L'Espagne est-elle en train de sortir de la crise ?

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Le ministre de l’Economie espagnol Luis de Guindos – ici en pleine conversation avec le président de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi- est confiant quant à la capacité de son pays à retrouver le chemin de la croissance.
Le ministre de l’Economie espagnol Luis de Guindos – ici en pleine conversation avec le président de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi- est confiant quant à la capacité de son pays à retrouver le chemin de la croissance. (Crédits : Reuters)
Après cinq années de crise économique, l'Espagne espère commencer à voir le bout du tunnel. Malgré des indicateurs toujours dans le rouge, le gouvernement table sur une hausse de 1,5% de la croissance cette année.

Chute des prix, baisse des salaires et des crédits, secteur immobilier moribond… Même le chômage continue d'augmenter, en dépit de deux réformes du travail, pour atteindre 25,9% en décembre 2013. Sans parler d'une dette publique qui avoisine les 100% du PIB et d'un déficit parmi les plus élevés d'Europe, à 6,62% du PIB en 2013. Les conditions d'une reprise de la croissance espagnole ne semblent pas réunies.

Des prévisions en augmentation constante

Pourtant, aucune de ces mauvaises nouvelles ne parait entamer l'optimisme du gouvernement quant à une reprise sérieuse de sa croissance. Ses prévisions ne font d'ailleurs qu'augmenter. Il y a deux semaines, le ministre de l'Economie Luis de Guindos évoquait une hausse d'à peine 1% pour 2014. Aujourd'hui, il table sur une progression de 1,5%. Un véritable bond quand on sait que le PIB a reculé de 1,2% en 2013, selon la Banque d'Espagne.

Il faut dire qu'un soupçon de reprise semble amorcé depuis l'an dernier. Ou plutôt, la baisse de la croissance du PIB a commencé à ralentir en 2013 : de -1,9 % en janvier, elle est passée à -0,2% au mois d'octobre dernier.

Les exportations tirent l'économie vers le haut

La reprise est instiguée par les ventes vers l'étranger, a expliqué un membre de l'exécutif espagnol au quotidien El Pais :

 « Les exportations restent positives et on observe également un retour de la consommation des ménages. Les reprises peuvent être aussi inattendues que les récessions ! ».

La Banque d'Espagne est même plus confiante que le gouvernement sur le rythme du retour à la croissance. Elle prévoit jusqu'à 1,7% d'augmentation du PIB en 2014 et 2015.

Avec des prévisions qui reprennent des couleurs, l'Espagne change de statut aux yeux de Bruxelles. Après avoir longtemps été l'un des mauvais élèves de l'Union Européenne, elle devient un exemple de réussite de la politique imposée par la Commission. Un haut responsable européen confiait au journal El Pais que « l'Espagne a appliqué des réformes que ni la France ni l'Italie n'ont mis en place ». Madrid de son côté se félicite de ses efforts pour relancer le secteur bancaire et faire baisser son déficit public.

Si la prévision des 1,5% de croissance se confirme à la fin de l'année, le pays repassera même devant la moyenne de la zone euro. La Banque centrale européenne (BCE) estime que son PIB devrait croître de 1,2% en 2014. 

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Commentaires
a écrit le 04/04/2014 à 17:19 :
Mon cher Georges ;
exemples à suivre :
35 millions de pauvres aux USA
augmentation exponentielle de la pauvreté en GB et en Allemagne
150 000 expulsions en France prévues après la trève hivernale
des fonctionnaires ou des étudiants qui sont obligés de vivre dans leur voiture ou dans des campings en raison de leur faible salaire en France
Des commerces qui ferment partout dans les centre- villes et dans les villages français
des salaires à 1 euro par heure en Allemagne
on peut continuer longtemps comme ça sans parler de la PAUVRE ESPAGNE .... !!!
Mais l'Espagne a fait les réformes nécessaires : flexibilisation de l'emploi , diminution du nombre de fonctionnaires ( les services publics fonctionnent très bien en Espagne) compétitivité en forte
hausse avec un commerce extérieur presque en équilibre , FMI BCE qui citent l'Espagne comme un bon élève .... on peut en rajouter encore .... exemple à suivre !!!
a écrit le 04/04/2014 à 8:30 :
mon cher MARIN
exemple a suivre !!
3 millions d enfants qui ne mangent pas correctement
1,9 millions de personnes qui n`ont aucun revenu
10 milliards de moins pour l education
10 milliards de moins pour la santé
600 000 étudiants qui ne peuvent accéder a`l université
entre 12 et 24 mois pour une opération
les bourses erasmus sont plus que réduite
et nouveauté refonte des aides aux ONG en effet le gouvernement n´est pas content que les ONG disent qu´il y a des enfants mal nourris.
et je pourrais continuer vive l austeritr viva españa
a écrit le 03/04/2014 à 15:19 :
Depuis des centaines d'années quand le peuple en a eu assez, il s'est révolté, soit les dirigeants ont pliés en annulant la dette et redistribuant les richesses, soit il s'est fait massacré.
Quant à la croissance "hypothétique actuellement", de mémoire elle n'a jamais dépassée les 2 % depuis des millénaires, avec des piques dans un sens ou dans l'autre.
Il faudra bien un jour raisonner autrement que sur le court terme.
a écrit le 02/04/2014 à 11:36 :
25% de chômeurs et 20% d'économie souterraine donc le chômage réel n'est guère différent que celui de la France. Le taux avoisinait les 20% jusqu'à fin des années 1990 et ça ne dérangeait personne.
a écrit le 02/04/2014 à 11:11 :
après avoir laminés les pauvres gens, elle pense peut être sortir de la crise! FRIC, que de drames, de désespoir commis en ton nom " ! ça ne changera jamais....
a écrit le 02/04/2014 à 9:48 :
17 000 chômeurs en moins au mois de mars second exportateur en Europe après l Allemagne en 2013 second constructeur de véhicules en Europe des exports de produits agricoles au maximum record de tourisme en 2013 un PIB 2014 qui est revu en forte hauss pour 2014 déjouant tous les évaluations des experts ... le premier ministre Rajoy réussi a remettre l Espagne. Parmi les meilleurs élèves de l Europe . . . La prime de risque en forte baisse et la qualification de la dette est remontée . . . Un exemple a suivre
Réponse de le 02/04/2014 à 10:34 :
5 eme exportateur europeen pas 2eme,une dette à 100% du pib 27 % de chomeurs natalité moitié de la france 6 ans de recession tout va bien
Réponse de le 02/04/2014 à 10:44 :
C'est ça oui... Vous oubliez tous ceux qui sont dans la rue tous les jours et toutes les nuits. En plus c'est pas pour une grève c'est juste qu'ils ont tout perdu... Et ce toujours pour que les riches de ce pays gardent leur train de vie. Réfléchissez un peu ça ferait du bien !
Réponse de le 21/06/2014 à 16:48 :
Marin connait-il le pays ou s'en tient-il à ses 3 semaines de vacances dans une station balnéaire ?
a écrit le 02/04/2014 à 7:27 :
Les pauvres n'ont plus d'existence car le capitalisme n'en a plus besoin donc c'est vrai l'Espagne sort de la crise ses chômeurs ne sont plus espagnols ils ne sont plus rien.
Réponse de le 02/04/2014 à 9:56 :
Ils sont australiens
Réponse de le 02/04/2014 à 11:17 :
quand on enlève à l'homme sa dignité : un travail, un toit, quand il n'y a plus que désespérance à la place d'un avenir pour soi et ses enfants, quand on voit que les riches (tant mieux pour eux, mais pas sur le DOS des autres ), deviennent plus riches de jour/jour, il y a quelque chose en putréfaction dans ce monde d'arrivistes, de voyous!
a écrit le 02/04/2014 à 3:52 :
l'umps espagnol est incapable de sauver l'espagne, le seul avenir de la france c'est le FN ! en attendant la france va continuer de couler et l'espagne aussi
Réponse de le 02/04/2014 à 5:45 :
Déjà qu'ils ont réussi à nous refiler VALS...
Réponse de le 02/04/2014 à 8:37 :
@ DOUG; Vous savez, le Franquisme, les Espagnols en ont déjà assez donné!...Si vous voulez en expérimenter une version francisée, libre (et gare) à vous et aux vôtres...
a écrit le 01/04/2014 à 23:35 :
Qui a promis l'Europe de la croissance et du plein emploi, un gras bureaucrate sans doute...
a écrit le 01/04/2014 à 21:17 :
Bougez pas je reviens ,,,,,,,,,,
Vous allez pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Une fois de plus venez sur le terrain pour voir et après on en reparle.
a écrit le 01/04/2014 à 20:23 :
Et le taux de suicides il baisse ou il monte ? Mais comme Bruxelles est content parce que "c'est un exemple de réussite de la politique imposée par la Commission", alors nous aussi on est content surtout pour les jeunes espagnols qui ont 56,5 % de taux de chômage. Viva Espagna, viva Bruselas, viva la Comisión de mierda.
Réponse de le 01/04/2014 à 23:40 :
Vous oubliez la sous compétitivité, la désindustrialisation et l'Europe construite en sens inverse, pour cause de non ZMO, on l'a fait quand même, voila un choc asymétrique. En économie il est une règle de base: monnaie forte économie compétitive. Si on élit des guignols, voila le désastre! Il est un autre principe général: les arbres ne montent pas jusqu'au ciel et ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La France a de la chance, elle reste un peu diversifiée, seule raison de sa bonne tenue, nous sommes bons dans la crise, on se roule par terre!
a écrit le 01/04/2014 à 19:20 :
L'économie espagnole aurait besoin d'une dévaluation comme toutes les économies latines de la zone euro.
a écrit le 01/04/2014 à 19:18 :
l'Espagne a 25 % de chomage. Ce chomage de masse permet aux employeurs de faire baisser les salaires des espagnols qui cherchent les offres d'emploi trop rares. Ainsi les espagnols avec des salaires stagnants voir baissant exportent beaucoup plus tout en consommant d'importations.
a écrit le 01/04/2014 à 18:50 :
Allez dire ça aux Espagnols qui ont massivement manifesté il y a quelques jours à Madrid (près de 2 millions) contre les mesures d'austérité imposé par le gouvernement Rajoy !
a écrit le 01/04/2014 à 17:59 :
Revenez nous parler de sortie de crise quand l'Espagne aura retrouvé son niveau de richesse de 2008 et que son chômage sera divisé par deux. Pour le moment il s'agit juste d'un arrêt de la chute. Mais le pays est toujours au fond du gouffre!!!
a écrit le 01/04/2014 à 17:28 :
l'espagne devient le pays low cost de la zone euro...... une sorte de dumping social intérieur, si on peut le dire comme ça.... es ce que ça permettra à l'europe de s'en sortir? pas très certain de ça..... le spectre de la déflation est la.....
Réponse de le 01/04/2014 à 17:38 :
mais si car nos grands dirigeants européens sont persuadés que c'est en nous tirant tous vers le bas que l'on s 'en sortira....
contrairement à ce que vous pensez nous ne somme d'ailleurs pas en déflation car les prix continuent de grimper (alimentation, energies, services) mais l'INSEE ne trouvent rien c'est juste les revenus des personnes qui diminuent enfin seulement les classes moyennes qui représentent la plus grosse partie de la population car pour nos dirigeants ca va bien pour eux merci
Réponse de le 22/04/2014 à 19:53 :
ohlalal
Réponse de le 20/02/2015 à 23:07 :
Il me semble que tous ont raison. Mais ne pas oublié que l'Espagne avant son
intégration dans UEE, son économie n'était pas très éloignée ou semblable à celle
de nos jours !!!

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