Fort ralentissement de la croissance en Chine à 7,4%

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Pékin s'est fixé pour 2014 un objectif de 7,5%, ce qui serait le plus faible taux de croissance du géant asiatique depuis près d'un quart de siècle.
Pékin s'est fixé pour 2014 un objectif de 7,5%, ce qui serait le plus faible taux de croissance du géant asiatique depuis près d'un quart de siècle. (Crédits : reuters.com)
La Chine a enregistré au premier trimestre une croissance de 7,4%, a annoncé mercredi le gouvernement, confirmant un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale.

C'est un tout petit peu plus que ce à quoi s'attendaient les économistes, mais ce n'est pas reluisant. A 7,4% au premier trimestre en rythme annuel, la croissance chinoise a fortement ralenti, après les 7,7% du quatrième trimestre de 2013, selon le Bureau national des statistiques (BNS).

Proche de l'objectif de Pékin

Mais ce ralentissement n'a rien d'inquiétant pour les autorités, autant que pour nombre d'analystes, en pleine restructuration de l'économie chinoise.

"L'économie dans son ensemble a progressé dans une fourchette appropriée, alors que se poursuivent les ajustements structurels, les transformations et améliorations (du modèle économique)", a commenté Sheng Laiyun, porte-parole du BNS, tout en se félicitant de la "stabilité" du marché du travail.

Après une croissance de 7,7% en 2012 puis en 2013 - un niveau plus vu depuis 1999 -, Pékin s'est fixé pour 2014 un objectif de 7,5%, ce qui serait le plus faible taux de croissance du géant asiatique depuis près d'un quart de siècle. 

>> Lire Pékin assume le ralentissement de la croissance chinoise

Conjoncture maussade

"Nous devons garder à l'esprit que l'environnement extérieur demeure compliqué et volatile, et que notre économie reste sous pression", a cependant tempéré Sheng Laiyun.

De fait, les statistiques mensuelles également dévoilées mercredi par le BNS dépeignaient un tableau toujours maussade de la conjoncture.

La production industrielle chinoise a ainsi enregistré en mars une hausse de 8,8% par rapport à la même période de 2013, inférieure aux attentes des experts interrogés par Dow Jones Newswires (+9%). Elle n'a donc connu qu'une faible accélération, après la hausse de 8,6% sur un an enregistrée sur les deux premiers mois de l'année, le rythme le plus faible depuis 5 ans.

En revanche, les ventes au détail, baromètre de la consommation des ménages, ont progressé de 12,2% sur un an en mars, a précisé le BNS, un chiffre en ligne avec les prévisions du marché.

Quant aux investissements en capital fixe, qui reflétent les dépenses dans les infrastructures, ils ont augmenté de 17,6% sur l'ensemble du premier trimestre, sensiblement en-deçà des prévisions des analystes.

Rééquilibrage de l'économie

En dépit du ralentissement de l'économie, les autorités chinoises ont réitéré ces dernières semaines leur intention de continuer leur ambitieux programme de réformes destiné à rééquilibrer le modèle de croissance du pays.

Pékin souhaite doper la consommation intérieure et renforcer le secteur privé, et diminuer la dépendance vis-à-vis des exportations et des investissements dans les infrastructures, tout en rognant les monopoles des grands groupes publics et les sévères surcapacités du secteur industriel.

>> Lire Les grands enjeux de 2014 : la Chine malade de son système bancaire

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Commentaires
a écrit le 18/04/2014 à 9:55 :
ce n'est pas une surprise , non ce qui est plus inquiétant c'est les signes d'une crise bancaire majeure , cela commence a craquer et les entreprises privées comme publique le ressentent fortement depuis quelques semaines , le plus grave vis a vis des européens et des US c'est aussi que pékin veut utiliser l'arme monétaire ( dévaluer le Yuan ) ce que les US voient d'un sale oeil , manipuler la monnaie pour re-equilibrer la croissance , a défaut la chine risque de devenir un problème économique , enfin les grands travaux n'ont pas donné toute satisfaction et déjà certains critiquent les plans du parti dirigiste , croissance qui ralenti fortement et c'est sans doute pas fini
a écrit le 16/04/2014 à 23:28 :
Je propose de lever une nouvelle taxe pour aider nos amis chinois (république socialiste, s'il vous plaît) : passer la TVA à 35% par exemple.
a écrit le 16/04/2014 à 12:28 :
ca va dans le bon sens en chine ? LE RALENTISSEMENT EST NORMAL??? car leurs evolution va trop vite,???
a écrit le 16/04/2014 à 10:13 :
Pour moi non
a écrit le 16/04/2014 à 9:08 :
1 chiffre qui laisse rêveur pour la France... Empêtrée dans ses charges impôts taxes et autres
Réponse de le 16/04/2014 à 10:26 :
Les Pays Bas, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Finlande ont une croissance inférieure à celle de la France. Ce sont pourtant des pays où la pression fiscale est moins forte!
Réponse de le 16/04/2014 à 12:49 :
à ENA, la différence entre ces pays et la France c'est qu'ils ont bcp moins de fonctionnaires, de politiciens et d'assistés vivant sur le dos du peuple. Pour votre info ce ne sont pas les fonctionnaires qui créent de la croissance, mais l'innovation, l'offre et la demande. De plus cela fait 40 ans que la France est en déficit, pas l'Espagne ni le Portugal. Heureusement que la fiscalité dans ces pays est moins forte que l'enfer fiscal français, et c'est aussi pourquoi ils commencent à s'en sortir contrairement à la France qui continue de sombrer, de plus la fausse monnaie papier euro est très nuisible pour les pays européens car leurs économies est différentes alors que la monnaie est commune.
Réponse de le 16/04/2014 à 13:58 :
"L' Espagne et le Portugal commencent à s'en sortir"... On aura vraiment tout lu au niveau intox. Notez, faut bien essayer d'y croire, à leurs bobards, leurs pompes à fric en dépendent;
Réponse de le 16/04/2014 à 15:40 :
Bof. Les fonctionnaires sont aussi des consommateurs, ils coutent moins cher que des chomeurs...
Etes vous sure que ces pays sont entrain de s en sortir ?
Réponse de le 16/04/2014 à 23:09 :
Un chômeur est indemnisé 2 ans, un fonctionnaire 60 ans, je ne suis pas sur que ce dernier coûte moins cher que le premier. D'ailleurs la réforme des retraites a été faite avec ce calcul, on recule l'âge de la retraite car ça coûte moins chère qu'un chômeur. Nos politiques pensait que le chômage allait diminuer car les classes pleines partaient en retraite, c'est ce qui s'est passé au début du mandat de Sarkozy, malheureusement cela coûtait trop cher et il a fallu reculer l'âge de la retraire par deux fois, ce qui a mécaniquement créer au moins 500 000 chômeurs de plus, mais ces derniers ne sont indemnisés que 2 ans ou mieux si ce sont des jeunes de moins de 25 ans, c'est gratis pour les comptes de l'état !!!

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