Lael Brainard, une nouvelle recrue pour féminiser la Réserve fédérale américaine?

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"Il est temps d'organiser une course mondiale à l'innovation pour l'égalité", écrivait-elle dans une tribune publiée en août dans le Guardian. Dans la course aux mandats à la Fed, Lael Brainard, actuelle sous-secrétaire au Trésor chargée des questions internationales, se place en bonne position.
Sa démission du gouvernement, évoquée par plusieurs médias américains dont le Wall Street Journal et qui pourrait intervenir dès le 8 novembre, la laisserait en tous cas disponible. Elle rejoindrait ainsi l'équipe de Janet Yellen, l'économiste récemment nommée par Barack Obama pour succéder à Ben Bernanke à la tête de la Réserve fédérale américaine
Trois postes sont encore à pourvoir au sein du conseil des gouverneurs qui compte déjà une femme parmi ses membres: Sarah Bloom Raskin. Le pédigrée de Lael Brainard, 51 ans, la qualifie pleinement pour le poste. Titulaire d'un master et d'un doctorat obtenu "avec les honneurs" à Harvard, elle a commencé par travailler comme analyste au sein du cabinet McKinsey au début des années 1980. Ensuite, elle a enseigné au Massachusets Institute of Technology (MIT).
Parallèlement, elle s'est impliquée dans des projets de micro-finance en Afrique de l'Ouest. Plus tard, elle rejoint l'un des plus anciens think tank américains, la Brookings Institution, avant de devenir directrice adjointe du Conseil national économique sous la présidence de Bill Clinton.
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A l'époque, elle sert régulièrement de sherpa (conseillère) pour la préparation des G8. Elle a notamment participé au règlement des crises asiatique et mexicaine dans les années 1990, puis à l'entrée de la Chine à l'OMC.
Après avoir exercé la vice-présidence de la Brookings Institution pendant huit ans, elle est nommée en mars 2009 au sous-secrétariat au Trésor par Barack Obama. Une enquête du fisc retarde sa nomination finalement validée par le Sénat un an plus tard.
A son poste, aux côtés de Tim Geithner puis Jacob Lew, Lael Brainard, elle a œuvré pour une évolution de la politique économique européenne, militant notamment pour que certains pays y "soutiennent davantage leur politique économique". En pleine "guerre des monnaies" avec la Chine, elle fustigeait "l'assymétrie" des taux de change et appelait Pékin à laisser le yuan flotter plus librement.
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Des positions très affirmées pour cette fille de diplomate née à Hambourg et élevée en partie en Pologne en pleine Guerre Froide qui a dit de son expérience qu'elle a "profondément influencé [son] point de vue sur la place de Amérique dans le monde". De quelle manière? Ses décisions en tant qu'éventuelle membre du conseil des gouverneurs de la Fed permettront peut-être de l'éclairer, si elle est effectivement choisie pour succéder à Elizabeth Duke, une autre femme membre du conseil d'administration de la Fed dont le mandat a pris fin en 2012.
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