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ÉconomieInternational

Quelles conséquences en cas d'envolée des prix du baril de pétrole ?

Photo de Mounia Van de Casteele

Mounia Van de Casteele

Publié le 28 août 2013 à 16:01 - Mis à jour le 28 août 2013 à 16:05

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En réaction à une imminente frappe militaire en Syrie, le prix du baril de Brent pourrait flirter avec les 150 dollars, selon une analyse de la Société Générale. Mais cette flambée des prix serait de courte durée.

Une intervention militaire en Syrie semble n'être plus qu'une question de jours. Les États-Unis ont clairement fait savoir qu'ils agiraient, même sans l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies. De son côté, François Hollande a laissé entendre, mercredi, que la France serait de la partie. Une décision qui se répercuterait alors directement sur les prix de l'or noir qui pourrait monter jusqu'à 150 dollars le baril de Brent, contre 115,95 dollars ce mercredi à 17h, selon certains analystes du marché.

Les prix du pétrole risquent de grimper…

En effet, les marchés craignent qu'une intervention internationale ne déstabilise l'ensemble du Moyen-Orient, région clé pour le brut. Une attaque contre la Syrie pourrait provoquer une importante rupture d'approvisionnement. Une baisse de l'offre entrainant une hausse des prix, si l'opération débute la semaine prochaine, d'après les analyses de la Société Générale, le cours du baril de Brent pourrait atteindre très prochainement un premier palier à 125 dollars, avant d'atteindre un second pallier à 150 dollars, si le conflit s'étend à des pays voisins, comme l'Irak et l'Arabie Saoudite. Le prix de l'or noir dépendra alors de la capacité des Saoudiens à gérer leurs réserves de pétrole.

...mais de façon provisoire

Mais la hausse du prix du baril de Brent ne serait que temporaire, poursuit Michael Wittner, l'analyste de la Société Générale, dans sa note. "Tout d'abord, il y aurait un impact négatif sur la croissance du PIB ainsi que sur la demande de pétrole au bout de quelques mois", explique-t-il. Avant de préciser que "les Saoudiens utilisent leur capacité de stockage afin de compenser toute perturbation sur le marché, ce qui leur permet de faire baisser les prix et ainsi maintenir le demande de pétrole, ainsi que le PIB".

Une situation historique ?

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Enfin, si la situation devenait réellement problématique, l'Agence internationale de l'énergie (AIE), créée en 1974 pour faire face au choc pétrolier, interviendrait en puisant dans ses réserves, d'après l'analyste de la Société Générale. C'est d'ailleurs ce qui s'était passé en 2011 pour la Libye. Trois mois après l'éclatement du conflit, le marché s'était vu privé de plus d'une centaine de millions de barils de pétrole brut. Les membres de l'AIE avaient alors été mis à contribution. Il s'agissait de la 3e décision de cet ordre, après les dégâts causés par l'ouragan Katrina en 2005 et l'invasion du Koweït par l'Irak en 1993. Si la situation syrienne impose une aide de l'AIE, une telle opération deviendrait alors la quatrième dans l'histoire de l'organisation.

Mounia Van de Casteele

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