Bernanke poursuit sa défense du programme de rachat d'obligations de la Fed

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Ben S. Bernanke, président de la Fed Copyright Reuters
Ben S. Bernanke, président de la Fed Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
Renoncer trop tôt aux mesures de relance énergiques pourraient mettre en péril la fragile reprise de la croissance, a estimé vendredi Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine.

"A la lumière du rythme modéré de la reprise et de la faiblesse persistante de l'économie, alléger le dispositif pour dissuader la prise de risque excessive dans certains domaines fait également peser un risque sur la croissance, la stabilité des prix et en fin de compte la stabilité financière". Vendredi à San Francisco, Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine, a continué à prêcher pour sa politique de relance.

Certains membres de l'institution plaident pour l'arrêt du programme d'achat d'obligations mis en oeuvre pour faire baisser les taux d'intérêt à long terme.

Faire remonter les taux ?

Evoquant des signes de surchauffe sur certains marchés financiers, Jeremy Stein, membre du Conseil des gouverneurs de la Fed, a estimé récemment que la Banque centrale devait envisager le recours à la politique monétaire pour faire face à ce risque s'il persiste.

Ben Bernanke reste, lui, convaincu du bien fondé du programme de rachat d'actifs. "Une augmentation prématurée des taux risquerait fort de court-circuiter la reprise, ce qui pourrait se traduire de façon ironique par une prolongation de la faiblesse des taux à long terme", ajoute-t-il.

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Commentaires
a écrit le 02/03/2013 à 16:00 :
Acheter ou vendre n'est qu'une affaire de prix et de marge à trouver ; c'est aux pigeons de passage que s'adresse le voyagiste vers le paradis terrestre.
a écrit le 02/03/2013 à 12:31 :
Bernanke imprime de la monnaie à grande vitesse, déjà plus de 2300 000 000 000 $ en 5 ans, en encore 85 000 000 000 $ par mois, de plus en plus vite... IL est en train de créer une énorme bulle spéculative sur les actions US revenues au niveau de 2007, et sur les obligations et bons du trésor. Cela finira par exploser et ce sera encore pire qu'en 2007-2008. Ce type est un danger public, le pus grand faux monnayeur de l'histoire; vous verrez ce qu'on en dira dans quelques années; le fossoyeur de l'économie américaine.
Réponse de le 02/03/2013 à 12:51 :
Les US vont plonger avec lui...
Réponse de le 02/03/2013 à 13:52 :
Il me semble que les choses sont un peu plus compliquées que ne laisse croire votre commentaire. En effet, sans le politique monétaire conduite ces dernières années par M. Bernanke, le monde aurait connu une crise du type 1929 et beaucoup sévère que ce que nous connaissons. Rappelons (c'est l'histoire et non un avis) que la crise de1929 a pris toute son ampleur par une addition de politiques monétaires restrictives et des dévaluations à but protectionniste (résultat : Hitler/Mussolini:guerre mondiale....). Donc et contrairement à votre opinion : MERCI M. Bernanke et MERCI les US, même si l'étincelle de la crise actuelle vient bien des excés de "la finance" américaine en particulier. Cependant, n'oublions pas sur ce dernier point que l'étincelle n'a été pour la France qu'un révélateur de nos propres turpitudes dans un pays vivant à crédit depuis des décennies , incapable de se réforme, sur-administré, non-compétitif...etc...etc. Là où on peut vous rejoindre c'est sur le fait que cette politique monétaire a progressivement conduit à une bulle due aux excés de liquidités (Bernanke n'étant pas plus coupable que notre banque européenne et je ne parle pas des Japonais et des Chinois). Cette politique intelligente mais devenue laxiste va inévitablement changer dans les mois qui viennent. Si "on" arrive à éviter un Crash obligataire (possible, je n'entre pas dans les détails), il est par contre d'ores et déjà écrit que d'ici l'été au plus tard, les taux longs américains vont partir à la hausse, significative et rapide. Par "contagion" (révisons notre histoire économique), les taux longs suivront partout. En conséquence, "notre" charge de la dette va progressivement exploser et ce sera autre chose que de devoir trouver 6 malheureux milliards (actualité de la semaine). Dirigés par des incompétents, incapables de réformer ce pays et sa dépense publique, nous nous dirigeons vers de grandes difficultés et Bernanke n'y sera pour rien...!!! Au lieu de réformer réellement et drastiquement on peut s'attendre à ce que "notre" président nous explique, comme vous-même, que c'est la faute à Bernanke et, je prend le pari,.....à Sarkozy....!!!
Réponse de le 02/03/2013 à 16:32 :
Il est premature de lui dire merci, attendons, il ne fait que retarder le moment de verite, c a d qui va payer la dette ?
Réponse de le 03/03/2013 à 9:01 :
@danger public, Vous avez dit " des dévaluations à but protectionniste en 1929" cela c'est que fait depuis des années l'euro, le dollar et le yen maintenant.
Ne remercier surtout pas Bernanke qui multiplie le désastre à venir.
Réponse de le 04/03/2013 à 13:18 :
Si c'est juste pour gérer le moment présent bof mais doubler la dette en achetant ce qui ne vaut plus grand chose je ne vois, sans création de richesses, que la ruine brutale comme résultat; les riches prêteurs reviendront de leur cupidité.
Réponse de le 05/03/2013 à 14:27 :
@Inconnu a répondu :« En effet, sans la politique monétaire conduite ces dernières années par M. Bernanke, le monde aurait connu une crise du type 1929 et beaucoup plus sévère que ce que nous connaissons ».
Vous avez la conclusion de l'histoire avant le clap de fin, c'est un peu prématuré, pour que la méthode Bernanke fonctionne, il faudrait que la gigantesque quantité de création de dollar qu'il écoule sans discontinuer conduise à une très forte déflation et une reprise de la consommation pour relancer l'industrie ce qui annulerait la titanesque dette des USA. Les indicateurs ne vont pas dans ce sens, alors retenez votre joie, c'est plus prudent, il semblerait que jusqu'à présent et contrairement à 1929, l'ampleur de la crise n'est que repoussée et mondialisée à l'extrême.

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