Pourquoi les chiffres de l'emploi américain déçoivent même si le taux de chômage baisse

 |   |  306  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Outre-Atlantique, le taux de chômage a certes chuté à son plus bas niveau depuis la crise de 2009, mais dans le détail, ces résultats sont inférieurs aux attentes.

 Il chute, certes, mais continue d'inquiéter les analystes. Le taux de chômage aux Etats-Unis a atteint 7,4% au mois de juillet, selon le bureau des statistiques. Il s'agit du niveau le plus bas depuis décembre 2008.

Des créations d'emploi qui déçoivent

Mais, dans le même temps, le nombre de nouveaux emplois enregistrés le mois dernier n'a augmenté que de 162.000 unités, alors que les marchés attendait un chiffre supérieur (autour de 184.000 créations d'emploi). En outre, pour les mois de mai et juin, le nombre des créations d'emploi a été revu à la baisse: 26.000 postes de moins ont été recensés.

Autre aspect négatif des chiffres du chômage: une partie de la baisse du taux serait à imputer à la sortie de nombreux actifs du marché du travail, qui abandonnent la recherche d'emploi. 

Un marché du travail en berne

D'autres éléments comme la baisse de la durée moyenne effective du travail, celle du nombre d'heures supplémentaires ou bien encore des rémunérations horaires tendent à indiquer que le marché du travail se porte relativement plus mal, conséquence d'une baisse de la croissance. Au premier trimestre, l'estimation du PIB, révisée à la baisse lors de la dernière parution des prévisions, indiquait que la croissance atteignait 1,1%. 

Impact sur la Fed

Par ailleurs, les chiffres du chômage sont particulièrement scrutés car ils pourraient contribuer à influencer la Réserve fédérale américaine (Fed) sur sa politique de taux. Le patron de l'institution, Ben Bernanke, a ainsi indiqué qu'en dessous de 7% de chômage, ses collaborateurs étaient favorables à la fin du programme de rachat d'actions. 

------ 

A lire aussi: 

>>> Aux Etats-Unis, le PIB calculé avec une nouvelle méthode, croît plus que prévu au deuxième trimestre

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/08/2013 à 14:36 :
Pour information, la Fed ne rachete pas des actions, mais des obligations pour la plupart des Bons du Tresor et autres top quality AAAs. Aucun economiste n'a prove a ce jour que le QE etait generateur d'emplois. Il maintient certes des taux d'interet bas, et revalorise mecaniquement les titres a risque et autres actifs (les indices boursiers americains etant aux plus hauts historiques). Ce qui entraine un "effet richesse"...mais de la a relancer la consommation, voire les embauches , rien n'est certain. L'economie americaine est trop dependante de la consommation interieure (+ de 80% de la PIB) et n'exporte pas encore assez, bien que l'internationalisation se developpe. Enfin, l'Administration Obama n'a pas encore realise qu'il est difficile de conduire un si gros vehicule en gardant un pied sur le frein en gachant par exemple les enormes opportunites industrielles que represente l'autonomie energetique possible des USA en exploitant correctement le gaz et le petrole de schiste, y compris en exportant les surplus de gaz...
Réponse de le 04/08/2013 à 21:54 :
D'ailleurs, en parlant de l' "indépendance" énergétique, il est peut-être possible de se demander pourquoi le lambda moyen US paie son carburant de plus en plus cher...??? Ca sent le coup de bluff, à nouveau, le "schiste"... Pardon de douter de l'americane drim...
a écrit le 03/08/2013 à 13:28 :
Aux EU, le chômage est devenu structurel avec un taux de 15 %, si on inclut les personnes qui ont renoncé à chercher un emploi. Le revenu des ménages a diminué de près de 10 % entre 2007 et 2011. Cinquante millions d?Américains recourent aux bons alimentaires, tandis que 46 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté... Vive le modèle américain !
a écrit le 03/08/2013 à 12:43 :
Le mystère de l'emploi américain. On a pointé le mécanisme qui favorise un certain emploi américain, outre qu'il se crée sur des statuts précaires, les serveurs de restaurant, tandis que ceux de l'industrie ou des services pérennes sont détruits, il est lié aux obligations des lois médicales Obama. Un plancher d'obligation d'assurance constituant une contrainte, car aléatoire et conditionné, fait choisir l'emploi de 3 personnes sous ce seuil de préférence à 2 au dessus. La pauvreté s'étend mais l'emploi en quantité se maintient. Un mécanisme tout aussi destructeur à sa façon que le smic.
a écrit le 03/08/2013 à 12:32 :
Les analystes attendent pour septembre 2013 une modération de la politique accomodante de la Fed via les Q.E qui deversent près de 1 trillion (mille milliards de dollars) par an sur l'économie américaine. Je ne crois pas à cette démarche qui ne devrait pas intervenir avant le début du second trimestre 2014. La fin d'année s'annonce en effet mauvaise et la politique de fuite en avant japonaise détruit des actifs dans toute la zone pacifique. Il y a un jeu de dominos monétaires consistant à savoir qui sera capable de relever des pièces après la bascule en action. La Chine est très fortement impactée alors que le Japon par sa ruine passe petit à petit du statut de "captive" qu'il a toujours eu, à celui de succursale américaine. Il est vrai que les choses seront ainsi plus claires et qu'il n'y aura plus nécessité à enrichir des intermédiaires désormais inutiles. L'effet d'enchaînement de cette stratégie volontaire touche bien entendu l'Europe qui accepte anormalement une surévaluation monétaire au seul bénéfice de ses grandes entreprises par les compensations obtenues. La bourse devrait donc bien se comporter durablement alors que le niveau moyen des résultats économiques sera sur le déclin. Des miettes distribués aux épargants actifs. Un paradoxe qui n'en est pas. Pour soutenir une telle économie "circulaire" les Q.Es permettront aux américains et japonais via des fonds d'acheter tous les vieux nanards d'entreprises dont nous ne voulons plus. Sur leurs territoires des deals limités mais importants au bénéfice de nos champions complèteront la gamme des compensations. L'emploi américain sera donc financé et s'il se contente d'un affichage de façade ce sera tout bénéfice. Un transfert de richesses généralisé qui appauvrit certains en enrichissant d'autres.
Réponse de le 04/08/2013 à 22:02 :
Globalement, tout le monde avait déjà compris ce que vous exposez. Mais le "second trimestre 2014", là, moi aussi, je peux raser gratis. Si vous pouviez soutenir votre doigt mouillé par, disons, soyons fous, au moins 2 éléments tangibles, vous seriez alors un minimum crédible.
a écrit le 03/08/2013 à 11:31 :
Enfin un papier qui reflète la réalité de la "reprise américaine".
Réponse de le 10/08/2013 à 15:12 :
@Mecatroid : les USA sont en déclin, c'est une réalité bien difficile à admettre, je sais. Je compatis !
a écrit le 03/08/2013 à 10:38 :

hors de nos préoccupations .. FRANCE et non faire divertion
Réponse de le 03/08/2013 à 11:22 :
Quand les USA vont s écrouler avec leur montage de dettes vous verez qu on est dans le même Titanic

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :