Guerre au Moyen-Orient : ce qu'il faut retenir de ce dimanche
latribune.fr
Le Commandement central américain (Centcom) a indiqué avoir frappé environ 140 cibles militaires iraniennes cette semaine, en représailles à l'attaque du porte-conteneurs GFS Galaxy.
La crise entre l'Iran et les États-Unis a franchi un nouveau seuil dimanche. Après une attaque contre un navire marchand dans le détroit d'Ormuz, Washington a intensifié ses frappes contre des cibles iraniennes tandis que Téhéran a multiplié les attaques dans le Golfe. Malgré l'annonce par l'Iran de la fermeture d'Ormuz, l'armée américaine affirme que la navigation reste ouverte.
Le détroit d'Ormuz est devenu le principal foyer de tensions au Moyen-Orient. Cette voie maritime stratégique concentre désormais les affrontements entre l'Iran et les États-Unis, avec des conséquences directes sur la sécurité maritime et les marchés de l'énergie.
Les États-Unis revendiquent environ 140 frappes en Iran
Le Commandement central américain (Centcom) a indiqué avoir frappé environ 140 cibles militaires iraniennes cette semaine, en représailles à l'attaque du porte-conteneurs GFS Galaxy. Selon l'armée américaine, les opérations ont visé des sites de missiles et de drones, des moyens navals, des dépôts de munitions ainsi que des infrastructures de communication et de surveillance côtière.
Une dizaine de projectiles ont frappé dimanche l'île iranienne de Qeshm, située dans le stratégique détroit d'Ormuz, a annoncé un média d'Etat iranien. La République islamique faut aussi état d'un mort, deux blessés dans les attaques sur le sud de l'Iran
Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient frappé l'Iran « très fort » dans la nuit de samedi à dimanche. Le président américain a également assuré qu'un accord avec Téhéran semblait à portée de main avant l'attaque contre le navire marchand, imputée à l'Iran.
Oman secourt l'équipage du navire attaqué
Le sultanat d'Oman a annoncé avoir secouru 23 membres d'équipage du GFS Galaxy après l'attaque survenue dans le détroit d'Ormuz. Les autorités omanaises poursuivent les recherches pour retrouver un marin toujours porté disparu. Les rescapés ont été pris en charge et reçoivent des soins médicaux.
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Téhéran maintient la pression sur Ormuz
L'Iran a réaffirmé sa volonté de contrôler le détroit d'Ormuz, allant jusqu'à annoncer avoir frappé un deuxième navire accusé de ne pas respecter les règles imposées par les Gardiens de la Révolution. Un conseiller du guide suprême, Mohsen Rezaï, a qualifié le détroit de « plus important que des dizaines de bombes atomiques », soulignant sa valeur stratégique.
De son côté, le Centcom affirme que le détroit demeure ouvert à la navigation internationale et assure que les navires continuent d'y circuler, estimant que l'Iran n'a pas la capacité d'en empêcher durablement le trafic.
Au-delà d'Ormuz, les hostilités se sont étendues à plusieurs pays de la région. Les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et le Koweït ont fait état d'attaques ou d'interceptions de missiles iraniens. La Jordanie a indiqué que trois missiles étaient tombés sur son territoire. En fin de journée, les autorités du Koweït ont annoncé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été attaqués
L'armée iranienne a également revendiqué une frappe contre des installations américaines à Duqm, à Oman. Le sultanat a protesté officiellement auprès de l'ambassadeur d'Iran.
Les appels à la désescalade se multiplient
Face au risque d'embrasement régional, le Pakistan a appelé les deux parties à faire preuve de retenue. Lors d'un entretien avec son homologue iranien, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a plaidé pour une désescalade afin d'éviter une extension du conflit à l'ensemble du Moyen-Orient.