Tim Cook (Apple) mène campagne contre les discriminations envers les homosexuels
Hélène Haus
Hélène Haus
Il a pris la plume pour défendre le droit des salariés homosexuels. Le PDG d'Apple, Tim Cook a publié, dimanche, une tribune dans le Wall Street Journal appelant les sénateurs et représentants américains à valider le Employement Nondiscrimination Act (ENDA), présenté cette semaine au Sénat. Si elle est votée, cette loi interdira toutes discriminations liées à l'orientation sexuelle des employés dans les entreprises de plus de 15 salariés.
Aujourd'hui, outre-Atlantique, des personnes peuvent encore être renvoyées à cause de leur orientation sexuelle sans pouvoir poursuivre leur employeur. Même si certains États ont légiféré en leur faveur sur la question, la loi fédérale ne punie toujours pas les entreprises qui refuseraient d'embaucher un candidat gay, bisexuel ou transgenre.
Le président démocrate Barack Obama a également publié une tribune, dimanche, dans la version américaine du Huffington Post. Il avait déjà marqué les esprits en déclarant lors de sa seconde investiture : "Notre voyage ne sera pas terminé tant que nos frères et sœurs homosexuels ne seront pas traités comme tout le monde par la loi",
Si le ENDA devrait être approuvé par le Sénat, à majorité démocrate, il devra encore vaincre les réticences de nombreux élus républicains de la Chambre des représentants (à majorité républicaine). Le président de la Chambre, John Boehner a déjà déclaré qu'il était contre : "Le Speaker pense que cette législation augmentera les procès frivoles et coûtera des emplois, spécialement dans les petites entreprises", a déclaré son porte-parole, Michael Steel au site Politico.
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L'homosexualité reste encore un sujet tabou aux États-Unis. En 2011, le Sénat a abrogé la loi "Don't tell, don't ask", instaurée par le démocrate Bill Clinton en 1993. Grâce à cette loi, l'armée s'engageait à ne pas questionner ses salariés sur leur orientation sexuelle, mais leur imputait par contre de ne pas révéler leur préférence sexuelle à leurs collègues.
A l'époque, le président américain avait choisi cette solution pour permettre aux homosexuels de s'engager dans l'armée. Chose qui leur était jusqu'alors interdite. Désormais, ils ont le droit d'y travailler sans avoir à cacher leur vie privée.
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En France, les discriminations liées à l'orientation sexuelle des salariés sont interdites par la loi L. 1132-1 du Code du travail. Ce qui n'empêche pas les homosexuels d'être encore victimes de discriminations salariales. Selon une enquête réalisée par le centre d'étude des politiques économiques de l'université d'Évry, publiée en 2010 dans Libération, les homosexuels hommes gagneraient 6,5% de moins que leurs collègues hétéros dans le secteur privé et 5,5% de moins dans le public. A l'inverse, les femmes lesbiennes empocheraient 2% de plus que leurs collègues hétéros.
Hélène Haus
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