Les bitcoins pourront servir au financement politique aux Etats-Unis

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Le bitcoin est la plus connue des monnaies numériques, apparues dans le sillage du développement d'internet pour effectuer des achats en ligne ou des transferts d'argent. Sans soutien d'un gouvernement ou d'une banque centrale son cours peut fluctuer dans des proportions spectaculaires.
Le bitcoin est la plus connue des monnaies numériques, apparues dans le sillage du développement d'internet pour effectuer des achats en ligne ou des transferts d'argent. Sans soutien d'un gouvernement ou d'une banque centrale son cours peut fluctuer dans des proportions spectaculaires. (Crédits : Reuters)
Pour la commission électorale américaine, c'est "une monnaie ou une chose de valeur" telle que définie par la législation fédérale même si des réflexions sont en cours sur la nature de ces monnaies virtuelles.

Faire des dons en bitcoins aux partis politiques américains, c'est désormais possible. La commission électorale des Etats-Unis (FEC), chargée de l'application des lois sur le financement des campagnes, s'est en effet prononcée favorablement sur la question jeudi.

La FEC a en revanche fixé un plafond: les comités d'action politique (PAC) ne pourront notamment accepter de dons individuels libellés en bitcoins que dans une limite équivalant à 100 dollars par cycle électoral.

Une très forte volatilité

Il faut dire que le bitcoin, la plus connue des monnaies numériques apparues dans le sillage du développement d'internet pour effectuer des achats en ligne ou des transferts d'argent, n'est régulé par aucune banque centrale. Aussi est-elle extrêmement volatile: son cours peut fluctuer dans des proportions spectaculaires. Il est ainsi passé de trente euros à près de 1000 euros en quelques mois. Après avoir stagné à 500 euros, le bitcoin vaut désormais en mai 2014 un peu plus de 300 euros.

Pour la FEC, c'est "une monnaie ou une chose de valeur" telle que définie par la législation fédérale même si la commission fait état des réflexions en cours sur la nature de ces monnaies virtuelles.

Un moyen de paiement "légitime" mais dur à réguler

L'an dernier, le département américain de la Justice estimait ainsi que les mécanismes de contrôle visant à empêcher que les monnaies virtuelles servent au blanchiment étaient parfois insuffisants. Ce qui ne l'a pas empêché de qualifier cette monnaie dématérialisée de "légitime".

D'autant que l'ex-président de la Fed, Ben Bernanke, lui avait donné son feu vert. Ce qui avait d'ailleurs fait flamber le cours à plus de 800 dollars. Plus récemment, l'actuelle patronne de la Réserve fédérale, Janet Yellen, a qualifié le bitcoin de "moyen de paiement innovant" tout en reconnaissant qu'il était difficile à "réglementer".

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Commentaires
a écrit le 10/05/2014 à 1:11 :
Bon sang, quand on parle de nouvel ordre mondial avec les illuminatis en tête de liste, il est clairement stipulé aussi une monnaie mondiale unique contrôlé par ces mêmes illuminatis, le bitcoin serait cette monnaie unique que je ne serais pas du tout étonné!
a écrit le 09/05/2014 à 14:48 :
un bitcoins vaudra toujours un bitcoins mais un bitcoins pourra ne plus rien valoir. A moins que se soit les impots de toujours les memes qui vienent au secour des gentils sprculateurs quand leur masse grandissante hurlera de s'etre fait detrousser. Ca suffit.
a écrit le 09/05/2014 à 13:12 :
ah la, faudra plus parler de transparence concernant le financement des partis politiques... c'est la porte ouverte à toutes les dérives (conflits d’intérêt, trafic d'influence, commissions occultes) les US sont sur la rampe de lancement pour exploser en plein vol : les conséquences socio-économiques de certains choix seront désastreux et accroitront les inégalités (déjà énormes). Hors quel est le facteur dominant qui mène une nation à sa perte : les inégalités... CQFD

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