Espionnage : "non, je ne suis pas un espion chinois", dit Edward Snowden

 |   |  396  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Barack Obama a annoncé la rencontre prochaine d'organisations de défense des libertés fondamentales afin de rassurer sur le programme d'espionnage PRISM. De son côté, Edward Snowden continue à se défendre à Hong Kong contre les accusations de trahison.

Le scandale PRISM n'a pas fini d'embarrasser le président des Etats-Unis. Barack Obama a annoncé lundi qu'il rencontrerait prochainement les représentants d'une association de défense des libertés civiles et de la vie privée. Le président entend défendre le projet PRISM au nom de la sécurité nationale, tout en apportant des gages à l'opinion publique sur la légalité de ce programme d'espionnage des réseaux sociaux et des communications téléphoniques.

"Ce que j'ai demandé à la communauté du renseignement est de voir ce qui pouvait être rendu public sans compromettre plus avant ce programme. Ils sont en train d'examiner cela", a déclaré Barack Obama sur la chaîne publique PBS. "Je considère que mon travail est à la fois de protéger les Américains et de protéger le mode de vie américain, ce qui inclut notre vie privée", a-t-il ajouté.

Traitre, agent double...

Le programme PRISM a été rendu public le 7 juin dernier par les révélations d'Edward Snowden, un ex-agent de la NSA, les services de renseignements américains. Actuellement en exil à Hong Kong, il attend de recevoir l'asile des autorités chinoises tandis que Washington tente de le faire extrader afin de le juger. Dans un forum du journal britannique The Guardian, Edward Snowden a démenti les accusations de trahisons formulées par l'ancien vice-président Dick Cheney. Il a également récusé les rumeurs qui font de lui un agent double à la solde de Pékin.

"Si j'étais un espion chinois..."

"Je n'ai eu aucun contact avec le gouvernement chinois", a affirmé Snowden qui a répété qu'il s'opposerait à toute tentative d'extradition vers les Etats-Unis. "Il s'agit d'une calomnie que j'avais envisagée avant de révéler publiquement mon identité. Posez-vous cette question: si j'étais un espion chinois, pourquoi n'aurais-je pas pris un vol direct pour Pékin ? Je pourrais vivre dans un palace maintenant", a-t-il ajouté.

Pékin a également démenti avoir embauché Edward Snowden à son service. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que Washington allait devoir expliquer au monde entier son programme de surveillance.
 

Pour aller plus loin:

>>Espionnage électronique: Pékin demande des comptes à Washington

>> Espionnage "anti-terroriste" : qui est Edward Snowden, l'homme qui a "tout sacrifié" pour ses convictions

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/06/2013 à 17:09 :
C'est normal quand un pays puissance comme États-unies qu'il va de plus en déclin politique et économique on pourrait sortir toutes sorts des arguments pour defendre...
a écrit le 18/06/2013 à 15:26 :
Ca change de Julien Assange le violeur, quelle créativité ces ricains
a écrit le 18/06/2013 à 12:27 :
Espion Chinois, mort de rire, on nage en pleine "destruction massive de Sadam et bientot syrienne" ! Cette personne a juste halluciné ! Découvrir que votre pays "des libertés et tout le pipot" enregistre, écoute, épie, scan, traque le moindre citoyen ... pour sa "soi-disante" sécurité a du être un choc, il y a surement eu un évênement clé qui l'a fait craquer, genre "méga gros pipot de dingue" ! Alors grâce à lui on sait maintenant que TOUT ce qui est numérique est conservé, comme ce que j'écris en ce moment, waooo "belle la liberte".
a écrit le 18/06/2013 à 12:04 :
Les filles, l'argent?sont l'outil chinois pour acheter des gens qui travaillent pour lui. Faire attention les étrangers.
a écrit le 18/06/2013 à 10:24 :
C?est vraiment étonnant de voir que certains, uniquement aux USA et pas ailleurs, par leur position ou leur fonction d?agents secrets ou de commis de l?Etat qui leur permet l?accès aux informations sensibles de les diffuser, hors contexte et contre les règles de conduite acceptées par eux au départ, tout en s?affichant des champions de la libre expression et de la démocratie . Tous du promoteur Wikyleaks à E.Snowden ils n?ont ciblé que les USA et ont terminé leur parcours dans les pays et puissance non démocratiques où le minimum de la liberté d?expression, dont ils se targuent, n?est pas garanti. Pour cela il est difficile que ne pas croire que sous l?ombrage de grands principes et de diffusion publique, que rares sont ceux qui en comprennent quelques chose ou sont intéressés par les arcanes des États, de ne pas voir la mise à la disposition d?autre États des secrets des USA. Comme ils sont seuls concernés par cette « saignée » et aucun des autres États c?est qu?il y a des relâchements dans les critères de recrutement et d?encadrement de ses James Bond.

Réponse de le 18/06/2013 à 10:44 :
Très franchement, je pense que les libertés fondamentales sont mieux respectées à Hong Kong qu'aux USA post-2001, sans parler de chez nous... Snowden n'a pas choisi cet endroit au hasard.
Réponse de le 18/06/2013 à 10:47 :
Si je vous comprends bien, votre employeur vous fait signer une clause de confidentialité, et vous fermez les yeux sur toutes les illégalités que vous constatez ? Cela me rappelle un peu les cadres SS qui obéissaient aux ordres dans les camps ... c'est pas de leur faute vous comprenez, ils avaient des ordres... Belle philosophie de vie j'avoue...
Réponse de le 18/06/2013 à 16:24 :
Réponse à Bruno a répondu le 18/06/2013 à 10:44: Comment en êtes vous sûr de l?étendue de la liberté d?expression alors que HongKong est une région administrative de la R.P.C sous régime transitoire provisoire ? Il est en plus de son espace de toutes transactions commerciales de capter les technologies occidentales pointues que du renseignement. Comment quelqu?un peut-il se porter garant que E.Snowden n?a que des intentions nobles et la défense des grands principes? Enfin pourquoi ces fuites ne s?observent que dans le cas des services des USA ? Pour ce cas la réponse est doubles en premier les USA est une grandes puissance dont les données sensibles sont convoitées par les autres puissances surtout non alliées en second ses services ciblés présentent des porosités que les USA ne sont pas arrivés à colmater depuis le cas de Julien Assange ce dernier, en donneur de leçon et exploiteur du filon d?info mis à sa disposition sans droit et risquant sans scrupule les vies des personnes publiées, s?est révélé n?être qu?un en violeur fuyant la justice de la Suède qui n?est pas un Etat non démocratique contrairement à celui-ci où il s?est réfugié poussant le ridicule jusqu?à faire son éloge.
Réponse de le 18/06/2013 à 16:46 :
Arrête ton char Ben... Autant on peut se questionner sur Assange, car il a divulgué des infos discutables ou non (chacun est juge), autant Snowden a simplement expliqué qu'on mettait des radars sur les routes... après, on le savait, mais ceci n'a fait que le confirmer...
Réponse de le 18/06/2013 à 17:18 :
Réponse à Excuzzzz a répondu le 18/06/2013 à 10:47: Pour avancer des similitudes il faudrait un indice de corrélation élevé et de forte similitude entre situations comparées. De même il faudrait éviter de s?aventurer par l?émission d?extrapolations injustifiés ou à des rappels de précédent de l?histoire sans rapport. Dans le civil un contrat d?emploi est régi par le code travail et du commerce d?un pays aussi par des dispositions sur les droits et obligations. Même dans ce cas il est stipulé légalement des clauses qui obligent tout employé à ne pas travailler, une fois licencié chez un concurrent avant l?écoulement d?une période, ou de divulguer des informations ou données commerciales ou techniques de l?entreprise. Le postulant est toujours libre de ne pas signer. Dans le cas d?organismes militaires ou paramilitaires ou civiles jugés importants pour la sécurité de l?Etat, comme les Affaires Étrangères, les conditions sont très sévères au point que les espions encourent les peines sévères voir les condamnations à mort.
Réponse de le 18/06/2013 à 17:46 :
A Ben Hur a répondu le 18/06/2013 à 16:46: Je n?ai pas de char M.Ben Hur non historique. Ce n?est pas une question de signaler des radars; la surveillance du flux des données et des infos ne concernent pas seulement les USA, tous les États qui en ont les moyens de le faire le font sans que leurs agents aient l?idée de diffuser les données à leur disposition. M. E.Snowden a berné ceux qui l?ont nommé à son poste et comme pour M.Assange et vu le lieu où il s?est réfugie le mystère ne va pas tarder à s?éclaircir. Si M. E.Snowden voulait vraiment défendre des droits il aurait dû porter plainte devant la justice de son pays les USA? Enfin il n?a jamais été enregistré que les USA ont utilisé les données personnels en leur possession contre leurs citoyens ou des étrangers « normaux » mais pour déjouer des attentats terroristes en préparation ou des projets du crime organisé.
Réponse de le 18/06/2013 à 18:26 :
Ben, vous êtes vraiment naïf ou c'est juste un chiffon rouge pour réveiller les animaux ? Chrono en main, vous croyez qu'un individu portant plainte contre l'Etat en dénonçant l'illégalité de son espionnage industrialisé mettrait combien de temps a avoir un trop bête accident de la circulation ? ;-)
Réponse de le 19/06/2013 à 11:55 :
Ben, votre aveuglement est sans limite. L'exemple que je prenais est justement très parlant. Les services de renseignement du régime concerné alors étaient d'une efficacité redoutable, et ont rapidement doté une partie de la population d'un "pins" jaune du meilleur gout... Qui seront ceux affublés d'un pins vert ou rouge cette fois ? N'oubliez jamais que le dingue en question avait été élu démocratiquement. Donc veillons toujours a conserver l'équilibre raisonnable, l'Etat est au service du peuple, et pas l'inverse...
a écrit le 18/06/2013 à 9:37 :
Pas exactement le même sujet mais extrêmement proche, lié, et tout aussi important si ce n'est plus.
Il n'y a aucune fatalité technique (et encore moins légale) à la goinfrerie actuelle d'informations personnelles sur les "profils utilisateurs", ni à l'utilisation de vrais noms plus ou moins imposée, etc.
Et -aucun besoin d'ID unique- partagé entre les services par utilisateur.
Par contre clairement besoin d'un nouveau rôle, d'une notion de "sphère privée" ou compte pour les données clés, séparation des rôles, plusieurs organisations dans le rôle, et possibilité de déménager.
D'autre part aucune loi "défensive ou contraignante sur l'existant" ne fonctionnera.
http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
(IDeNum : dossier repris actuellement par F Pellerin)
a écrit le 18/06/2013 à 9:26 :
Si quelqu'un avait encore un doute sur ce dont sont capables les US... Marrant que le "fridom" ne marche que dans un seul sens.
a écrit le 18/06/2013 à 9:26 :
Il se fout vraiment de nous, Obama !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :