John Kerry espionné par Israël ?

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Au moins une autre agence de renseignement aurait également espionné John Kerry, selon Der Spiegel.  (Photo: Reuters)
Au moins une autre agence de renseignement" aurait également espionné John Kerry, selon Der Spiegel. (Photo: Reuters) (Crédits : reuters.com)
Selon le journal allemand Der Spiegel, les services de renseignement israéliens auraient écouté plusieurs des conversations entre le secrétaire d'État américain John Kerry et des dirigeants du Moyen-Orient, dans le cade des négociations que le premier menait l'année dernière.

"Petites écoutes entre amis". Tel pourrait être le titre du scénario qui, selon une information publiée dimanche par Der Spiegel, a eu comme protagonistes l'année dernière l'État d'Israël ainsi que le secrétaire d'État américain, John Kerry.

John Kerry écouté par deux agences de renseignement

Selon le magazine allemand, qui cite "diverses sources dans les cercles du renseignement", les services secrets israéliens auraient écouté à plusieurs reprises les appels passés - presque quotidiennement à l'époque - par le ministre auprès de divers dirigeants du Moyen-Orient, dans le cadre des discussions en cours pour un processus de paix dans la région. Jérusalem se serait par la suite servi des informations obtenues dans ses négociations internationales, rapporte Der Spiegel.

Les Israéliens ne seraient d'ailleurs pas les seuls à avoir écouté John Kerry. "Au moins une autre agence de renseignement" aurait fait de même, toujours selon Der Spiegel.

"Il est probable que les Russes et les Chinois aient également écouté", écrit notamment le journal.

Des appels passés par un téléphone non crypté

Tout en disposant d'une ligne cryptée dans sa maison à Washington, John Kerry utilisait parfois, pour passer de rapides appels durant ses voyages, un téléphone ordinaire, dont les appels étaient transmis par satellite, explique le journal allemand.

Le secrétaire d'État aurait cependant été au courant du risque, souligne l'article, mais, devant les avertissements de ses conseillers en sécurité, il aurait donné la priorité à la possibilité d'entretenir ces conversations, dans l'espoir d'obtenir rapidement des résultats.

Tant le gouvernement américain que les autorités israéliennes ont refusé de commenter l'information, rapporte Der Spiegel. Mais les tensions qui, malgré le soutien affiché par les Américains, commencent à surgir depuis quelque temps entre les États-Unis et Israël, risquent d'être aggravées par la révélation, met en garde l'article.

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Commentaires
a écrit le 05/08/2014 à 16:44 :
L arroseur arrose . Qui peut encore se vanter de n'être pas écouté?? Surtout en politique ( menteurs et acteurs a la fois) mais aussi les simples gens....
a écrit le 05/08/2014 à 12:09 :
Tant qu'Israël n'envoie pas un drone à l'ouverture du téléphone de Kerry ce sera supportable.
a écrit le 05/08/2014 à 8:35 :
Kerry dit WEAK KNEES n'a pourtant pas une grande importance.
a écrit le 04/08/2014 à 21:45 :
L'état imaginaire est schizophrène... rien de neuf sous le soleil.
a écrit le 04/08/2014 à 21:32 :
Un non-évènement ?

L'information a toujours été essentielle dans toutes les négociations et toutes les guerres, quelles qu'elles soient : commerciales, politiques, économiques, géostratégiques ou militaires.
Celui qui dispose des moyens d'accéder à l'information -fiable- a plus de chance de remporter la partie, ..., jusqu'à la fois suivante. Parfois tout court, faute d'adversaire.

Aujourd'hui, de plus en plus d'acteurs ont les moyens d'accéder à cette matière première. Et la tendance va en s'accélérant. Les progrès en électronique, en mathématiques et en télécoms rendent aujourd'hui accessibles, et à des prix très compétitifs, des solutions encore hors de prix, voire inenvisageables techniquement, il y à peine quelques années.

Quelles conséquences pour les enjeux du moment ?
Plus de chaos, dus à l'instabilité et à la défiance croissantes, ou plus de KO, victoires nettes et sans bavure du fait de moyens disproportionnés entre les parties.

Une chose est sûre. Il ne faut pas faire d'économie sur le renseignement et la recherche de l'information. Cela est vrai que l'on soit dirigeants d'entreprises ou gouvernants d'états petits ou grands, démocratiques ou criminels comme ils en restent quelques-uns (Corée du Nord, ...).

Ce qui est vrai pour les entreprises et les états ne doit-il pas l'être également pour les individus et les organisations non gouvernementales ? Ce qui est en jeu, là, ce sont les valeurs qui fondent notre humanité et il semble de plus en plus dangereux de confier aux seuls états cette mission !

Au final, nous sommes -virtuellement- tous concernés ! Et des histoires d'écoutes -présumées ou avérées- entre alliés devraient bientôt devenir des non-événements.
a écrit le 04/08/2014 à 17:38 :
Sur la page principale, il est écrit qu'il y a 3 commentaires pour cet article, mais je n'en vois qu'un !!!
a écrit le 04/08/2014 à 17:23 :
l israel ne fait confiance a personne il espionne ces propres allies,
si les allies ne font attention l israel decide inilateralement de creer un escandale comme l a fait hitler.
de surcroit il benefice un soutien total des ces allies.
ce soutien creera un jour quelquechose miraculeuse puisque aucun homme digne ne supportera ce qui se passe actuellement
a écrit le 04/08/2014 à 16:37 :
C'est l'arroseur arrosé !!!
a écrit le 04/08/2014 à 14:20 :
oui, tout le monde espionne tout le monde.
Et les européens ne sont pas les derniers à la manoeuvre, Allemagne, France, Angleterre, Suède, Suisse, etc.......
Faut arrêter le cinoche.

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