A 1,4%, la croissance russe est au plus bas depuis 2009

Le ministre du Développement économique russe Alexeï Oulioukaïev s'est montré très déçu par les médiocres résultats de l'économie du pays, au plus bas depuis la crise de 2008.

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La croissance russe, de 1,4% en 2013, est à son plus bas depuis la crise de 2008.
La croissance russe, de 1,4% en 2013, est à son plus bas depuis la crise de 2008. (Crédits : Reuters/Keith Bedford)

La croissance de l'économie russe a nettement ralenti en 2013. Elle a atteint 1,4%, son plus faible niveau depuis la récession de 2008-2009. L'an dernier, la Russie avait enregistré une hausse de 3,4% de son produit intérieur brut, après 4,3% en 2011.

"Le rythme de croissance économique l'an dernier n'est en aucun cas satisfaisant, à 1,4%", a déclaré devant les sénateurs Alexeï Oulioukaïev, ministre du Développement économique, cité par l'agence Interfax.

>> Lire : Pourquoi la croissance des émergents déçoit

Faible niveau d'investissements

Selon le ministre, la croissance a été freinée aussi bien par des facteurs externes, tels que la récession chez certains partenaires commerciaux de la Russie, qu'internes, comme le faible niveau des investissements dans le pays. Le gouvernement, qui tablait début 2013 sur une croissance du PIB de 3,6%, a été contraint à plusieurs reprises en cours d'année de réviser ses pronostics.

En décembre, Alexeï Oulioukaïev avait reconnu que la "stagnation" traversée par la Russie, considérée longtemps comme l'un des pays émergents les plus dynamiques, durait et risquait de se poursuivre dans les années à venir.

Le rouble en difficulté

La monnaie russe, le rouble, est en difficulté. Il y a une semaine, l'euro s'échangeait contre 45,79 roubles, pus haut niveau depuis février 2005. De son côté, le dollar a atteint 33,80 roubles, une première depuis avril 2009. La monnaie russe a perdu près de 10% de sa valeur en 2013, perte principalement causée par la fuite de capitaux qui a touché l'ensemble des pays émergents.

Le gouvernement souhaite parvenir à un flottement libre de la monnaie en 2015. Pour ce faire, la fin des interventions de la banque centrale dans les changes a été actée, elles sont désormais limitées à l'achat de devises au moment où le rouble sort d'une certaine fourchette.

>> Lire : Russie : le rouble à son plus bas niveau depuis 4 ans

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Commentaires 6
à écrit le 29/01/2014 à 23:22
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@Patrickb: La corruption existe partout, la question est son échelle. On ne compare pas un furet et un tyrannosaure. Les endroits où le système a une corruption pour la base ne sont pas si fréquents, la Russie fait partie. Sotchi 2014 est un bon exem...

à écrit le 29/01/2014 à 15:08
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Cela n'est guère étonnant. Le flux d'argent pétrolier et gazier n'augmente plus. Il est difficile d'attendre une flambée des prix importante. Le gaspillage et la corruption restent très présents, le niveau de gestion est plus que médiocre (voir Sotch...

le 29/01/2014 à 16:03
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@Ex-moscovite: assez d'accord sur l'analyse, mais je crois que la corruption n'est pas uniquement l'apanage de la Russie. Quand il y a du fric facile et qu'on a le pouvoir, il y a corruption aussi bien en Russie, qu'en France ou qu'ailleurs.

à écrit le 29/01/2014 à 10:45
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Mais +1.5 % au-dessus de la croissance française. Les communistes sont meilleurs gestionnaires que les zénarques.

le 29/01/2014 à 14:46
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Où est-ce que vous avez trouvé des communistes en Russie? Si les énarques avaient une manne petrolière et gazière russe, ils auraient capables de faire mieux.

le 29/01/2014 à 16:01
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@Pic: sauf que tu as plusieurs années de retard :-) si tu trouves encore beaucoup de communistes en Russie, tu nous fait signe :-) Mais, au fait, c'était quand la dernière fois que t'es allé dans ce pays...si tu y as jamais mis les pieds :-)

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