "voisin immédiat", janvier 2013 PMI = 52,5!
a écrit le 05/02/2013 à 12:46 :
comment avoir une industrie dynamique avec notre mollason et son parti qui fuit tous les problèmes, stigmatise les entreprises et les entrepreneurs, les plombe d'impôts et taxes pour financer la monstrueuse machine politico-administrative qui engloutit toute la richesse créée par le privé ??
a écrit le 05/02/2013 à 10:11 :
un article introductif intéressant; peut-être pourrait-il mieux mettre en lumière les points remarquables de ce touffu rapport, et les expliquer aux lecteurs non spécialisés.
a écrit le 05/02/2013 à 9:35 :
Vu le niveau de l'euro mieux vaut fabriquer aux USA qu'en Europe....
Dommage pour nos industries (et nos emplois !)
Réponse de le 05/02/2013 à 10:16 :
Oui peut-être, mais un Euro fort permet de bénéficier d'importations énergétiques à de bonnes conditions; est-ce que les EU ont autant de dépendances envers leur extérieur? enfin c'est une question que je me pose.
Réponse de le 05/02/2013 à 11:13 :
L'Europe aura importé pour 400 milliards d'euro de petrole en 2012 un record. croire que l'Euro nous a sauvé est une idiotie entretenu par les medias.
Réponse de le 05/02/2013 à 11:45 :
@ Maestria et le Franc? il aurait sauvé la France? En France on continue à vouloir sauver des emplois, on en crée pratiquement pas. Il faudrait peut-être réveiller un peu les syndicats qui vivent encore à une autre époque. Si ça plaît ou pas il a la mondialisation, même si en France on est contre! Les autres s'en f... ils continuent leur chemin.
a écrit le 05/02/2013 à 9:06 :
Toujours la lenteur, le déni, le petit confort: même la tribune avait publié un article la semaine dernière sur le PMI français du mois de Janvier; le plus bas en Europe, hormis la grèce. En janvier 2013 le PMI de l'Allemagne était de 49.8, le plus élevé de l'Europe. La tribune n'en a pas parlé, bien que c'est une nouvelle importante. Le PIB de -0.5 % en Allemagne est connu, nous attendons depuis longtemps les publications françaises. D'autre article sont titrés de la manière suivante: Indices PMI : l'Allemagne va bien, la France dégringole vers la récession En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/pepites/indices-pmi-allemagne-va-bien-france-degringole-vers-recession-616925.html#gb6TwX6pjFuUHfxs.99
Enquêtes PMI : rebond en zone euro. La France décroche de l?Allemagne: Au sein de la zone, l'écart entre la France et l'Allemagne s'accentue. En Allemagne, l'amélioration du climat des affaires est attestée par l?indice Ifo . En France les résultats des enquêtes INSEE menées en janvier dans l?industrie et les services confirment les signaux négatifs envoyés par les indices PMI. (http://www.coe-rexecode.fr/public/Analyses-et-previsions/Synthese-conjoncturelle/Enquetes-PMI-rebond-en-zone-euro.-La-France-decroche-de-l-Allemagne) Germany shows why it's the envy of Europe once again. The PMI index for Germany came surging back to 49.8, nearly back into expansion mode.This is far better than the modest improvement in Spain and Italy, and clearly WAY better than the decline in neighbor France.
Que se passe t'il à bercy?

Read more: http://www.businessinsider.com/german-pmi-2013-2#ixzz2K0gZRw5T


Réponse de le 05/02/2013 à 11:30 :
franchement,avec 40000nouveaux chomeurs par mois,tu crois qu'on était en croissance?

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