Ukraine : vers des élections anticipées ?

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Pour l'instant, le prochain scrutin présidentiel devrait avoir lieu en 2015, et les prochaines législatives en octobre 2017. Mais le calendrier pourrait être accéléré.
Pour l'instant, le prochain scrutin présidentiel devrait avoir lieu en 2015, et les prochaines législatives en octobre 2017. Mais le calendrier pourrait être accéléré. (Crédits : Reuters)
Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a déclaré qu'il n'ordonnerait pas de recours à la force contre les manifestants. Il serait prêt à tenir des élections législatives et présidentielles anticipées.

Le président Ianoukovitch, de retour aux affaires après quatre jours d'arrêt maladie, a évoqué de possibles élections anticipées lors d'une rencontre avec les députés de son parti, a déclaré Iouri Mirochnitchenko, le représentant au Parlement du président ukrainien.

Alors que l'Ukraine est secouée depuis plus de deux mois par une forte vague de contestation, le président aurait mentionné deux scénarios possibles de sortie de crise à cette occasion. Le premier consisterait à "amnistier les manifestants arrêtés et à obtenir l'évacuation des bâtiments publics occupés par les contestataires", et le second à tenir "des élections anticipées".

Pour l'instant, le prochain scrutin présidentiel devrait avoir lieu en 2015, et les prochaines législatives en octobre 2017 - mais le calendrier pourrait être accéléré, a laissé entendre le député interrogé.

Le recours à la force écarté

Cité par le site d'information Ukrainska Pravda, le représentant de Viktor Ianoukovitch a également déclaré à la chaîne de télévision ICTV que l'idée de décréter l'état d'urgence avait été écartée."Nous avons les moyens de libérer par la force les locaux administratifs et 'Maïdan' mais je ne le ferai pas, car ce sont aussi nos concitoyens", a dit le président, selon ce député du parti au pouvoir.

Le représentant rappelle qu'une loi d'amnistie a été votée, mais que "pour l'instant elle n'est pas mise en oeuvre". Le texte a été adopté fin janvier par le parlement, en majorité pro-régime, sans les voix des élus de l'opposition. Les opposants accusent la loi de conditionner l'amnistie à une évacuation préalable des bâtiments publics, et en demandent une autre, prévoyant la libération inconditionnelle des militants arrêtés.

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