Italie: le président tente de débloquer l'impasse politique
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Le président italien Giorgio Napolitano a annoncé samedi avoir décidé de charger "deux groupes restreints de personnalités différentes" de chercher une solution et de doter l'Italie d'un gouvernement, un mois après les législatives. Le chef de l'Etat a rejeté toute possibilité de démissionner avant la fin de son mandat le 15 mai, en se disant déterminé à "prendre des initiatives jusqu'au dernier jour pour débloquer" la situation d'impasse politique dans laquelle se trouve le pays. Leurs noms seront rendus publics dans l'après-midi.
Fin de la tentative Bersani
Cette annonce rend de facto caduque la tentative qui avait été confiée il y a une semaine jour pour jour au chef du centre gauche Pier Luigi Bersani de chercher via des consultations avec les autres forces politiques une majorité parlementaire "sûre" avant de pouvoir former un exécutif. A l'adresse des partenaires étrangers de l'Italie, M. Napolitano a toutefois souligné que le pays n'était pas sans gouvernement ni à la dérive. "Le gouvernement bien que démissionnaire reste en charge et il n'a pas été mis en minorité au Parlement", a tenu à souligner le président âgé de 87 ans.
Monti continue de prendre des mesures
Le chef de l'Etat a en particulier précisé que l'exécutif de l'ex-commissaire européen Mario Monti "était sur le point d'adopter des mesures urgentes pour l'économie, en accord avec l'Union européenne et avec la contribution essentielle du nouveau Parlement", constitué depuis la mi-mars. Les deux "sages" -- comme les a déjà surnommés la presse à propos des personnalités distinctes désignées pour tenter la formation d'un gouvernement -- seront choisis "en pleine autonomie" par le président de la République et aucune échéance n'a été fixée pour la fin de leur travail exploratoire, selon des sources de la présidence.
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Le président n'a pas précisé si les personnalités en question seraient des figures neutres et issues des institutions ou des dirigeants de formations politiques, appréciés par les autres. Ils devront "formuler des propositions de programme précises pouvant être partagées" par les forces politiques en vue de la formation d'un gouvernement à la fois sur les questions institutionnelles (réforme de la loi électorale) et économico-sociales (sur la gestion financière du pays). L'Italie est dans une impasse politique depuis les législatives des 24/25 février dernier qui ont permis au centre gauche de s'assurer une majorité absolue à la Chambre des députés mais pas au Sénat disputé entre trois forces antagonistes de poids similaire: la gauche, la droite de Silvio Berlusconi et les contestataires de l'ex-humoriste Beppe Grillo.
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