Sanctions économiques contre la Russie: la finance et les armes dans le collimateur

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Viser des "secteurs clés de l'économie russe". L'objectif du président américain Barack Obama pour faire plier Vladimir Poutine n'est pas voilé. Mardi soir, il a indiqué que l'énergie, la défense et les finances allaient être touchées.
Barack Obama a annoncé la suspension des exportations de biens et de technologies spécifiques en lien avec le secteur de l'énergie, l'assujettissement de nouvelles banques et entreprises du secteur de la défense aux sanctions et la suspension formelle des crédits à l'exportation et des financements du développement économique russe.
Les établissements VTB, Bank of Moscow, la Banque agricole russe et la United Shipbuilding Corporation sont visés par les sanctions pour leur soutien aux séparatistes dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le département du Trésor.
Presque toutes les banques les plus importantes dont l'État russe est actionnaire majoritaire font désormais l'objet de sanctions, à l'exception de Sberbank.
Les mesures de rétorsion interdisent aux particuliers et aux entreprises américaines de souscrire à des augmentations de capital ou à des emprunts dont l'échéance dépasse 90 jours auprès des trois établissements bancaires.
Quelques heures auparavant, les Européens étaient eux aussi parvenus à se mettre d'accord sur une série de sanctions économiques contre la Russie, accusée de déstabiliser l'est de l'Ukraine.
Bruxelles a annoncé le blocage de l'accès aux marchés financiers européens des entreprises et banques russes et l'interdiction de toute nouvelle vente d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie.
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Les capitales ont bataillé ferme pour que l'impact des sanctions sur leurs économies soit "aussi équilibré que possible", a affirmé le Premier ministre finlandais Alexander Stubb.
Les mesures prises par l'Europe ne seront toutefois pas rétroactives dans le domaine de la défense, permettant à la France d'honorer son contrat de vente de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie, au grand dam de pays comme la Lituanie, en faveur de la méthode forte à l'encontre de Moscou.
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Les Européens ont également décidé de bloquer les avoirs de huit personnes, dont quatre hommes d'affaires russes proche du président Poutine, accusés de bénéficier de l'annexion de la Crimée ou de soutenir activement la déstabilisation de l'est de l'Ukraine. Leur identité sera connue mercredi.
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