Ukraine : les manifestants pro-européens occupent un ministère

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Les manifestants, à l'invitation des chefs de file du mouvement, se sont activés toute la nuit pour repousser les limites du camp retranché constitué autour de la place depuis deux mois. En quelques dizaines de minutes, ils ont dressé une nouvelle barricade haute de près de trois mètres sur la rue Institutska à l'aide de sacs de neige.
Les manifestants, à l'invitation des chefs de file du mouvement, se sont activés toute la nuit pour repousser les limites du camp retranché constitué autour de la place depuis deux mois. En quelques dizaines de minutes, ils ont dressé une nouvelle barricade haute de près de trois mètres sur la rue Institutska à l'aide de sacs de neige. (Crédits : Reuters)
Les manifestants ukrainiens pro-européens sont passés à l'offensive ce vendredi en occupant un ministère et en dressant une nouvelle barricade dans le centre de Kiev après des négociations entre le président et les chefs de l'opposition jugées décevantes.

Pas de nouveaux heurts en Ukraine mais les manifestants pro-européens ne désarment pas. Des militants du mouvement d'opposition Spilna Sprava (Cause commune) ont pris d'assaut dans le nuit de jeudi à vendredi le ministère de l'Agriculture situé sur l'avenue principale Khrechtchatik, à 100 mètres de la place de l'Indépendance baptisée Maïdan, haut lieu de la contestation contre le régime depuis plus de deux mois.

"Les militants de Spilna Sprava viennent d'occuper le bâtiment du ministère de l'Agriculture"

Après les négociations jeudi soir entre le président Viktor Ianoukovitch et les leaders de l'opposition qui se sont soldées par de modestes concessions, "il est devenu clair que nous devons préparer nous-mêmes l'offensive promise" par les chefs de l'opposition, a écrit dans la nuit sur son compte Facebook Olexandre Danyliouk, leader du mouvement. "Nous avons commencé. Les militants de Spilna Sprava viennent d'occuper le bâtiment du ministère de l'Agriculture", a-t-il ajouté.

Kiev dont le centre est occupé depuis fin novembre par les manifestants pro-européens après la volte-face du pouvoir sur un rapprochement avec l'Union européenne au profit de la Russie est le théâtre de heurts violents entre manifestants radicaux et forces de l'ordre depuis dimanche qui ont fait cinq morts.

Aucun heurt constaté après l'annonce de l'échec des pouparlers avec Viktor Ianoukovitch

L'opposition a reconnu sa déception jeudi après des pourparlers avec le président Viktor Ianoukovitch et a enjoint les manifestants à tout faire pour éviter une nouvelle flambée de violences. Aucun heurt n'a été constaté après l'annonce de cet échec et le calme demeurait vendredi matin rue Grouchevski, théâtre des affrontements violents des jours précédents, malgré une certaine amertume.

Les manifestants, à l'invitation des chefs de file du mouvement, se sont en revanche activés toute la nuit pour repousser les limites du camp retranché constitué autour de la place depuis deux mois. En quelques dizaines de minutes, ils ont dressé une nouvelle barricade haute de près de trois mètres sur la rue Institutska à l'aide de sacs de neige.

Le boxeur Vitali Klitschko, l'un des leaders de l'opposition, a appelé les manifestants à Kiev dans la nuit à "élargir le territoire de Maïdan tant que le pouvoir ne nous entendra pas". Il a souligné que la seule concession promise jeudi par le président Ianoukovitch était "une promesse de libérer tous les militants et d'arrêter la pression s'il n'y a pas de confrontation".

"Nous devons faire en sorte que toute l'Ukraine se rebelle"

"Plusieurs villes de l'Ouest se sont rebellées aujourd'hui. Il y en aura d'autres demain. Nous devons faire en sorte que toute l'Ukraine se rebelle", a-t-il lancé devant les manifestants. A Lviv, fief des nationalistes pro-européens à l'Ouest de l'Ukraine où des manifestants ont occupé la veille le conseil régional, des barricades ont été érigées vendredi et une scène installée dans le centre-ville.

Au total, des milliers de manifestants ont lancé l'occupation des administrations des gouverneurs de plusieurs régions ukrainophones acquises au mouvement de contestation. Outre Lviv, où les manifestants empêchent le gouverneur nommé par le président de travailler, des occupations au moins temporaires ont été constatées à Ternopil, Rivne, Khmelnitsky (ouest), ou encore Tcherkassy (centre).

Sur le front diplomatique, les appels au dialogue se sont multipliés

L'Union européenne a obtenu l'assurance que le pouvoir ukrainien n'allait pas décréter l'état d'urgence et a annoncé une visite de la diplomate en chef de l'Union européenne, Catherine Ashton, la semaine prochaine.

Le vice-président américain Joe Biden a prévenu Viktor Ianoukovitch que la poursuite des violences aurait des "conséquences" sur les relations entre les deux pays. La Russie, qui a accordé à l'Ukraine un plan de sauvetage financier de 15 milliards de dollars, a promis de son côté de ne pas intervenir "dans les affaires intérieures de l'Ukraine".

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Commentaires
a écrit le 24/01/2014 à 22:03 :
Yanoukovicth a voulu faire monter les enchères en sachant que ses conditions vis à vis de l'Europe étaient inacceptables, çà lui permettait de se rapprocher de ce qu'il a toujours voulu lui et ses proches car ils en tirent bien plus d'intérêts, vendre en quelque sorte une part de l'Ukraine à Poutine qui lui aussi lorgnait sur cette dernière pour des raisons militaires, d'export agro-alimentaire etc Il suffit pour s'en convaincre de lire les différentes analyses des derniers mois en russe sur les différents marchés que çà ouvre et les intérêts en jeux. Ce n'est toutefois pas dans l'intérêt global de l'Ukraine et la population l'a bien compris dans sa majorité, de faire un choix bilatéral là où un choix indépendant et équilibré entre l'Europe et la Russie avait bien plus d'avantages pour l'Ukraine. Et on va maintenant voir les sbires de Poutine prétendre que c'est Soros ou les américains ou encore les européens qui sont les responsables des manifestations en cours alors que les intérêts européens ou moins encore américains sont faibles dans la région. Toujours le même argument de soi-disant terroristes venus de l'extérieur pour camoufler des politiques de dictateurs et profiteurs.
a écrit le 24/01/2014 à 21:49 :
Militants pro europeen d'extreme droite
Réponse de le 24/01/2014 à 22:04 :
Cà ferait beaucoup de monde vu le nombre de manifestations depuis longtemps et de manifestants. Disons plutôt des résistants face aux maffieux de Yanoukovitch soutenus par Poutine avec ses méthodes pour être exact.
Réponse de le 25/01/2014 à 11:28 :
Cher Jean savez vous ce que signifient les drapeaux rouge et noir brandis par certains des manifestants ukrainiens ? Il s'agit du drapeau du parti ultranationaliste et violent Praviy Sektor que VOUS soutenez et assurez la promotion sans meme le savoir. La lo.bomisation des masses populaires de l'ouest par les medias soumis a un beau futur...
a écrit le 24/01/2014 à 15:21 :
Poutine derange la diplomatie americaine qui avait l’habitude d’avoir le monopole mondial et d'assener sa verite bien a elle. Les USA en s'en prenant a l'Ukraine veulent atteindre Poutine 1) pour lui faire payer son soutien et herbergement de Edward Snowden (qui nuit gravement depuis plus d'un an a la diplomatie americaine avec ses revelations regulieres), 2) son opposition a l'intervention en Syrie et 3) d'avoir offert un pret de 15 milliards de dollars a l'Ukraine. Enough is enough, les USA et ses braves caniches europeens sont prets a mettre l'Ukraine dans le desordre absolu pour esperer se venger de Poutine en creant une zone d'instabilite aux portes de la Russie qu'ils esperent va contaminer la Russie. Que Biden et les atlantistes s'occupent de leur derriere !
Réponse de le 24/01/2014 à 15:31 :
@realpolitik. votre analyse est judicieuse mais il existe une vraie aspiration d'une grande partie de la population ukrainienne d'être considérée comme partie intégrante de l'Europe, ce qui passe forcément par l'intégration à l'UE. Le problème de l'Ukraine est qu'elle a un voisin très fort et il y a le poids de l'histoire... La situation est compliquée pour le pays.
Réponse de le 24/01/2014 à 19:53 :
La partie ouest de l'Ukraine souhaite plus voir le pays changer et rester independant par rapport a l'UE que de le voir rejoindre l'UE. Les exemple de la Bulgarie et Roumanie qui ont rejoint l'UE avec une forte hausse des prix a la consommation ne font pas rever les ukrainiens. Tandis que les USA, jettent de l'huile sur le feu pour atteindre la Russie. Enfin, la partie Est de l'Ukraine (qui n'est pa splus petite et n'est pas moins peuplee que sa partie Ouest) est et restera tres attachee a la Russie. Il y a aussi de tres nombreux ukrainiens expatries en Russie.
Réponse de le 24/01/2014 à 21:08 :
Tout comme kiki67, je nuancerais l'attachement des soi-disant pro ouest et pro russie. Même à l'Est, les ukrainiens sont avant tout ukrainiens et même s'ils sentent une proximité culturelle évidente, ils se montrent aussi très critique et savent ce qui les différencie. Les médias préfèrent simplifier et faire rentrer la population dans 2 cases bien distinctes, mais la réalité est plus complexe.
Réponse de le 24/01/2014 à 21:50 :
Realpolitik qui est un pro Poutine avéré (il en faut bien quelques-uns pour prendre le parti des dictateurs comme Bachar, Khadafi, Ianoukovitch etc), ne fait que confirmer ici sous ses élucubrations anti-Europe et anti-Amérique que c'est bien Poutine qui est derrière l'attitude de l'Ukraine et que l'on voudrait soi-disant viser, on ne sait d'ailleurs pas comment sur la durée car çà peut tout aussi bien être favorable à Poutine, mais laissons Realpolitik délirer. Les ukrainiens qui manifestent un peu partout et pas que dans l'Ouest on donc bien raison de manifester et de ne pas vouloir d'un profiteur comme Ianoukovitch proche des maffias pro-Poutine et qui emploie les mêmes méthodes, ils sont bien placés pour çà. Regardez les vidéos de toutes sources des manifeststions et quand on voit des grand-mères enlever des pavés on ne peut pas prétendre que c'est une poignée de terroristes qui mène la danse et que le problème est bien ancré et bien profond dans la société ukrainienne.
Réponse de le 25/01/2014 à 7:19 :
@geopolitique : vous n'est pas non plus un modele d'objectivité, votre commentaire sent le larbinage européaniste a plein nez. Soyez plus discret dans votre dévotion totale à Ashcroft, Barroso et leur caste (=secte) de technocrates incapables. D'ailleurs vous oubliez de dire que l'Allemagne souhaite que l'UE reste complètement en dehors de ces affaires ukrainiennes. Heureusement qu'en Europe les allemands sont rationnels et pas va-t-en-guerre-tous-les-6-mois comme Hollande qui souhaite prouver ainsi sa pseudo virilité à sa nouvelle copine.
Réponse de le 25/01/2014 à 9:51 :
@ Molto Bene : vos invectives n'ont d'égal que votre manque d'arguments et l'inexactitude de vos propos. Parler d'objectivité de la part du sbire de Poutine que vous êtes et qui utilise plusieurs pseudos comme en leurs temps les soviets montaient des façades de villages Potemkine en carton pâte prêterait à sourire si tout un pays et une population ukrainienne ne subissaient après les syriens les conséquences désastreuses des décisions erronées de votre mentor Valdimir. Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie ne laisserait pas l'Ukraine partagée entre pro-russes et pro-européens se briser, ce qui dans le langage codé du Kremlin est une menace d'intervention dans un pays que ces derniers considèrent comme une province de Russie, où ils refusent de négocier leurs bases militaires avec l'Ukraine, où ils ont placé leur pion Yanoukovitch ficelé financièrement et énergétiquement, après avoir empoisonné un précédent dirigeant qui ne leur était pas favorable puis fait emprisonnée une autre, ce qui conduit à la situation désastreuse actuelle pour le pays tout comme le fait d'avoir mis un véto à une séparation des bélligérants en Syrie dans les premiers mois du conflit qui date maintenant depuis plus de 3 ans et compte plus de 160.000 morts et autres conséquences. A force d'admirer Poutine dans ses mises en scène potemkinestes funestes vous perdez tout sens des réalités. Laissez faire Poutine et vous aurez bientôt une guerre civile et plus de 160.000 morts aussi en Ukraine, sans parler d'une éventuelle nouvelle avancée des frontières russes comme en Géorgie. Pour mémoire la soi-disant politique va t-en guerre de Hollande au Mali comme en Centrafrique est approuvée par votre mentor Vladimir qui a fourni des avions de transports de troupes étrangères. Et en parlant de virilité il vaut mieux sortir avec Julie Gayet que de faire croire que l'on a chassé un tigre, un ours ou pêché un gros poisson déjà tués ou de faire tomber un champion de judo qui a été payé pour çà face à son dictateur. Vous devriez faire un tour dans les camps de Krasnokamensk entre autres, vous en sortiriez irradié et rafraîchi par la Realpolitik poutinienne que vous admirez tant et dans laquelle même les russes ont tellement confiance que le cours du rouble ne fait que chuter face aux sorties de capitaux de ces derniers auxquelles s'ajoute un marché continuellement sous coté, le plus au monde juste derrière la Grèce, et qui vont se placer à l'étranger et en particulier en Europe gérée par ces "incapables" technocrates que vous villipendez sans nuances !
Réponse de le 25/01/2014 à 10:16 :
Moi president, je cocufierai ma femme devant les yeux de la nation ! Hollande a acquis ainsi une grande respectabilite, au moins aussi bonne que celle de Berlusconi a son epoque.
Si je suis un sbire poutine (venant de vous c'est un compliment), vous etes un bien beau su.ppo Barroso. Au fait, vous le geopoliticien a 2 roubles coince derriere son bureau laqué, savez vous ce que signifient les drapeaux rouge et noir brandis par les manifestants ukrainiens ? Il s'agit du parti ultranationaliste et violent Praviy Sektor que VOUS soutenez et assurez la promotion sans meme le savoir car votre ignorance et incompetence vous en empechent. Yanukovitch n'a pas ete place par Poutine mais par les oligarques ukrainiens qui n'ont pas forcement les memes interets que la Russie. Encore faudrait il que vous connaissiez et ayez vecu dans les provinces ukrainiennes de l'est et de l'ouest et que vous parliez les langues locales que sont l'ukrainien ET le russe.
a écrit le 24/01/2014 à 15:21 :
Poutine derange la diplomatie americaine qui avait l’habitude d’avoir le monopole mondial et d'assener sa verite bien a elle. Les USA en s'en prenant a l'Ukraine veulent atteindre Poutine 1) pour lui faire payer son soutien et herbergement de Edward Snowden (qui nuit gravement depuis plus d'un an a la diplomatie americaine avec ses revelations regulieres), 2) son opposition a l'intervention en Syrie et 3) d'avoir offert un pret de 15 milliards de dollars a l'Ukraine. Enough is enough, les USA et ses braves caniches europeens sont prets a mettre l'Ukraine dans le desordre absolu pour esperer se venger de Poutine en creant une zone d'instabilite aux portes de la Russie qu'ils esperent va contaminer la Russie. Que Biden et les atlantistes s'occupent de leur derriere !
Réponse de le 25/01/2014 à 10:03 :
Cà ferait un bon polar à 2 euros en attendant le train votre fiction ! Bravo pour l'imagination !

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