Pas de croissance mondiale "au-dessus de 4% pendant au moins une décennie" (patron d'UBS)

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Axel Weber a souligné qu'un des défis de taille serait de déboucler les politiques monétaires expansionnistes menées au cours des dernières années pour tenter d'endiguer les effets de la crise. (Photo : Reuters)
Axel Weber a souligné qu'un des défis de taille serait de déboucler les politiques monétaires expansionnistes menées au cours des dernières années pour tenter d'endiguer les effets de la crise. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
Pour Axel Weber, président de la banque suisse UBS et ex-gouverneur de la Bundesbank, le rythme de croissance d'avant la crise financière constituait une exception par rapport à la moyenne sur le long terme.

Axel Weber, le président de la première banque suisse, UBS, et ancien patron de la banque centrale allemande, a déclaré jeudi à Zurich que la croissance mondiale ne retrouvera pas son rythme d'avant-crise pendant au moins dix moins.

Dans un discours prononcé à la chambre de commerce Suisse-américaine à Zurich, il a ainsi affirmé :

"Bien que la croissance mondiale soit amenée à s'accélérer à 3% cette année, ce qui est beaucoup plus que ce que nous avons vu durant les deux dernières années, elle ne reviendra pas aux 4% que nous avons vu avant la crise. [...] Et elle ne reviendra pas au-dessus de 4% pendant au moins une décennie, si elle y revient jamais."

Surtout, ce rythme de croissance enregistré avant la crise constitue avant tout une exception par rapport à la moyenne à long terme, a rappelé cet ancien professeur d'économie.

Endiguer les effets de la crise

Alors qu'il s'exprimait sur les perspectives de l'économie mondiale, Axel Weber a souligné qu'un des défis de taille serait de déboucler les politiques monétaires expansionnistes menées au cours des dernières années pour tenter d'endiguer les effets de la crise.

Une tâche d'autant plus difficile dans les pays qui accusent de gros déficits budgétaires alors qu'une remontée des taux va considérablement alourdir le service de la dette.

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Commentaires
a écrit le 23/05/2014 à 11:44 :
Encore un grand économiste. On en reparle dans 5 ans.
a écrit le 23/05/2014 à 10:30 :
aux fous .. ouvrez la cage .. non sérieusement on sait que la crise n'est pas un rhume et qu'elle va durer et impacter meme des pays devenus des usines monde , le drame humain derrière cela est déjà jeté aux orties , bonjour l'état d'esprits de ces gens , pire encore si tout le monde fait de l'offre au détriment d'une demande qui s'amenuise d'année en année , la reprise sera pas dans dix ans mais dans 50 ans .. continuez comme cela et vous verrez le résultat .. pathétique et épouvantable
a écrit le 22/05/2014 à 21:18 :
La croissance est conditionnée par au moins deux facteurs: la croissance du capital humain et le rapport entre le cout du travail et le prix de l'énergie. Etudiez ces deux aspects. Merci.
a écrit le 22/05/2014 à 20:35 :
Quand Monsieur dit cela il pense à quel pays, à la Suisse ? ou au BRICs ? moi je verrai ces 4% plutôt à la baisse pour la zone euro. Et sans pessimisme, du réalisme seulement.
a écrit le 22/05/2014 à 20:17 :
Et depuis quand les Français prêtent l'oreille aux banquiers suisses ??

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