Ne pas vendre de Mistral à la Russie, "une question de valeurs" pour le président ukrainien

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Petro Porochenko joint sa voix à celle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dont les chefs d'Etat et de gouvernement respectifs ont également dénoncé ce choix français. | Reuters
Petro Porochenko joint sa voix à celle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dont les chefs d'Etat et de gouvernement respectifs ont également dénoncé ce choix français. | Reuters (Crédits : reuters.com)
Le président ukrainien Petro Porochenko s'est dit "déçu" par la vente de navires de guerre par la France à la Russie.

"Ce n'est pas une question d'argent, d'industrie ou d'emplois. C'est une question de valeurs"

C'est ainsi que le président ukrainien a critiqué la décision de la France de poursuivre la livraison de deux navires de guerre Mistral à la Russie pour 1,2 milliard d'euros.

Petro Porochenko joint sa voix à celle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dont les chefs d'Etat et de gouvernement respectifs ont également dénoncé ce choix français. Le sujet fait d'ailleurs l'objets de vifs échanges entre Paris et Londres. 

Regain de tensions

Il a fait part de sa propre "déception" lors d'une rencontre avec des députés européens ce jeudi, alors que le conflit qui divise le pays depuis plusieurs mois s'est intensifié et une semaine après le crash d'un avion de Malaysia Airlines dans la région de Donetsk. 

>> Portrait de Petro Porochenko, le "roi du chocolat"

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Commentaires
a écrit le 08/08/2014 à 12:50 :
Qu'il continue à vendre son chocolat et qu'il garde ses leçons.
Avant lui il y avait un président démocratiquement élu dont il a pris la place avec l'aide des US
a écrit le 07/08/2014 à 11:47 :
Est ce que ce seront les Américains, les Anglais et les Ukrainiens qui prendront en charge les français quand nous seront en cessation de paiement. Nous n'avons pas à écouter le monde entier, que l'Etat français commence par s'occuper de la France. Notre commerce extérieur est en déficit commençons par l'équilibrer et ne perdons pas nos clients potentiels.
a écrit le 06/08/2014 à 17:41 :
Tout faire pour contrer l'action du gouvernement fashiste d'Ukraine(issue d'un coup d'état). Un soutien 'intéressé' à la Russie est nécessaire et rentable pour notre économie.
a écrit le 30/07/2014 à 12:31 :
Une question de valeurs?
Alors je n'ai pas les même que vous M Poroshenko. Quand des néonazis (partis Pravyi setor et Svoboda) font partie de votre gouvernement avec l'aval des USA et de l'Europe, cela ne vous pose pas de problème...
A moi si.
a écrit le 26/07/2014 à 19:07 :
Encore une marionnette des américains,il est plus doué pour vendre du chocolat que pour la diplomatie.La France n'a pas de leçons à recevoir de bouffons à la solde des imperialistes
a écrit le 25/07/2014 à 8:40 :
Vendre les Mistral à la Russie est une question de valeur. Valeur de la parole donnée d'abord. Ensuite valeur de paix, avec un pays amis de longue de longue date de la France, malgré tous les changements politiques. Enfin, les dernières semaines devraient faire douter l'Europe de la légitimité de son soutien à un régime qui a, malgré la demande de l'Allemagne en particulier, refusé de prolonger la trêve le 28 juin et décidé d'en passer par une solution militaire, dont l'armée commet des crimes de guerre (cf Human Rights Watch), qui utilise des milices d'extrême droite connues pour leur violence (cf correspondant de France 2 à Donetsk). De plus, le régime vient de retomber dans les errements anciens qui ont provoqué des crises violentes à répétition : M. Porochenko veut profiter de la guerre pour obtenir tous les pouvoirs. Comme ses prédécesseurs, il pourra ensuite en abuser. Il faudrait enfin cesser de se laisser mener par les pays revanchards de l'est, comme la Pologne et la Lithuanie, avec maintenant l'Ukraine. Ils instrumentalisent l'UE pour régler des comptes anciens qui ne sont pas les nôtres.
Réponse de le 30/07/2014 à 7:32 :
Merci pour cette analyse d'une rare finesse.
a écrit le 25/07/2014 à 8:16 :
Les intervenants ont bien appris leur leçon d'anti-Russie ... Il conviendrait de cesser de prendre les dépêches de l'AFP pour des versets sacrés en se documentant pour comprendre ce qui se passe réellement en Russie !
a écrit le 25/07/2014 à 1:17 :
La Russie provoque l'Ukraine en abattant des avions et en effectuant des tirs depuis son territoire et continue de fournir les séparatistes en tanks, armes, missiles et personnel et les services de renseignements des pays de l'Est estiment une invasion russe proche en Ukraine sous forme de "mission humanitaire". De nombreux équipements russes d'intervention rapide blindés ont été repeints et camouflés à cet effet. La Russie a renforcé ses positions en Crimée et aux frontières désormais à proximité immédiate de l'Ukraine (3km seulement par exemple dans le secteur faisant face à Donetsk) et a notamment placé des lignes de mines dans la mer d'Azov récemment. L'Ukraine confirme également ces informations et alerte avec précisions sur l'augmentation constante des différentes positions russes. Les probabilités d'un scénario de type Crimée ou Géorgie semblent donc s'accroître. Rappelons que la Russie avait jugé août propice pour l'invasion de la Géorgie en 2008. Le président russe avait là aussi fini par admettre à la télévision russe que l'offensive militaire contre la Géorgie avait été préméditée et préparée par l'état-major sous ses ordres et il avait aussi reconnu que les militaires russes avaient armé et entraîné des milices locales en Ossétie du sud, l'une des régions séparatistes de Géorgie au cœur du conflit. Le même scénario s'est déroulé de façon planifiée avec l'invasion de la Crimée puis la défense de ses côtes, l'entraînement et le renforcement des troupes russes avant l'intervention. Comme à cette époque on assiste également à une montée en puissance et similitudes de la rhétorique des médias russes pour préparer la population à cette intervention.
Réponse de le 25/07/2014 à 8:49 :
Quelques précisions quand même :
- Géorgie : ce sont les géorgiens qui ont attaqué. Ce sont les abkhazes et les ossètes qui ne veulent plus faire partie de la Géorgie. Personne ne le conteste.
- Les mines dans la mer d'Azov : regardons une carte. Les premiers gênés seraient les russes qui possèdent les trois quarts des côtes.
- La Crimée : la semaine dernière, un sondage américain a été publié pour montrer que la popularité de Poutine baissait dans le monde. Dans la liste des résultats, on trouve la Crimée. Seuls 4% des sondés ont une opinion défavorable de Poutine. C'est la Crimée qui voulait REdevenir russe.
- La planification de l'intervention russe en Géorgie: toutes les armées dignes de ce nom planifient toutes les interventions possibles dans les zones de conflit. La France a même un état-major spécialement créé à cet effet.
a écrit le 25/07/2014 à 1:08 :
Poutine abat des avions ukrainiens et tente de trouver un prétexte pour envahir l'Ukraine c'est tout à fait clair. Le Mistral n'est pas un problème, ce sont ses équipements de pointe. Poutine adopte la même stratégie qu'en Géorgie et va probablement envahir l'Ukraine, c'est là que l'on verra que la vente de Mistral pose problème, d'autant qu'après la Géorgie, la Moldavie, l'Ukraine, il ira sans doute plus loin. C'est clairement un envahisseur mais il y a encore des gogos qui pensent que c'est un gentil quand ce n'est pas sa propagande qui s'active partout sur le net.
Réponse de le 25/07/2014 à 1:18 :
Tout à fait juste.
a écrit le 25/07/2014 à 0:37 :
Un contrat doit être respecté , la propagande fallacieuse et répétitive çà suffit ,ne soyons pas les veaux de l'oncle sam.
Réponse de le 25/07/2014 à 1:09 :
Non pas quand çà peut se retourner contre nous. Vous raisonnez comme Daladier/Chamberlain.
Réponse de le 28/07/2014 à 13:40 :
Encore un Daladier Votre référence historique ne correspond en rien au contenu de l'article ci-dessus.Confondre un contrat de vente et un pacte quadripartite dit des accords de Munich en 1933.Je ne vois pas la liaison entre les deux.
a écrit le 24/07/2014 à 18:43 :
Ce ne sont pas les "MISTRAL" qui vont intervenir dans la guerre civile qu'il a suscitée dans son pays en tentant d'imposer à une partie de sa population une européenisation qu'elle ne voulait pas alors qu'elle est russe ; ce sont plutôt les ventes d'armes britanniques (fusil pour tireur d'élite, jumelles de vision nocturne, gilets pare-balles) : pourquoi n'en parle-t-il pas ? Quant aux ventes d'armes de l'Ukraine au reste du monde, on n'a vraiment pas les mêmes valeur, c'est sur...
Réponse de le 25/07/2014 à 1:14 :
La Russie est quasiment n° 1 mondial en vente d'armes, c'est elle qui le dit. Et ces armes ont bien plus fait de morts que les autres avec la kalachnikov et autres munitions. Les Mistral pourraient servir à d'autres invasions. Le président n'a rien imposé car son pays est majoritairement pro-Europe, voyez le résultat des élections, il est sans appel.
a écrit le 24/07/2014 à 18:34 :
C'est pas lui qui paiera les dédits qu'il faudra payer à la Russie.

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