Le FMI verse 770 millions d'euros au bon élève irlandais

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L'Irlande a bénéficié d'un plan d'aide global de 85 milliards d'euros depuis trois ans.
L'Irlande a bénéficié d'un plan d'aide global de 85 milliards d'euros depuis trois ans. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi avoir débloqué 770 millions d'euros en faveur de l'Irlande dans le cadre du plan de sauvetage international du pays qui s'achève à la fin de l'année.

Plus que quelques mois pour "sauver" l'Irlande. Le plan d'aide international orchestré par le Fonds monétaire international (FMI) depuis 2010 prendra fin en décembre. L'économie du pays montre des signes d'amélioration, aussi le Fonds a décidé d'accorder 770 millions d'euros supplémentaires à l'île d'émeraude.

Ils font partie du plan global de 85 milliards d'euros d'aide concédés par la troïka (FMI, Banque centrale européenne et Union européenne). Pour obtenir une telle assistance financière, l'Irlande avait accepté des conditions draconiennes.

Mais aujourd'hui, la voilà récompensée : elle fait figure de pays modèle parmi les nations de la zone euro sous assistance. L'île en est désormais à l'étape des négociations pour s'extraire en douceur du programme d'aide de la troïka.

Les banques irlandaises vont mieux

Si le FMI a débloqué ces 770 millions d'euros, c'est parce qu'un nouvel audit a jugé les comptes du pays satisfaisants. Le Fonds a relevé une croissance économique de 0,4% au deuxième semestre, après trois trimestres consécutifs de recul. Le taux de chômage s'atténue.

Mais ces signes de reprise semblent fragiles, sachant que le niveau de la consommation continue de baisser comparé à 2012. Et selon les prévisions gouvernementales, l'Irlande affichera un déficit à 6,8% du Produit Intérieur Brut (PIB) et une dette publique à 123% du PIB.

Concernant les banques, l'Institution note que les établissements irlandais retrouvent le chemin de la rentabilité, remarquant toutefois que plus de 26% de leurs portefeuilles demeurent composés de créances douteuses.

Hormis l'Irlande, Chypre, la Grèce et le Portugal sont actuellement sous assistance financière de la troïka, se pliant avec plus ou moins de mal aux exigences de gestion que cela engendre.

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Commentaires
a écrit le 26/09/2013 à 18:32 :
Si les banques vont mieux alors, peu importe le reste !
Réponse de le 26/09/2013 à 19:04 :
Étant donné que les banques financent l'ensemble du pays (publique/privé, particuliers/entreprises), vous devrez admettre que les sauver était la priorité de la crise...
Réponse de le 27/09/2013 à 10:56 :
il n'y a aucune raison économique pour sauver les actionnaires des banques, ils ont pris des risques ils doivent les assumer comme les actionnaires de toutes autres sociétés ! sinon les banques n'ont aucune raisons d'être dans des mains privées.
a écrit le 26/09/2013 à 13:57 :
L'Irlande n'avait nul besoin d'aide et surtout en tant que petit pays déjà l'habitude de fortes variations. En effet vouloir se hisser au niveau des grands oblige à une prise de risque et donc sa maîtrise autant que faire se peut beaucoup plus grande. On lui a demandé en acceptant le rôle momentané du vilain petit canard de sauver l'euro et son système. L'idée était d'éviter l'affolement et la réplique du processus de contrôle à d'autres pays vraiment en lourds décalages. La pression a été forte. L'irlande a négocié. Certainement sa liberté fiscale. Puis a accepté ce deal gagnant-gagnant qui lui voyait financer par l'extérieur ce dont il n'avait pas véritablement besoin. Le pays a désormais une santé qui le place aux premiers rangs. On ne peut que s'en réjouir tout en pointant qu'il serait temps que l'Europe arrête ses manigances compliquées.
Réponse de le 27/09/2013 à 10:58 :
l'Irlande n'a pas à recevoir de l'argent de pays davantage imposé. l'Irlande nous rabats les oreilles sur la merveille du libéralisme et des faibles impôts, très bien, mais que les irlandais en assume seul les conséquences. c'est trop facile de faire l'apologie de faible impôts en développant ou sauvant son pays avec les impôts des autres.
a écrit le 26/09/2013 à 12:48 :
On renfloue un état qui continue à refuser de se financer par lui même en levant des impôts sur les sociétés qu'il héberge. Ce sont les particuliers irlandais qui ont tout pris dans la gueule, et qui continuent. Cette politique de dumping fiscal est un problème pour toute l'Europe parce qu'elle tire les prix vers le bas, détruit les états et les économies, sans compter la crédibilité de l'UE. Le plan d'aide a déjà mobilisé 85 millards d'euros, soit plus de la moitié du PIB du pays en 2011, 2000 euro par irlandais, sauf que les irlandais (comme les grecs) n'ont pas vu un un seul de ces euros et qu'ils ont vu leur pays partir en c.....es avec les encouragement de Bruxelles qui félicitatait leur gouvernement de leur infliger une purge sociale sans précédent.
Réponse de le 26/09/2013 à 14:00 :
Vous êtes mal renseigné, @C'est stupide. Vous mélangez le périmètre et l'enveloppe. Les irlandais ont un PIB par habitant supérieur à celui de la France et ne se plaignent nullement.
Réponse de le 26/09/2013 à 17:47 :
@corso, il n'en reste pas moins vrai que l'Irlande pourrai déjà s'aider elle même en levant des impôts. c'est très facile d'être un modèle libéral avec les impôts des autres.
Réponse de le 26/09/2013 à 19:06 :
En effet avoir un IS à 12% c'est très bien pour la compétitivité, mais ce n'est pas acceptable quand il s'agit d'un pays directement financé par ses voisins et concurrents. On a conditionné l'aide à la Grèce d'une politique fiscale très dure, je ne comprend pas qu'on n'ai pas fait la même chose avec l'Irlande...
a écrit le 26/09/2013 à 10:46 :
Faute de réinjecter dans l'économie réelle,les fondamentaux persistent pour l'Irlande,Portugal,Chypre,Gréce la liste n'est pas exhaustive.Une nouvelle économie financière est né,et remplace l'économie marchande,malheureusement son rayon d'action est beaucoup plus restreint en terme de redistribution.
a écrit le 26/09/2013 à 9:46 :
on nous a rebattu les oreilles avec le sauvetage de l'Irlande il y a deux ans ,tout allait bien,en fait ce pays est en faillite totale sans aucun espoir de s'en sortir si ce n'est la sortie de l'Euro,la dette Irlandaise est de 275 000 euros par habitant,rien à dire de plus , fermer le ban
Réponse de le 26/09/2013 à 15:22 :
Données eurostat 2013 (estimations)
PIB iralnde : 167.722 milliard d'euros
Nombre d'habitants en Irlande : 4.598 millions
Dette estimée en fin d'année : 123% du PIB soit 207 milliards
Dette / habitants (2013) : 44 867 euros
Vous ne savez pas compter, rien à dire de plus, fermer le ban

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