Alan Greenspan, l"ex-patron de la Fed, entre auto-critique et auto-promo

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(Crédits : Reuters)
Dans son nouveau livre "La carte et le territoire", l'ancien patron de la Fed s'interroge sur les raisons qui font que la Fed n'a pas su prévoir la crise des Subprimes.

"Ceux qui ne se rétractent jamais s'aiment plus que la vérité", écrivait le philosophe Joseph Joubert. Et si ce n'est plus à 87 ans que l'on changera l'ancien gourou de la Fed, Alan Greenspan, ce dernier serait désormais un peu moins tranché quant à sa non-responsabilité dans le déclenchement de la crise des Subprimes outre-Atlantique en 2007, d'après le Wall Street Journal

Dans son nouveau livre "La carte et le territoire", il s'interroge ainsi sur les raisons qui font que la Fed n'a pas su prévoir la crise, où il s'est lui-même trompé, et en quoi ces évènements ont complètement changé sa vision du monde. Pour lui, la cause première de tout cela résulte du fait que les comportements des agents économiques demeurent irrationnels. Et ce que les économiste nomment "l'esprit animal" n'est pas incorporable dans les modèles d'analyse économique.

Greespan persiste et signe

Cependant, il se dit toujours étonné concernant l'avalanche de critiques dont il a été la cible ces derniers années à ce propos. Et celui qui a oeuvré à la tête de la réserve fédérale américaine pendant près de vingt ans (entre 1987 et 2006) persiste et signe concernant la bulle immobilière du milieu des années 2000 aux Etats-Unis : sa politique de taux accommodante n'est en rien la cause de celle-ci, comme il s'en défend depuis plusieurs années.

Il juge les pratiques du Tea Party "anti-démocratiques"

Et celui qui avait pour maxime favorite, "si j'ai été clair, c'est que vous m'avez mal compris", a également donné son point de vue concernant les derniers évènements qui ont émaillé la politique et l'économie américaine ces dernières semaines, sur le plateau de la BBC.

Revenant sur le "shutdown", il a ainsi confié qu'il avait de la sympathie pour les visées économiques du Tea Party, mais qu'il jugeait leurs pratiques "anti-démocratiques". S'exprimant sur les problèmes rencontrés par l'Union européenne, il a également déclaré que "la culture de la Grèce n'est pas celle de l'Allemagne, et les fondre dans une même unité sera extrêmement compliqué." Ce qui a le mérite d'être clair.

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Commentaires
a écrit le 21/10/2013 à 17:33 :
Ip
a écrit le 21/10/2013 à 14:03 :
"la carte et le territoire" tiens c'est exactement le nom du dernier roman de Houellebecq.
a écrit le 21/10/2013 à 11:24 :
A l'evidence ,lui comme les autres ont vu monter la bulle speculative sur l'immobilier aux USA .Au debut c'était petit ,fallait pas trop s'inquieter un peu quand meme car l'immobilier c'est le batiment ,.De plus c'est bien connue quand une bulle se crée, tout le monde y va pour avoir sa part du gateau en rentrant /sortant systematiquement ,l'état l'hypocrite n'étant pas en reste pour taxer ces juteuses plus values.Puis mine de rien la bulle est devenue un monstre qui a commençée à faire peur à tout le monde ,mais qu'y faire ,trop gros, trop destabilisateur !L'espoir c'était que cette bulle n'explose pas ,mais se degonfle petit à petit et la main invisible des marchés allait faire ça .Elle a malheureusement explosée et ce fut le crash .En temps normal et en phase de croissance cela n'aurait du n'avoir que peu d'incidence .Malheureusement le crash c'est produit en periode de contraction économique .Mais l'élément primordial de la crise n'est pas là.Il est dans l'application des accords dit de Bale II qui stipulent que les banques et assurances qui ont des actifs cotés marquent dans leur bilans la valeur de ces actifs au moment ou ceux ci sont établis et non pas la valeur achetée.Le crash immobilier a fait chuter le prix des habitatios de moitié environ .Ainsi donc ,les 200000 $ prété par une banque à M .X pour acheter un logement se sont transformés en 100000 $ la maison n'étant pas remboursée appartenant de fait à la banque .Or 100000 - 200000 = - 100000 $ de perte .Les bilans des banques et des assurances ont explosés .- 100000 $ pour un seul client ,vous multipliez par quelques millions d'americains et on voit de suite l'ampleur du desastre .Un peu hypocrite ce Greensplan ,c'est un americain .......
a écrit le 21/10/2013 à 10:38 :
Non seulement ces gens sont incompétents (il suffit de regarder le résultat), non seulement ils sont grassement payés par le contribuable alors qu'ils sont incompétents, non seulement une fois qu'ils ont quitté l?administration, ils vont se recaser dans le privé, souvent en banque d'affaires, en faisant grassement de nouveau fructifier le carnet d'adresse que le contribuable leur a offert, mais ils cherchent encore à faire de l'argent en expliquant dans des livres, combien ils ont été incompétents. Insatiables, méprisables, admirables. L'ancien patron de Dexia en est, lui, au stade II : faire fructifier son carnet d'adresse après s'être fait virer du secteur public pour incompétence. Il va donc fort logiquement bientôt écrire un livre.
Réponse de le 21/10/2013 à 11:27 :
Je repondrais à Ben que Daxia est une banque semi publique donc avec l'état actionnaire .Tout PDG ne fait que suivre la politique voulue par les actionnaires.

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