L'année 2013 sera encore plus maussade que prévue estime le FMI

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La France doit maintenir "l'élan" des réformes structurelles engagées depuis un an pour lever les "fortes rigidités" qui entravent l'activité et réduire les dépenses publiques, a affirmé mardi le Fonds monétaire international (FMI). La prévision de croissance pour 2014 est également révisée à la baisse.

Non, 2013 ne sera rose confirme le Fonds monétaire international (FMI). Ses économistes envisagent désormais une contraction de 0,2% de l'économie française en 2013, contre une baisse de 0,1% du PIB dans leur précédente estimation d'avril. Ils ont également revu à 0,8%, contre 0,9% auparavant, leur prévision de hausse pour 2014, s'alignant ainsi sur celle publiée la semaine passée par l'OCDE.

Dans ce contexte, le chômage devrait continuer à augmenter en France début 2014, a ajouté le FMI. "Les variables macroéconomiques nous font penser que le chômage va continuer à augmenter et qu'il sera difficile d'inverser cette hausse d'ici la fin de l'année", a affirmé le chef de la mission du FMI pour la France, Edward Gardner, lors d'une conférence de presse à Paris tenue ce mardi.

Réduire les dépenses publiques et ne pas augmenter les impôts

Ce chiffre pourrait être malheureusement révisé à la baisse. En effet, les économistes du FMI soulignent que les principaux risques qui pèsent sur ces prévisions "résident dans la fragilité des perspectives de croissance en Europe (...) et sur le plan intérieur dans l'incertitude sur la politique fiscale qui pèse sur les décisions de dépenses des ménages et des entreprises". D'où sa recommandation pour les finances publiques de réduire les dépenses. Le FMI juge que, après trois années d'ajustement budgétaire "substantiel", il existe une marge pour en modérer le rythme, "à condition que l'effort soit concentré sur les dépenses et soutenu par la poursuite des réformes structurelles."

Le FMI souligne que l'effort d'ajustement doit se faire sans augmenter les prélèvements obligatoires, et ce alors que la pression fiscale a atteint un "niveau excessif" et pèse sur la confiance des ménages et des entreprises. Pour cela, il prône un effort à moyen terme réparti entre la baisse de la masse salariale de la fonction publique et une réduction des transferts sociaux qui serait permise par une gestion plus efficace de la politique de protection sociale.

Abaisser réellement le coût du travail

Point important, le FMI salue les réformes amorcées ces derniers mois comme le crédit impôt compétitivité emploi (CICE) ou l'accord du 11 janvier entre partenaires sociaux qui introduit une dose de flexibilité sur le marché du travail. Toutefois, il invite le gouvernement à aller plus loin "pour répondre aux difficultés multiples et profondes rencontrées par la France". Il attend ainsi beaucoup des réformes à venir de l'assurance chômage et des retraites. Pour le Fonds, ces deux réformes constituent une opportunité pour améliorer les performances sur le marché du travail et la compétitivité du pays.
Sans surprise, il partage les recommandations de l'OCDE et de la Commission européenne sur la nécessité d'accroître la concurrence sur le marché des biens et services, d'améliorer la formation professionnelle et de réduire le coût du travail pour les plus faiblement qualifiés.

Enfin, il donne raison à la Commission européenne d'avoir accordé à la France un délai de deux ans, jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public sous 3% du PIB, et approuve la priorité donnée par Paris dans son dernier programme de stabilité à un objectif de déficit structurel, qui ne tient pas compte des aléas de la conjoncture. Officiellement, le gouvernement pense pouvoir parvenir à l'équilibre de ce solde structurel en 2016, grâce à une hypothèse de retour à la croissance du PIB jugée trop optimiste par le Fonds?

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 04/06/2013 à 19:55 :
Une Lapalissade, après ce printemps froid et humide, qui dure dure,ce vent frais de Nord Nord est, qui rend tout le monde frileux, et cet été pourri qui s'annonce....Le temps est au diapason de l'économie et du moral des Français...Normal...
a écrit le 04/06/2013 à 15:23 :
Confiture, le FMI ne veut pas trop affoler le peuple. Amertume, la pillule amer infligée par votre gouvernement est empoisonnée.
a écrit le 04/06/2013 à 15:12 :
Avec ce printemps pluvieux notre agriculture souffre ce qui va impacter notre croissance. Il serait intéressant d avoir des simulations
a écrit le 04/06/2013 à 15:06 :
"La France doit maintenir "l'élan" des réformes structurelles engagées depuis un an pour lever les "fortes rigidités" qui entravent l'activité et réduire les dépenses publiques, a affirmé mardi le Fonds monétaire international (FMI)" sic
Le FMI ne doit pas avoir les mêmes informations que moi; où ont-ils vu des réformes structurelles engagées en France depuis un an?? Aucune réduction de dépenses, rien sur la fonction publique, rien sur les régimes spéciaux, rien sur le mille feuille de l'état......
Réponse de le 04/06/2013 à 15:18 :
Mais bien sûr. La France ne réalise aucune réforme de structures indispensables. Le FMI se fait enfumer par les socialistes menteurs..!? Non seulement 2013 sera catastrophique mais les années suivantes également puisque RIEN ne sera fait. L'enfer au bout du chemin.
a écrit le 04/06/2013 à 14:55 :
"La France doit maintenir "l'élan" des réformes structurelles engagées depuis un an "qu'elle reforme messieurs les journaliste en dehors des augmentations d?impôts des cadeaux par centaines de millions d'euro au pays africains l'augmentation du nombre de fonctionnaire le nombre de chômeurs le pouvoir d'achat en baisse messieurs les journaliste la méthode Cauet ces pour les beubeus!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 04/06/2013 à 14:45 :
Il faut maintenir le travailleur avec la bouche au raz de l'eau. Il ne faut pas qu'il se noie, il faut qu'il ait l'espoir de survivre ...c'est une question de dosage très délicat ...

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